


À propos de Emily Carr
- Expressionnisme
- Modernisme français
Postimpressionniste canadienne, elle documenta les villages des Premières Nations à Haida Gwaii. Reconnue tardivement en 1927[2] après vingt ans d’interruption.

Où voir les œuvres de l’artiste Emily Carr
Les œuvres signalées dans les collections sont présentées ici ; celles actuellement exposées peuvent varier. Renseignez-vous auprès de chaque musée avant votre visite.
- 30 œuvres répertoriées
National Gallery of Canada
Ottawa, Canada
- 2 œuvres répertoriées
collection of the Musée d’art contemporain de Montréal
Montreal, Canada
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Reproductions des œuvres de Emily Carr
Tirages de qualité conservation, avec finition manuelle, issus de l’œuvre de Emily Carr.
Above the Gravel Pit - Emily Carr
À partir de £28,00
A Rushing Sea of Undergrowth - Emily Carr
À partir de £28,00
Vanquished - Emily Carr
À partir de £28,00
Indian War Canoe (Alert Bay) - Emily Carr
À partir de £28,00
Kitwancool - Emily Carr
À partir de £28,00
Sea Drift - Emily Carr
À partir de £28,00
A Young Tree - Emily Carr
À partir de £28,00
Cedar Sanctuary - Emily Carr
À partir de £28,00
Vous ne pouvez pas voyager ? Faites entrer les œuvres de Emily Carr chez vous.
Voir toutes les reproductions des œuvres de Emily Carr →Questions fréquentes
Que faut-il savoir sur les reproductions de Emily Carr ?
Emily Carr est surtout connue pour ses peintures, mais l’estampe fait aussi partie de sa pratique. Il importe de comprendre la terminologie de l’estampe, car le marché de l’art utilise des définitions précises pour distinguer les « estampes originales » des reproductions. Une estampe originale est conçue comme telle, réalisée uniquement comme estampe et généralement produite en édition numérotée et signée. Chaque épreuve de l’édition est une œuvre originale, tirée d’une plaque, d’une pierre, d’un écran ou d’un bloc créé à cette fin. L’artiste encre et imprime chaque épreuve individuellement ; l’estampe est donc un médium « à originaux multiples ». L’artiste fixe le nombre d’exemplaires, numérotés dans l’ordre, par exemple 12/25. Une reproduction est la copie d’une œuvre conçue à l’origine dans un autre médium, telle qu’une peinture ou une aquarelle. Elle est généralement obtenue par des procédés photomécaniques. Numéroter et signer une reproduction ne change pas sa nature : elle reste une copie et non une estampe originale. Les premières images de Carr représentant des villages nuu-chah-nulth autour d’Ucluelet en 1899[2] sont souvent des œuvres à la plume et à l’encre, un médium courant de l’illustration commerciale.Pourquoi les œuvres de Emily Carr sont-elles importantes aujourd’hui ?
L’art d’Emily Carr reste important par son approche du paysage de la Colombie-Britannique et des cultures des Premières Nations. Elle représente des villages et des mâts totémiques, souvent dans des régions transformées rapidement par l’exploitation forestière et l’expansion coloniale. Ses œuvres constituent un témoignage visuel d’objets culturels, filtré toutefois par son regard artistique européen. La position de Carr, étrangère observant l’art des Premières Nations, fait aujourd’hui débat. Elle cherche à célébrer les sculptures, mais certains considèrent son travail comme une appropriation culturelle inscrite dans une histoire plus large de l’impérialisme. Ses images sont stylisées et il n’est pas toujours facile de distinguer le début de son interprétation de l’artefact original. Malgré ces critiques, ses peintures restent importantes. Elles reflètent sa découverte personnelle de l’art dans sa région. Ses interprétations de la nature, influencées par des artistes comme Lawren Harris et par le poète Walt Whitman, proposent une vision singulière. Son œuvre encourage les discussions sur la représentation, les échanges culturels et les rapports complexes entre art et histoire.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Emily Carr ?
Emily Carr est connue pour ses peintures des forêts de la Colombie-Britannique et des cultures des Premières Nations. Elle emploie des matériaux et des approches variés. Elle travaille principalement à l’huile sur toile ou sur papier, et réalise également des esquisses et des aquarelles. Sa formation initiale comprend l’enseignement de techniques traditionnelles de l’aquarelle, qui influence ensuite sa peinture à l’huile. Elle utilise souvent de fines couches de couleur dans ses huiles, semblables aux lavis d’aquarelle. Carr expérimente diverses préparations, ou couches d’apprêt, sur ses toiles, notamment des apprêts blancs courants à l’époque et, peut-être, des apprêts colorés. L’apprêt influe sur la luminosité et la tonalité générale du tableau. Son application de la peinture varie : elle utilise parfois de larges touches expressives pour créer une impression de mouvement et d’énergie ; dans d’autres œuvres, elle applique la peinture plus finement et de manière plus lisse. Elle explore également différentes façons de superposer les couches pour créer profondeur et texture.Qui a été influencé par Emily Carr ?
L’art d’Emily Carr influence des artistes ultérieurs, mais son approche des sujets des Premières Nations est également analysée comme faisant partie d’un processus colonial. Carr cherche à documenter les traditions culturelles des Premières Nations à une époque où elles sont menacées. Elle vise à représenter avec exactitude les mâts totémiques et d’autres objets culturels et à comprendre le contexte et le sens de traditions autochtones. Sa démarche associe interprétation personnelle et consignation systématique de motifs autochtones. Elle intègre le vocabulaire formel de la sculpture de la côte nord-ouest à l’environnement, en recourant à des lignes arabesques. Jack Shadbolt déclare qu’Emily Carr l’inspire d’abord. Son intérêt grandit devant ses évocations puissantes de la tragédie d’une culture mourante dans des villages abandonnés des Premières Nations. Il voit la grandeur romantique de leurs vestiges se détacher sur l’immensité sauvage. Dans son journal du 24 février 1985, Shadbolt évoque son premier contact avec Carr et son influence sur ses intérêts artistiques.Qui a influencé Emily Carr ?
Les peintres modernistes européens influencent des peintres chinois à l’huile qui étudient au Japon, et ces tendances ont peut-être aussi influencé Emily Carr. Vers 1920[2], de nombreux jeunes artistes chinois partent étudier au Japon, notamment à la Tokyo School of Fine Arts ou à la Kawabata Academy of Painting de Tokyo. Ils y découvrent les mouvements modernes et voient des impressionnistes, postimpressionnistes, cubistes et fauves. Au dix-neuvième siècle, des graveurs japonais réalisent des avancées de composition en recourant à la perspective occidentale. Plus tard, des artistes européens comme Van Gogh et Matisse découvrent ces estampes japonaises et s’inspirent de leur usage de la couleur et de l’espace bidimensionnel. Ces artistes européens deviennent ensuite des références stylistiques pour des peintres modernistes japonais et chinois. Yasui Sotaro et Umehara Ryuzaburo jouent un rôle important dans l’émergence d’une forme japonaise de postimpressionnisme.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Emily Carr ?
Il est difficile de désigner une seule œuvre comme la plus célèbre d’Emily Carr ; sa notoriété tient à l’ensemble de ses peintures et à son statut d’icône canadienne. Plusieurs tableaux sont toutefois particulièrement connus et représentatifs de son style mûr. Carr est surtout connue pour ses peintures du paysage de la Colombie-Britannique et des cultures des Premières Nations. Elle représente souvent des mâts totémiques dans leur environnement de forêt pluviale, ainsi que les forêts elles-mêmes. Parmi ses tableaux connus figurent *Big Raven* (1931[2]), *Totem and Forest* (1931) et *Indian Church* (1929). Ils saisissent l’atmosphère du Nord-Ouest pacifique, avec ses arbres immenses, sa lumière brumeuse et la présence puissante de l’art des Premières Nations. Ses œuvres ultérieures deviennent plus abstraites et s’attachent aux qualités spirituelles de la forêt. *Scorned as Timber, Beloved of the Sky* (1939) illustre cette évolution, par ses touches dynamiques et son attention à la lumière et au mouvement. La renommée de Carr tient finalement à sa vision singulière et à sa capacité à faire ressentir la nature sauvage canadienne.À quel style ou mouvement appartenait Emily Carr ?
Emily Carr est généralement associée au postimpressionnisme et à l’expressionnisme, même si son œuvre se prête mal aux classifications simples. Sa découverte du modernisme européen, en particulier du fauvisme français et de l’expressionnisme allemand, influe fortement sur son orientation artistique. L’expressionnisme, apparu en Allemagne vers 1905[2], cherche à transmettre les émotions subjectives et les réalités psychologiques intérieures par une grande expressivité. Cette démarche rejoint le lien spirituel et émotionnel que Carr entretient avec la nature sauvage de la Colombie-Britannique. Ses peintures présentent souvent des caractéristiques expressionnistes : formes simplifiées, couleurs intenses et priorité à l’impact émotionnel plutôt qu’à la représentation réaliste. Ses villages des Premières Nations, ses mâts totémiques et ses paysages forestiers tardifs traduisent une réaction personnelle et profonde au paysage. Son style reste néanmoins personnel et incorpore des éléments d’autres mouvements tout en conservant sa vision propre.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Emily Carr ?
Emily Carr (1871[2]–1945[2]) est connue pour ses peintures des forêts de la Colombie-Britannique et des cultures des Premières Nations. Elle étudie d’abord l’art à San Francisco, à Londres et à Paris. Ses premières œuvres portent la marque de différents styles européens, dont le fauvisme et le postimpressionnisme. Vers 1910[2], Carr se tourne vers des sujets plus proches de chez elle. Elle parcourt la Colombie-Britannique et visite des villages autochtones isolés où elle dessine des mâts totémiques et d’autres objets culturels. Ces expériences ont un effet important sur son orientation artistique. Son style mûr se caractérise par des coups de pinceau vigoureux, des couleurs fortes et une intensité spirituelle. Elle cherche à saisir l’essence de la nature sauvage canadienne, sa puissance et son mystère. Ses tableaux représentent souvent de grands arbres, un sous-bois dense et des ciels dramatiques. Carr veut aussi documenter et préserver le patrimoine des Premières Nations, dont elle reconnaît l’importance culturelle. Son œuvre offre un point de vue singulier sur les rapports entre nature et culture en Colombie-Britannique.
Sources
Le guide Où voir les œuvres rassemble les œuvres de Emily Carr dont la présence est vérifiée dans les collections suivantes.
- [1] Wikidata Wikidata: Q289624 Utilisée pour : identifiants.
- [2] Wikipédia Wikipedia: Emily Carr Utilisée pour : biographie.
- [3] livre O'Brian, John; White, Peter; , Beyond Wilderness Utilisée pour : biographie.
- [4] livre Penny Olsen, Collecting Ladies: Ferdinand Von Mueller and Women Botanical Artists Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
- [5] livre Getty, Getty - Julia Margaret Cameron Complete Photographs Utilisée pour : analyse stylistique.
- [6] livre Albers, Patricia, Joan Mitchell : lady painter : a life Utilisée pour : biographie.
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