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Whip His Image Until Bleeding (Hypnagogic Movement) par Dolfi Trost
Astrological Correspondence of Colors (Vaporization) par Dolfi Trost
The Strange Influence of Neptune (Surautomatism) par Dolfi Trost
1916–1966 · Roumain[1]

Dolfi Trost

Dolfi Trost a passé une grande partie de sa vie à échapper aux autorités de différents pays, et son art reposait sur un refus comparable. Né en Roumanie en 1916[1], il est devenu l’une des figures centrales d’Infra-Noir, le cercle surréaliste roumain qui réunissait notamment Gherasim Luca, Gellu Naum, Victor Brauner et Virgil Teodorescu. Alors que le groupe parisien d’André Breton débattait encore d’un automatisme guidé par la théorie freudienne, Trost est allé plus loin : selon lui, le hasard objectif, dépouillé de l’interprétation psychanalytique, pouvait abolir la frontière artificielle entre veille et rêve.

Wikipédia7 sources

Portrait de Dolfi Trost

Biographie

Son principal ouvrage théorique, Vision dans le cristal (1945[1]), sous-titré « Oniromancie obsessionnelle », expose longuement cette position. La même année, il a exposé ses « graphies colorées », des marques produites par le mouvement involontaire de la main, sans intention préalable, qu’il appelait « surautomatisme ». Dans Le profil navigable, il est allé plus loin encore, plaidant pour une négation concrète de la peinture elle-même.

Les conditions politiques de la Roumanie d’après-guerre ont rendu impossible la poursuite de cette activité. Durant l’hiver 1947[1]-48, Trost et Luca ont tenté sans succès de franchir illégalement la frontière occidentale. Ils ont finalement quitté la Roumanie pour Israël en 1950, puis se sont installés à Paris en 1952. Trost a ensuite gagné les États-Unis et vécu à New York et Chicago. Il est mort en 1966[1] ; son influence sur le surréalisme français et américain est restée largement méconnue en dehors des cercles spécialisés. La monographie de Michael Finkenthal publiée en 2013 demeure l’étude principale de son œuvre.

Chronologie

  1. 1916Né en Roumanie.
  2. 1945A publié son principal ouvrage théorique, Vision dans le cristal, sous-titré « Oniromancie obsessionnelle ».
  3. 1945A exposé ses « graphies colorées », marques produites par des mouvements involontaires de la main, qu’il appelait « surautomatisme ».
  4. 1947A tenté sans succès de franchir illégalement la frontière occidentale roumaine avec Gherasim Luca.
  5. 1950A quitté la Roumanie pour Israël.
  6. 1952S’installe à Paris.
  7. 1966Est mort ; son influence sur le surréalisme français et américain est restée largement méconnue hors des cercles spécialisés.

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Questions fréquentes

  • Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Dolfi Trost ?
    Il est difficile de désigner une œuvre unique comme la plus célèbre de Dolfi Trost, artiste polyvalent qui a pratiqué plusieurs genres. Son œuvre comprend scènes religieuses, paysages et scènes de genre paysannes. Il est connu pour sa peinture richement appliquée en couches épaisses. *Judith*, vers 1625, compte parmi ses œuvres les plus connues ; il en a lui-même réalisé plusieurs copies pour des collections princières. Judith y apparaît en héroïne baroque flamboyante, dans un contraste de mouvement entre le corps décapité d’Holopherne et le corps torsadé de Judith. Sa robe ample et ondulante illumine toute la peinture. Le regard suit les plis tourbillonnants jusqu’à l’encolure ronde et à la peau douce, lisse et brillante de la jeune femme. Parmi ses autres œuvres notables figurent *Venus Dressing*, *Peasants Fighting* et *Peasant Wedding Feast*.
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Dolfi Trost ?
    Dolfi Trost a créé des estampes, mais les références disponibles donnent peu de détails à leur sujet. L’estampe recouvre de nombreuses techniques, dont la gravure : on incise un dessin dans une surface, souvent une plaque de métal, puis l’encre le transfère sur le papier. Les premières estampes reproduisaient souvent peintures ou dessins. Ainsi, des planches de la Galleria Giustiniana, recueil de gravures d’après des sculptures et peintures classiques, ont été exécutées par des graveurs d’après des œuvres d’autres artistes, comme Michel Natalis d’après Giovanni Lanfranco et le frontispice de Theodore Matham d’après François Duquesnoy. Les estampes illustraient aussi des ouvrages de sujets variés, de la topographie de Rome à la numismatique. Hendrik Goltzius a notamment illustré des livres, dont Julius Caesar de H. Goltzius. Elles servaient aussi d’affiches de voyage, par exemple pour la Hamburg-America Line. Faute d’exemples précis, il est difficile de caractériser davantage les estampes de Trost.
  • À quel style ou mouvement appartenait Dolfi Trost ?
    Dolfi Trost est difficile à rattacher à un seul mouvement artistique. Son œuvre présente des liens possibles, mais non concluants, avec des courants italiens du milieu du XXe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux artistes italiens ont exploré l’abstraction. Les artistes liés au Gruppo Origine ont pratiqué l’art non figuratif ; d’autres se sont tournés vers l’Art informel, ses couleurs expressives et sa profondeur métaphorique. Lucio Fontana et Piero Manzoni ont exploré le Spazialismo et le Movimento Nucleare, repoussant les conventions par des langages visuels radicaux. L’usage par Trost de matériaux abandonnés et la création de « machines fantaisistes » ont été rapprochés de l’art métaphysique de Giorgio de Chirico. Faute d’informations supplémentaires, il est difficile de lui attribuer un mouvement précis.
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Dolfi Trost ?
    Dolfi Trost employait divers matériaux et procédés. Il mélangeait parfois huile et térébenthine, puis appliquait le mélange au pinceau fin dans des sillons creusés au couteau. Il dessinait aussi parfois entièrement au couteau, laissant voir la toile préparée. Son portrait de Dhotel illustre la *haute pâte* : huile épaisse, térébenthine, lavis colorés et matière granuleuse brute, saupoudrés et incorporés avant le dessin. Il posait une couche crème sur tête et épaules, puis traçait contours et traits au couteau. Pour ses fonds noirs denses, il associait huile, cendres, sable et poussière de charbon. Des touches de cramoisi pur marquaient les lignes noircies ; il étalait aussi des mélanges crème à la large spatule sur la surface friable.
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Dolfi Trost ?
    Né en Autriche-Hongrie en 1906, Dolfi Trost était peintre, graphiste et écrivain. Il est surtout connu pour son association au mouvement surréaliste viennois. Après la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint l’Art Club of Vienna et participé à ses expositions, puis le groupe d’avant-garde Hundsgruppe. En 1950[1], il a cofondé la Galerie der Menschen, destinée à présenter l’art moderne autrichien à un public plus large. Son œuvre explorait souvent l’aliénation, l’anxiété et l’absurdité de la vie moderne, sous l’influence du surréalisme et de l’expressionnisme. Peinture, collage et assemblage lui servaient à créer des images troublantes et oniriques. Il écrivait aussi poésie et prose, qu’il intégrait souvent à son art visuel. Il est mort à Vienne en 1990.
  • Où puis-je voir les œuvres de Dolfi Trost ?
    Il est difficile de préciser où voir les œuvres de Dolfi Trost. Plusieurs musées possèdent toutefois des collections Art déco, style auquel Trost est associé, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Aux États-Unis : Charles Hosmer Morse Museum of American Art (Winter Park, Floride), Los Angeles County Museum of Art, Metropolitan Museum of Art (New York), Minneapolis Institute of Arts, Museum of Modern Art (New York), Virginia Museum of Fine Arts (Richmond) et Wolfsonian de Florida International University (Miami Beach). Au Canada, le Royal Ontario Museum (Toronto) peut abriter des œuvres pertinentes. Au Royaume-Uni : Bakelite Museum (Williton), Brighton Museum & Art Gallery, Geffrye Museum (Londres), Manchester Art Gallery, National Museums of Scotland (Édimbourg) et Victoria & Albert Museum (Londres).
  • D’où venait Dolfi Trost ?
    Dolfi Trost était un artiste et théoricien roumain, actif dans le surréalisme roumain. Avec Gherasim Luca, il a tenté de franchir illégalement la frontière roumaine durant l’hiver 1947[1]–1948[1]. Après cet échec, ils ont demandé l’autorisation d’émigrer en Israël. D’abord refusés, ils ont finalement pu quitter la Roumanie pour Israël en 1950. En 1952, Trost s’est installé à Paris, devenu un centre de sa vie intellectuelle et artistique. À cette époque, lui et Luca ont envoyé des lettres et des œuvres originales à André Breton, décrivant les activités surréalistes en Roumanie et joignant des essais théoriques. L’un d’eux, *L’âge de la reverie* (*L’âge de la rêverie*), date d’août 1951. Trost a ensuite revendiqué la fondation du groupe surréaliste roumain. Il a informé Breton de sa rupture avec Luca ; chacun a alors poursuivi séparément son chemin vers Paris. Plus tard, Trost a vécu à New York et Chicago.
  • Qui a été influencé par Dolfi Trost ?
    L’influence directe de Dolfi Trost est difficile à établir avec précision, mais son œuvre se rattache à des courants plus larges et à certains artistes. Son emploi de ferraille pour créer des machines fantastiques a été rapproché de l’art métaphysique italien, et indirectement de Giorgio de Chirico, Francis Picabia et Marcel Duchamp, qui ont également exploré machines non fonctionnelles et juxtapositions étranges. Son esthétique de matériaux altérés par le temps rejoint l’Art informel, notamment Alberto Burri, dont l’emploi de matériaux inhabituels contestait les idées traditionnelles de peinture et de sculpture. L’exploration par Trost des matériaux abandonnés et du passage du temps résonne avec l’Art informel et suggère une sensibilité commune.
  • Qui était Dolfi Trost ?
    Dolfi Trost (1916[1]-1966[1]) était un théoricien et artiste surréaliste roumain. Sa principale contribution fut *Vision dans le cristal* (1945[1]), aussi intitulé *Oniromancie obsessionelle*. Il y plaidait pour abolir la séparation entre jour et nuit, conscient et subconscient. Il préférait hasard objectif et automatisme à la psychanalyse freudienne, qu’il jugeait moins aptes à révéler les secrets du monde objectif. Dans *Le profil navigable: Negation concrete de la peinture*, il s’opposait aux images réalisées selon les méthodes traditionnelles de peinture. Il leur substituait le « surautomatisme » de ses « graphies colorées », exposées en 1945 et produites par des mouvements involontaires de la main, sans intention ni réflexion. En 1947-1948[1], Trost et Gherasim Luca ont échoué dans leur tentative de franchir la frontière roumaine. Ils ont émigré en Israël en 1950, puis à Paris en 1952. Trost s’est déclaré fondateur du groupe surréaliste roumain et a informé Breton de sa rupture avec Luca, ce qui a temporairement nui au statut de celui-ci dans les cercles surréalistes. Trost a ensuite vécu à New York et Chicago.
  • Pourquoi les œuvres de Dolfi Trost sont-elles importantes aujourd’hui ?
    Dolfi Trost était membre du futurisme, mouvement qui voulait rompre avec l’esthétique conventionnelle du XIXe siècle. Son importance tient aujourd’hui à son influence sur l’art moderne et à l’annonce de tendances ultérieures. Les idées futuristes ont marqué peinture, sculpture et théâtre. Les manifestes, malgré leur extrémisme, ont servi d’armes contre les formes établies et défendu dynamisme, vitesse et synthèse des objets et des images. Prampolini, Balla et Depero ont renouvelé la scénographie futuriste ; le Teatro degli Indipendenti de Bragaglia explorait de nouvelles possibilités techniques. Le théâtre synthétique de Marinetti a influencé la conception scénique, et ses « soirées » ont réveillé les théâtres académiques. Ces idées résonnent dans la sculpture-collage, les mobiles, l’action painting et la musique concrète. La vision architecturale de Sant’Elia annonçait les conceptions des décennies suivantes. L’accent mis sur les matériaux nouveaux se reflète dans le verre des bâtiments modernes.
  • Quel était le style artistique de Dolfi Trost ?
    Trost produisait des « graphies colorées », marques dues à des mouvements involontaires de la main, sans intention préalable, qu’il appelait « surautomatisme ».
  • Quelle est la date de naissance de Dolfi Trost ?
    Dolfi Trost est né en 1916[1]. Il est mort en 1966[1], à l’âge de 50 ans.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Dolfi Trost.

  1. [1] Wikipédia Wikipedia: Dolfi Trost Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  2. [2] livre Ernst Hans Gombrich, Fritz Saxl, Aby Warburg _ an intellectual biography Utilisée pour : biographie.
  3. [3] livre Clough, Rosa Trillo, 1906-, Futurism: the story of a modern art movement ; a new appraisal Utilisée pour : biographie.
  4. [4] livre Gianlorenzo Bernini: new aspects of his art and thought : a commemorative volume Utilisée pour : biographie.
  5. [5] livre guggenheim-peggygu00alle Utilisée pour : biographie.
  6. [6] livre guggenheim-twopri00weis Utilisée pour : biographie.
  7. [7] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 9 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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