








À propos de Louise Moillon
Natures mortes de fruits lumineux, interrompues à trente ans, peut-être par les persécutions contre les huguenots.

Où voir les œuvres de l’artiste Louise Moillon
Les œuvres signalées dans les collections sont présentées ici ; celles actuellement exposées peuvent varier. Renseignez-vous auprès de chaque musée avant votre visite.
- 3 œuvres répertoriées
Louvre
Paris, France
- 3 œuvres répertoriées
Musée des Augustins
Toulouse, France
- 2 œuvres répertoriées
Norton Simon Museum
Pasadena, États-Unis
- 1 œuvre répertoriée
Toledo Museum of Art
Toledo, États-Unis
- 1 œuvre répertoriée
Art Institute of Chicago
Chicago, États-Unis
- 1 œuvre répertoriée
Los Angeles County Museum of Art
Los Angeles, États-Unis
- 1 œuvre répertoriée
Thyssen-Bornemisza Museum
Madrid, Espagne
Questions fréquentes
Où puis-je voir les œuvres de Louise Moillon ?
Les natures mortes de Louise Moillon sont visibles dans plusieurs musées. En France, ses œuvres sont conservées aux musées des Beaux-Arts de Rouen, de Nantes et d’Orléans. On en trouve également au musée du Louvre, au musée d’Orsay, au musée des Arts décoratifs et au musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou, tous situés à Paris. Parmi les autres institutions françaises qui possèdent ses tableaux figurent le musée des Beaux-Arts de Dijon, le musée de la Chartreuse à Douai, le musée des Beaux-Arts de Lille, le musée Crozatier au Puy-en-Velay, le musée des Beaux-Arts Jules-Chéret à Nice, le musée des Beaux-Arts de Reims, le musée des Beaux-Arts de Rennes, le musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, le musée du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye, le musée de l’Annonciade à Saint-Tropez, le musée du Haubergier à Senlis, le musée d’Art moderne de Strasbourg et le musée des Augustins à Toulouse. Hors de France, des œuvres de Moillon sont conservées au Metropolitan Museum of Art de New York, au Los Angeles County Museum of Art et au Minneapolis Institute of Arts.Que faut-il savoir sur les reproductions de Louise Moillon ?
On sait peu de choses des estampes réalisées par Louise Moillon. Il faut toutefois rappeler que la gravure était très populaire de son vivant : le marché de l’estampe était bien établi en France et les estampes servaient couramment à reproduire tableaux et dessins. Après la mort du peintre Antoine Watteau, par exemple, Jean de Jullienne supervisa l’impression de l’ensemble de ses œuvres dessinées et peintes. Le *Recueil Jullienne* qui en résulta est considéré comme l’un des plus anciens catalogues illustrés de l’histoire de l’art. De même, Jean-Honoré Fragonard réalisa des eaux-fortes d’après ses dessins des maîtres, que l’abbé de Saint-Non copia ensuite en aquatintes. Ces exemples montrent la popularité et l’importance de l’estampe comme moyen de reproduction et de documentation à l’époque où Moillon était active.Pourquoi les œuvres de Louise Moillon sont-elles importantes aujourd’hui ?
L’œuvre de Louise Moillon est importante, car elle éclaire l’expérience des artistes femmes à une époque de transformations sociales et politiques. Contrairement à certaines de ses contemporaines, Moillon ne naquit pas dans une famille d’artistes et dut tracer sa propre voie. L’étude de sa carrière aide à comprendre les réseaux de soutien, les influences et les rivalités qui façonnèrent son travail. Ses choix de pratique, de formation et de lieux d’exposition furent en partie dictés par la nécessité, les possibilités offertes aux femmes étant limitées. Son parcours apporte aussi un point de vue singulier sur la Révolution française. Alors que certains artistes quittèrent le pays, Moillon resta et adapta son travail au nouveau contexte politique. Cependant, son association antérieure avec la famille royale entraîna une période de silence autour de sa carrière. L’étude de son art, de son parcours et de sa réception éclaire sa manière de naviguer dans un environnement culturel en mutation constante. Ses portraits, par exemple, témoignent de son intérêt pour la ressemblance et la diversité des textures. Le contexte historique et politique permet de mieux apprécier ses réalisations et les difficultés auxquelles elle fut confrontée en tant qu’artiste.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Louise Moillon ?
Les natures mortes de Louise Moillon témoignent d’une grande maîtrise de la peinture à l’huile. Le 18e siècle vit renaître l’intérêt pour d’anciennes méthodes picturales et en vit aussi apparaître de nouvelles. L’expérimentation était courante. Certains artistes se tournèrent vers les techniques à l’encaustique de la Grèce et de la Rome antiques, où des plaques chauffantes servaient à fondre les couleurs à base de cire. D’autres cherchaient un médium qui ne se décolorerait pas et ne s’écaillerait pas. La peinture éludorique, qui associe huile et eau, fut inventée en 1775 par Vincent de Montpetit. Le support était placé sous une mince pellicule d’eau, et la peinture à l’huile était exécutée sous l’eau. L’huile en excès flottait à la surface ; l’artiste pouvait retravailler le tableau sans laisser une surface épaisse et brillante. Cette méthode était populaire à la cour de France au 18e siècle. D’autres procédés consistaient à peindre sur du verre ou même dans du fromage, selon une brochure satirique.Qui a été influencé par Louise Moillon ?
L’influence directe de Louise Moillon est difficile à retracer, car de nombreuses artistes de son époque ont été négligées par les archives historiques. Ses natures mortes contribuèrent toutefois au développement plus large du genre en France. Son réalisme détaillé et ses compositions équilibrées ont probablement trouvé un écho auprès d’autres artistes du mouvement naissant de la nature morte. Si aucun nom n’est clairement associé à son enseignement, ses tableaux établirent un haut niveau pour les générations suivantes. Des artistes travaillant sur des sujets similaires, tels les fruits, les légumes et les scènes de marché, ont pu s’inspirer de son œuvre. La popularité de la nature morte augmenta au 17e siècle, et le succès de Moillon contribua à ouvrir la voie à la reconnaissance d’autres artistes femmes dans ce domaine. Collectionneurs et peintres admiraient sa façon de rendre avec précision et talent les textures et les couleurs des objets quotidiens. De nouvelles recherches sur les réseaux artistiques du Paris du 17e siècle pourraient préciser les liens entre Moillon, ses contemporains et ses successeurs.Qui a influencé Louise Moillon ?
Les origines artistiques de Louise Moillon sont liées à sa famille. Son père, Jean Moillon, était peintre et marchand d’art ; il est considéré comme son premier maître. Après sa mort, en 1619, la mère de Louise épousa François Garnier, peintre de natures mortes, qui contribua probablement à sa formation artistique. Le style de Moillon révèle l’influence de plusieurs artistes. Les spécialistes relèvent souvent celle de la peintre Fede Galizia, artiste italienne de natures mortes dont les compositions présentent des traits communs avec les siennes. Certains chercheurs avancent des liens avec la peintre flamande Clara Peeters, mais les rapports directs sont moins clairs. L’influence de peintres parisiens comme Jean Chalette et Jacques Linard est également considérée comme importante pour son évolution. Ces artistes contribuèrent à façonner son approche du réalisme et de la composition.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Louise Moillon ?
Même s’il est difficile de désigner une seule œuvre comme la plus célèbre, Louise Moillon est bien connue pour ses natures mortes, notamment celles de fruits. Elle excella dans ce genre au 17e siècle, représentant souvent des prunes, des pêches, des raisins et des melons avec un réalisme et une attention au détail remarquables. Ses tableaux comportent souvent peu d’objets, disposés avec soin pour créer un équilibre harmonieux. Still Life with Cherries, Strawberries and Gooseberries (1630) et Still Life with Peaches (1646) comptent parmi ses œuvres les plus reconnues. Ces tableaux montrent sa maîtrise des textures, des couleurs et des formes des différents fruits. Son travail est apprécié pour son naturalisme et sa contribution au développement de la nature morte en France. On peut le voir dans de grandes collections, notamment au Louvre, à Paris.À quel style ou mouvement appartenait Louise Moillon ?
Louise Moillon peignait dans le style baroque, qui couvre approximativement la période de 1600 à 1700. Le baroque succéda au maniérisme ; son nom viendrait probablement du mot portugais barocco, désignant une perle irrégulière. Le terme servit ensuite à décrire un art fondé sur l’émotion, le mouvement et le drame, avec de forts contrastes de tons. Le style se développa dans un contexte de tensions religieuses en Europe et visait à renforcer le catholicisme. Après le rejet des doctrines catholiques par le mouvement protestant, le concile de Trente (1545-1563) décida que l’art religieux devait susciter la piété par le réalisme et l’exactitude. Né en Italie, le baroque se répandit ensuite dans toute l’Europe. L’art devait séduire visuellement et enseigner la doctrine catholique. En Europe du Nord, le baroque mettait davantage l’accent sur le réalisme de la vie quotidienne, délaissant l’impact émotionnel privilégié dans les pays catholiques. Au 18e siècle, il devint de plus en plus orné, avant de céder la place au rococo, plus léger.
Sources
Le guide Où voir les œuvres rassemble les œuvres de Louise Moillon dont la présence est vérifiée dans les collections suivantes.
- [1] livre Allison Lee Palmer, Historical Dictionary of Neoclassical Art and Architecture Utilisée pour : biographie.
- [2] livre Milam, Jennifer Dawn, Historical Dictionary of Rococo Art Utilisée pour : biographie.
- [3] livre Hodge, Susie, 1960- author, The short story of women artists : a pocket guide to movements, works, breakthroughs, & themes Utilisée pour : biographie.
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