
Charles Ginner
À seize ans, Ginner faillit mourir du typhus et d’une double pneumonie. Il convalesça à bord d’un tramp steamer traversant l’Atlantique Sud et la Méditerranée, puis retourna à Cannes et prit un emploi dans le bureau d’un ingénieur. Lorsqu’il choisit enfin une carrière, ce fut l’architecture, et non la peinture. Il passa trois ans dans le bureau d’un architecte parisien avant de rejoindre l’Académie Vitti en 1904 pour étudier auprès de Paul Gervais, puis fit brièvement défection à l’École des Beaux-Arts après un différend avec son professeur.

Biographie
Son père, Isaac Benjamin Ginner, originaire de Hastings, avait conduit la famille dans le sud de la France. Charles grandit en parlant deux langues et conserva son accent français pendant des années après son installation à Londres. Un voyage à Buenos Aires en 1909 donna lieu à sa première exposition personnelle. L’année suivante, il se rendit à Londres pour siéger au comité d’accrochage de l’Allied Artists Association. Harold Gilman et Spencer Gore se lièrent d’amitié avec lui et le persuadèrent de rester. En 1911, il était membre du Camden Town Group et peignait rues et intérieurs londoniens par touches épaisses, en mosaïque, sous l’influence de Van Gogh et Cézanne autant que de ses collègues du groupe.
En 1914, il publia dans la revue The New Age un manifeste pour ce qu’il appelait le néoréalisme. « Le réalisme, aimant la vie et son époque, interprète son temps en en extrayant l’essence de tout ce qu’il contient de grand ou de faible, de beau ou de sordide », écrivait-il. Ce texte devint ce qui se rapprochait le plus d’un credo partagé par les peintres du Camden Town, bien que le groupe se fondît alors dans le London Group, que Ginner avait rejoint en 1913.
Il fut artiste de guerre pendant les deux guerres mondiales et fut élu à la Royal Academy en 1942. Il mourut à Londres en 1952.
Chronologie
- 1878Né le 4 mars à Cannes, en France, troisième de quatre enfants d’une famille britannique. À seize ans, contracte le typhus et une double pneumonie, puis convalesce lors d’un long voyage sur le tramp steamer de son oncle.
- 1904À 26 ans, entre à l’Académie Vitti, à Paris, pour étudier la peinture, après que ses parents ont enfin cessé de s’opposer à une carrière artistique.
- 1911À 33 ans, devient membre du Camden Town Group à Londres. L’année précédente, Harold Gilman et Spencer Gore l’avaient persuadé de s’installer dans la ville.
- 1914À 36 ans, publie dans The New Age son manifeste néoréaliste, exposant son credo d’observation directe et minutieuse des sujets urbains et des paysages.
- 1942À 64 ans, est élu Associate de la Royal Academy de Londres. Il est artiste de guerre officiel pendant les deux guerres mondiales.
- 1950À 72 ans, reçoit un CBE pour ses services à l’art.
- 1952Meurt à Londres le 6 janvier, à 73 ans.
Œuvres majeures
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Où voir les œuvres de l’artiste Charles Ginner
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1 œuvresNational Gallery of Canada
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qui fait la renommée de Charles Ginner ?
Charles Ginner est connu pour ses peintures des rues et des intérieurs londoniens, réalisées par une application épaisse et mosaïquée de la peinture, influencée par Van Gogh et Cézanne.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Charles Ginner ?
Né à Cannes en 1878, Charles Ginner est connu pour sa participation à plusieurs groupes artistiques britanniques, dont le Camden Town Group et le London Group. Il a étudié la peinture à l’Académie Vitti et à l’École des Beaux-Arts avant de s’installer en Angleterre en 1908. Il a exposé avec l’Allied Artists’ Association (AAA) et est ensuite devenu membre fondateur de plusieurs groupes. *Victoria Embankment Gardens* (1912), l’une de ses œuvres les plus connues, montre l’influence de Vincent van Gogh, notamment de ses tableaux *Arles Garden*. Les tons pastel du ciel rappellent Claude Monet et traduisent l’intérêt de Ginner pour des sujets nettement anglais. En 1908, *Tache decorative-tulipes*, influencé par Anglade y Camarasa, avait déjà attiré l’attention par sa matière épaisse et ses couleurs éclatantes. *The Wild Ducks* (1911/12) illustre également sa minutie : de petites touches épaisses de couleur pure définissent chaque détail.Que faut-il savoir sur les reproductions de Charles Ginner ?
Peintre britannique influencé par le postimpressionnisme, Charles Ginner est surtout connu comme membre du Camden Town Group et pour ses scènes urbaines. Principalement connu pour ses huiles, il a aussi réalisé un nombre limité d’estampes. Comme ses tableaux, elles représentent souvent des paysages urbains et des sujets architecturaux. Il privilégiait la linogravure et la gravure sur bois, adaptées à son goût pour les formes affirmées et les forts contrastes. Ses estampes se caractérisent par des formes simplifiées, un souci du détail et un intérêt pour les textures des bâtiments ainsi que les effets de lumière et d’ombre. Sa pratique de l’estampe correspond à son esthétique « néo-réaliste », qui cherchait à saisir l’essence de la vie moderne par une observation attentive. Plus accessibles que ses peintures, plus coûteuses, ses estampes offrent aux collectionneurs un aperçu de sa vision artistique et de son intérêt pour les thèmes urbains.À quel style ou mouvement appartenait Charles Ginner ?
Né à Cannes en 1878, Charles Ginner est associé à plusieurs mouvements artistiques britanniques du début du vingtième siècle. Il a étudié la peinture à Paris et s’est installé à Londres en 1908. Il y a rejoint le Fitzroy Street Group et est devenu membre fondateur du Camden Town Group. Plus tard, il a aussi contribué à la fondation du London Group et du Cumberland Market Group. Ses premières œuvres montrent l’influence de ses professeurs, en particulier Anglade y Camarasa. Tache decorative - tulipes (1908) révèle son usage d’une matière épaisse et de couleurs éclatantes, remarqué lors de son exposition avec l’Allied Artists’ Association en 1908. En 1911, il s’est rendu à Paris avec Harold Gilman et a vu la collection Bernheim. Il a été particulièrement marqué par Van Gogh. Victoria Embankment Gardens (1912) témoigne de l’influence des jardins d’Arles de Van Gogh. Ginner voulait toutefois peindre des sujets spécifiquement anglais, notamment des scènes londoniennes. En janvier 1914, il a publié dans The New Age un manifeste néo-réaliste. Il voulait s’éloigner de ce qu’il considérait comme l’imitation de Van Gogh, Gauguin et Cézanne et se concentrer sur l’étude de la nature et de la technique.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Charles Ginner ?
Charles Ginner a employé diverses techniques et divers matériaux. La connaissance technique nourrit l’histoire de l’art, et il est essentiel de comprendre les procédés utilisés par les artistes. Ceux-ci font aussi des choix qui dépassent les contraintes de leurs matériaux. Il importe de comprendre le rapport entre les propriétés du médium et de la technique et les décisions esthétiques de l’artiste. Parmi les techniques de l’estampe figurent la gravure sur bois, la gravure sur métal et l’eau-forte. En gravure sur bois, l’image est imprimée sur papier à partir des parties en relief d’un bloc ; d’autres parties sont retirées au couteau, au ciseau ou à la gouge. La gravure sur métal consiste à creuser les lignes du dessin dans une plaque à l’aide d’un burin. L’eau-forte est une technique en creux : une plaque métallique est recouverte de cire résistante à l’acide, le dessin est tracé dans la cire, puis la plaque est plongée dans un bain d’acide.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Charles Ginner ?
Charles Ginner (né à Cannes, en France, en 1878 ; mort en 1952) est connu pour ses natures mortes et ses scènes de Londres. Il étudia à l’Académie Vitti et à l’École des Beaux-Arts. Arrivé à Londres vers 1908, il y rencontra Harold Gilman et rejoignit le Fitzroy Street Group. Il fut aussi membre fondateur du Camden Town Group, du London Group et du Cumberland Market Group. En 1911, il emmena Gilman à Paris et les deux artistes devinrent amis proches. Ses premières natures mortes, comme *Tache decorative - tulipes* (1908), témoignent d’une influence postimpressionniste. Le critique Frank Rutter remarqua son talent et le juge William Evans, mécène du Fitzroy Street Group, acheta une première esquisse. *Victoria Embankment Gardens* (1912) révèle l’influence de Van Gogh et Monet, ainsi que son intérêt pour les sujets spécifiquement anglais. Ginner formula une théorie du néoréalisme, publiée dans *The New Age* en janvier 1914, afin de s’écarter de ce qu’il considérait comme une peinture imitative de Van Gogh, Gauguin et Cézanne.Quand Charles Ginner a-t-il vécu et travaillé ?
Charles Ginner naquit à Cannes, en France, en 1878. Il commença sa carrière dans un bureau d’architecte. De 1904 à 1908, il étudia la peinture à l’Académie Vitti auprès de Gervais, puis à l’École des Beaux-Arts et de nouveau à Vitti auprès d’Anglade y Camarasa. Il s’installa en Angleterre en 1908, rejoignit le Fitzroy Street Group et devint membre fondateur du Camden Town Group, du London Group et du Cumberland Market Group. En 1911, il emmena Harold Gilman à Paris ; ils devinrent amis proches. En 1912, Ginner exposa avec les Indépendants Anglais à la Galerie Barbazanges. En 1914, il exposa comme néoréaliste avec Gilman et publia un manifeste dans *The New Age* en janvier 1914. Il devint Associate de la Royal Academy (ARA) en 1945. Il mourut en 1952.Où puis-je voir les œuvres de Charles Ginner ?
Les œuvres de Charles Ginner se trouvent dans plusieurs collections publiques. Au Royaume-Uni, elles comprennent notamment le Brighton Museum & Art Gallery (Royal Pavilion Gardens, Brighton), la Manchester Art Gallery (Mosley Street, Manchester), les National Museums of Scotland, Royal Museum (Chambers Street, Édimbourg) et le Victoria & Albert Museum (Cromwell Road, Londres). On peut aussi les voir à la Courtauld Institute of Art Gallery (Somerset House, Strand, Londres), à la National Gallery (Trafalgar Square, Londres), à la National Portrait Gallery (2 Saint Martin’s Place, Londres) et à la Tate Gallery (Millbank, Londres). Hors du Royaume-Uni, son œuvre est conservée notamment au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), au Metropolitan Museum of Art de New York, au Minneapolis Institute of Arts, au Museum of Modern Art de New York, au Royal Ontario Museum de Toronto et au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond, en Virginie. On en trouve également au Charles Hosmer Morse Museum of American Art de Winter Park, en Floride, et au Wolfsonian de Florida International University, à Miami Beach, en Floride.D’où venait Charles Ginner ?
Charles Ginner naquit à Cannes, en France, en 1878. Il commença par travailler dans un bureau d’architecte. De 1904 à 1908, il étudia la peinture à l’Académie Vitti auprès de Gervais, puis à l’École des Beaux-Arts et de nouveau à Vitti auprès d’Anglade y Camarasa. Il s’installa en Angleterre en 1908 et rejoignit plusieurs groupes artistiques. En 1910, il siégea au comité d’accrochage de l’Allied Artists' Association, où il rencontra Harold Gilman et Spencer Gore. Il rejoignit le Fitzroy Street Group et fut membre fondateur du Camden Town Group, du London Group et du Cumberland Market Group. En 1911, il emmena Gilman à Paris. En 1912, il exposa avec les Indépendants Anglais à la Galerie Barbazanges. En 1914, il exposa comme néoréaliste avec Gilman et publia un manifeste dans The New Age en janvier 1914. Il devint Associate de la Royal Academy en 1945 et mourut en 1952.Qui a été influencé par Charles Ginner ?
L’influence de Ginner apparaît surtout dans ses amitiés étroites et ses collaborations avec d’autres artistes. Après son installation à Londres, il a rencontré Harold Gilman et Spencer Gore en 1910. Son appartenance au Fitzroy Street Group, au Camden Town Group, au London Group et au Cumberland Market Group témoigne de sa participation active aux cercles artistiques. Ginner et Gilman sont devenus particulièrement proches. En 1911, Ginner a emmené Gilman à Paris pour voir la collection Bernheim. Son enthousiasme pour Van Gogh se manifeste dans Victoria Embankment Gardens (1912), stylistiquement lié aux tableaux des jardins d’Arles de Van Gogh. Gilman possédait The Wild Ducks (1911/12) de Ginner et l’a placé à l’arrière-plan de Girl with a Teacup. En 1914, Ginner et Gilman ont exposé ensemble comme néo-réalistes et publié un manifeste dans The New Age. Leur néo-réalisme rejetait les formules imitatives inspirées notamment de Van Gogh, Gauguin et Cézanne et mettait plutôt l’accent sur l’étude de la nature et de la technique.Qui a influencé Charles Ginner ?
Né à Cannes, en France, Charles Ginner (1878–1952) a étudié à l’Académie Vitti, puis à l’École des Beaux-Arts, avant de retourner à Vitti auprès d’Anglade y Camarasa de 1904 à 1908. Ses premières natures mortes employaient une matière épaisse et des couleurs éclatantes, une approche qui a impressionné l’Allied Artists’ Association lors de son exposition de 1908. Frank Rutter se souvenait que Gore avait déclaré : « Cet homme est un peintre. » Ginner s’est installé à Londres en 1910, a rejoint le Fitzroy Street Group et est devenu membre fondateur du Camden Town Group. Il a rencontré Harold Gilman et les deux artistes sont devenus amis ; Ginner l’a emmené à Paris en 1911. Après avoir vu la collection Bernheim, Ginner a évoqué « une salle entièrement décorée d’œuvres de Van Gogh, spectacle inégalé en beauté et en intensité ». Victoria Embankment Gardens (1912) fait explicitement écho aux jardins d’Arles de Van Gogh ; la palette et les Houses of Parliament suggèrent aussi un lien avec Monet. En 1912, Ginner avait élaboré une technique faite de petites touches rythmiques de peinture épaisse et pure, soulignant chaque détail. Rutter comparait son minutieux travail à celui des préraphaélites.Qui était Charles Ginner ?
Charles Ginner (1878–1952) était un peintre né à Cannes, en France. Il travailla d’abord dans l’architecture. De 1904 à 1908, il étudia la peinture à l’Académie Vitti auprès de Gervais, puis à l’École des Beaux-Arts et de nouveau à Vitti auprès d’Anglade y Camarasa. Installé en Angleterre, il siégea en 1910 au comité d’accrochage de l’Allied Artists' Association (AAA), où il rencontra Spencer Gore et Harold Gilman. Il rejoignit le Fitzroy Street Group et fut membre fondateur du Camden Town Group, du London Group et du Cumberland Market Group. En 1911, il emmena Gilman à Paris, où ils devinrent amis proches. En 1912, il exposa avec les Indépendants Anglais à la Galerie Barbazanges. En 1914, il exposa comme néoréaliste avec Gilman et publia en janvier 1914 un manifeste dans *The New Age*. Son tableau *Victoria Embankment Gardens* (1912) montre l’influence de Van Gogh et son désir de peindre des sujets nettement anglais. En 1945, Ginner devint Associate de la Royal Academy (ARA).
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Charles Ginner.
- [1] musée National Gallery of Canada Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
- [2] livre Post-impressionism : cross-currents in European painting Utilisée pour : biographie.
- [3] livre Post-impressionism : cross-currents in European painting Utilisée pour : biographie.
- [4] livre Tillyard, S. K, The impact of modernism, 1900-1920 : early modernism and the arts and crafts movement in Edwardian England Utilisée pour : biographie.
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