



À propos de Alex Colville
Réaliste magique canadien, il peignait des figures d’un calme étrange, marquées par son expérience d’artiste de guerre officiel pendant la Seconde Guerre mondiale.

Où voir les œuvres de l’artiste Alex Colville
Les œuvres signalées dans les collections sont présentées ici ; celles actuellement exposées peuvent varier. Renseignez-vous auprès de chaque musée avant votre visite.
31 œuvres répertoriéesCanadian War Museum
Ottawa, Canada
- 11 œuvres répertoriées
National Gallery of Canada
Ottawa, Canada
- 2 œuvres répertoriées
Museum Boijmans Van Beuningen
Rotterdam, Pays-Bas
- 1 œuvre répertoriée
Museum Ludwig
Cologne, Allemagne
- 1 œuvre répertoriée
Wallraf–Richartz Museum
Cologne, Allemagne
- 1 œuvre répertoriée
Museum of Modern Art
New York City, États-Unis
- 1 œuvre répertoriée
Musée National d'Art Moderne
Paris, France
Questions fréquentes
Où puis-je voir les œuvres de Alex Colville ?
Les œuvres d’Alex Colville sont visibles dans de nombreuses collections publiques. Au Canada, la Galerie nationale du Canada (Ottawa) et l’Art Gallery of Ontario (Toronto) en conservent des exemples. On peut également en voir à la Mackenzie Art Gallery (Regina, Saskatchewan). Aux États-Unis, des œuvres de Colville figurent au Baltimore Museum of Art, au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden (Washington, D.C.), au Los Angeles County Museum of Art et au Metropolitan Museum of Art (New York). L’Art Institute of Chicago possède également son art. Hors de l’Amérique du Nord, ses œuvres ont été présentées à l’Australian National Gallery de Canberra et à la Tate Gallery de Londres. Ces musées permettent de découvrir une sélection de ses peintures, estampes et œuvres dans d’autres médiums.Que faut-il savoir sur les reproductions de Alex Colville ?
Lorsque l’on considère les estampes d’Alex Colville, il faut distinguer l’estampe originale de la reproduction. Une estampe originale est conçue et exécutée uniquement comme telle, souvent en édition numérotée et signée par l’artiste. Chaque exemplaire est réalisé à partir d’une matrice, telle qu’une plaque ou un écran, encrée et tirée individuellement. Une reproduction, en revanche, est la copie d’une œuvre conçue à l’origine dans un autre médium, comme la peinture ou l’aquarelle, souvent obtenue par un procédé photomécanique. Numéroter et signer une reproduction n’en change pas la nature : elle demeure une copie, et non une estampe originale. La Professional Art Dealers Association of Canada (PADAC) a défini ces termes, acceptés par les principales organisations artistiques du pays. C’est l’intention qui sous-tend l’image qui distingue l’estampe originale de la reproduction. Si l’objectif est de reproduire une image qui se prête mieux à la peinture, il s’agit d’une reproduction, quelle que soit la technique employée.Pourquoi les œuvres de Alex Colville sont-elles importantes aujourd’hui ?
Alex Colville (1921[2]-2013[2]) était un peintre canadien connu pour son style réaliste et précis. Ses images évoquent souvent une impression d’immobilité ou de tension et explorent la vie contemporaine, les relations humaines et le monde naturel. Son importance tient en partie à son éloignement des mouvements artistiques canadiens antérieurs, comme le Groupe des Sept. Celui-ci s’intéressait à une nature sauvage romantisée et inhabitée, tandis que Colville inscrivait ses œuvres dans le quotidien. Ses peintures montrent des décors modernes et des gens ordinaires, ce qui marque dans l’art canadien un passage du nationalisme pur à une réflexion plus nuancée sur l’expérience vécue. Son œuvre est également importante pour sa maîtrise technique et sa vision singulière. Il recourait à une géométrie précise et à une observation attentive pour créer des compositions réalistes mais subtilement inquiétantes. Ses peintures sont largement reconnues et continuent de toucher le public.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Alex Colville ?
Les renseignements sur les techniques précises d’Alex Colville sont limités, mais il est possible d’évoquer les matériaux et méthodes courants chez les artistes. Ils préparent souvent la surface à peindre avec du gesso, appliqué sur une toile ou un panneau de carton dur. Le gesso fournit une couche de fond adaptée à la peinture. Les peintres à l’huile utilisent souvent des médiums et des diluants pour modifier la consistance et le temps de séchage de leur peinture. Les diluants, tels que l’essence de térébenthine ou le white-spirit, s’évaporent rapidement. Les médiums, qui contiennent des huiles ou des vernis, modifient la composition et la texture de la peinture. Un médium courant peut être obtenu en mélangeant de l’huile de lin, du vernis damar et de la térébenthine. Le dessin préparatoire est une pratique habituelle : les artistes utilisent des carnets de croquis et des crayons. Les toiles présentent différentes textures ; les toiles à texture moyenne sont très utilisées. Certains artistes tendent eux-mêmes leurs toiles, tandis qu’il existe aussi des toiles prêtes à l’emploi. Pour les supports rigides, les panneaux de Masonite peuvent être préparés avec plusieurs couches de gesso.Qui a été influencé par Alex Colville ?
A. Y. Jackson, membre du Groupe des Sept, soutenait le développement de jeunes artistes canadiens. En 1966[2], il suggéra à Robert McMichael d’acquérir des œuvres d’artistes tels qu’Ogilvie, York Wilson, Alan Collier, Colville, Forestall, Comfort et Lemieux. Jackson semblait ne pas apprécier certains artistes modernes, comme Paul-Émile Borduas, mais il soutenait néanmoins des artistes de tout le Canada. Bon nombre de jeunes artistes qui commencèrent leur carrière entre 1925 et 1930, au sommet de l’activité du Groupe des Sept, constituèrent le Canadian[2] Group of Painters. Le combat du Groupe des Sept avec la tradition donna espoir et orientation à ces jeunes peintres. Le Canadian Group of Painters avait pour objectif principal de perpétuer les valeurs du Groupe des Sept. Ses années de création furent difficiles pour l’art et peu de ses membres devinrent célèbres.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Alex Colville ?
Il est difficile de désigner une seule œuvre comme étant la « plus célèbre » d’Alex Colville. Sa carrière a produit de nombreuses œuvres aujourd’hui conservées dans des collections importantes. En 1964[2], Colville acheva Bridge, Golden Day, Half Way et Three-Thirty. L’année suivante, en 1965, il acheva Grave Light, Nobid, Saturday Night, Plunge et Largesse. En 1966, il créa Approach, Dark Sweet Cherry, Sound, Shift, Shade, Dry Shift, Deep Pillot, Strand, Blue Shift II, Pause, Warm and Cool, Approach, Untitled, Must et Solar Edge. Via Blues, Powder, Rainbow, The Time et Seamline furent tous achevés en 1967. Ces œuvres sont conservées dans des collections telles que The Davidson Family, à Toronto ; l’Edmonton Art Gallery, à Edmonton, au Canada ; et la Robert A. Rowan Collection. D’autres se trouvent dans des collections privées à Toronto, Chicago, Boston et New York.À quel style ou mouvement appartenait Alex Colville ?
Il est difficile de rattacher Alex Colville à un mouvement artistique précis. Sa carrière commença au milieu du XXe siècle, après l’apogée des mouvements d’art moderne. Le Canadian[2] Group of Painters fut fondé en 1933[2] afin de préserver les valeurs de libre expression dans la recherche d’un style canadien, telles que les avait formulées le Groupe des Sept. Celui-ci voulait rendre la participation esthétique accessible au plus grand nombre. Ses membres estimaient que les sociétés artistiques, avec leur vision européenne du métier de peintre, contribuaient peu à développer la conscience culturelle dans la société canadienne. Selon eux, il fallait une manière directe de peindre, issue de l’expérience canadienne. Avant d’examiner les œuvres réunies, on peut dégager quelques tendances générales.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Alex Colville ?
Alex Colville (1920[2]-2013[2]) était un peintre canadien connu pour son style réaliste et précis. Il représentait souvent des scènes de la vie quotidienne dans les provinces maritimes du Canada, où il vécut de nombreuses années. Né à Toronto, il déménagea enfant à Amherst, en Nouvelle-Écosse. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Colville servit comme artiste de guerre et documenta les événements en Europe. Cette expérience marqua ses œuvres ultérieures, qui explorent souvent le conflit et la tension. Après la guerre, il enseigna de nombreuses années à l’université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick, avant de se consacrer à temps plein à la peinture. Ses tableaux montrent souvent des animaux, des personnages dans des décors dépouillés et des compositions soigneusement calculées. *Bridge* (1964[2]) et *Grave Light* (1965) illustrent son usage de l’acrylique sur toile. Colville développa une technique méticuleuse et employait des rapports mathématiques pour déterminer la place des éléments dans ses tableaux. Son œuvre peut évoquer l’immobilité, mais aussi un malaise sous-jacent.
Sources
Le guide Où voir les œuvres rassemble les œuvres de Alex Colville dont la présence est vérifiée dans les collections suivantes.
- [1] musée Canadian War Museum Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
- [2] Wikipédia Wikipedia: Alex Colville Utilisée pour : biographie.
- [3] livre O'Brian, John; White, Peter; , Beyond Wilderness Utilisée pour : biographie.
- [4] livre guggenheim-kennethnolandret00wald Utilisée pour : biographie.
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