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The Swimmers par Albert Gleizes
Sitting nude par Albert Gleizes
Football Players par Albert Gleizes
1881–1953 · Français[1]

Albert Gleizes

  • Section d’Or
  • Cubisme de salon
[1]

Avant que la plupart des critiques ne s’accordent sur ce qu’était le cubisme, Albert Gleizes avait déjà écrit le livre de référence. *Du Cubisme* (1912[1]), coécrit avec Jean Metzinger, fut le premier traité théorique sur le mouvement. Il parut la même année où Gleizes exposa *Harvest Threshing* et *Les Baigneuses* à la Section d'Or[1], et précéda de plusieurs années la plupart des grandes prises de position théoriques.

Conservées dans 40 muséesWikipédia4 sources

Portrait de Albert Gleizes

Biographie

Gleizes vint à la peinture par une voie inhabituelle. Fils d’un dessinateur de tissus parisien et neveu du portraitiste Leon Comerre, il servit quatre ans dans l’armée française avant de revenir à l’art vers 1901[1], en travaillant d’abord dans la tradition impressionniste. En 1910, il faisait partie des peintres, avec Metzinger, Leger et Delaunay, qui se réunissaient à Puteaux pour élaborer un cubisme distinct de la pratique d’atelier de Picasso et Braque. Ses tableaux *Man in a Hammock* (1913) et *Brooklyn Bridge* (1915), peint pendant un séjour à New York, montrent comment il appliquait la fragmentation cubiste aux sujets urbains.

Plus tard dans sa carrière, il s’orienta vers une abstraction religieuse, notamment après sa conversion au catholicisme en 1941[1]. Cofondateur d’Abstraction-Creation en 1931, il continua d’écrire : *La Peinture et ses lois* (1923) et *Vers une conscience plastique* (1932) prolongèrent ses préoccupations théoriques bien au-delà du traité de 1912. Il mourut à Saint-Remy-de-Provence en juin 1953[1].

Chronologie

  1. 1881Né à Málaga, en Espagne
  2. 1901Est revenu à l’art et a travaillé dans la tradition impressionniste
  3. 1910A rencontré Metzinger, Leger et Delaunay pour théoriser le cubisme
  4. 1912A coécrit *Du Cubisme* avec Jean Metzinger.
  5. 1912A exposé *Harvest Threshing* et *Les Baigneuses* à la Section d'Or.
  6. 1915A peint *Brooklyn Bridge* lors d’un séjour à New York.
  7. 1923A écrit *La Peinture et ses lois*.
  8. 1931A cofondé Abstraction-Création
  9. 1932A écrit *Vers une conscience plastique*.
  10. 1941S’est converti au catholicisme
  11. 1953Est mort à Saint-Rémy-de-Provence

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Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qui fait la renommée de Albert Gleizes ?
    Albert Gleizes est connu pour avoir coécrit *Du Cubisme* (1912[1]) avec Jean Metzinger, premier traité théorique sur le cubisme. Il a appliqué la fragmentation cubiste à des sujets urbains dans des tableaux comme *Man in a Hammock* (1913) et *Brooklyn Bridge* (1915).
  • Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Albert Gleizes ?
    Bien qu’Albert Gleizes ait réalisé de nombreux tableaux, dessins et estampes, il est surtout connu pour ses écrits théoriques sur le cubisme. En 1912[1], il publia *Du Cubisme* avec Jean Metzinger, qui l’établit comme un théoricien majeur du mouvement. Né à Paris en 1881[1], Gleizes se mit sérieusement à peindre pendant son service militaire, de 1901 à 1905. Parmi ses premières œuvres figurent *Vue de Paris vers Montmartre* (1901), *Le Marché d’Abbeville* (1903) et *Picardie* (1904). Il exposa pour la première fois à la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1902. En 1906, il fonda avec des amis l’abbaye de Créteil, communauté utopique située en banlieue parisienne, qui ferma en 1908 faute de moyens. Gleizes reprit du service en 1914. Ses tableaux étaient devenus abstraits en 1915. Au cours des quatre années suivantes, ses voyages à New York, Barcelone et aux Bermudes influencèrent son style. Il mourut à Avignon en 1953[1].
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Albert Gleizes ?
    Né à Paris en 1881[1], Albert Gleizes se consacra sérieusement à la peinture pendant son service militaire, de 1901[1] à 1905. Auparavant, il travaillait dans l’atelier de dessin textile de son père. Il exposa à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1902, puis au Salon d’Automne en 1903 et 1904. En 1912, il cosigna *Du Cubisme* avec Jean Metzinger et contribua à fonder la Section d’Or. Son service militaire interrompit de nouveau sa pratique artistique en 1914. En 1915, ses tableaux étaient devenus plus abstraits. Ses voyages à New York, Barcelone et aux Bermudes influencèrent son style. Sa première exposition personnelle eut lieu à Barcelone en 1916. Parmi ses estampes figurent des eaux-fortes pour les *Pensées* de Pascal, exposées à Avignon en 1950, puis à Lyon. Le catalogue était préfacé par René Jullian. Une gouache sur panneau, *Composition (pour « Jazz »)* (1915), appartient à la collection du Guggenheim. Bien qu’il s’agisse techniquement d’une aquarelle, son format la rapproche des huiles new-yorkaises de Gleizes. Il mourut à Avignon en 1953[1].
  • À quel style ou mouvement appartenait Albert Gleizes ?
    Né à Paris en 1881[1], Albert Gleizes est associé au cubisme. Il travailla d’abord dans l’atelier de dessin textile de son père et commença à peindre sérieusement pendant son service militaire, de 1901[1] à 1905. Vers 1909-1910[1], il rencontra des artistes comme Henri Le Fauconnier, Fernand Léger, Robert Delaunay et Jean Metzinger. Gleizes et Metzinger collaborèrent à *Du Cubisme*, ouvrage publié en 1912 qui devint un fondement théorique du cubisme. Cette même année, Gleizes contribua à fonder la Section d’Or. Ses tableaux devinrent abstraits vers 1915. Contrairement à certains cubistes, il ne cherchait pas à analyser la réalité visuelle à partir d’objets neutres ; il privilégiait des sujets porteurs de sens social et culturel. Gleizes voulait synthétiser le monde réel à travers la conscience individuelle et étudiait les volumes pour en exprimer la solidité et la structure. Après son service militaire et ses voyages à New York, Barcelone et aux Bermudes, il s’intéressa aux valeurs spirituelles, qui influencèrent son œuvre. Dans les années 1930, il participa au groupe Abstraction-Création. Albert Gleizes mourut à Avignon en 1953[1].
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Albert Gleizes ?
    Les premières œuvres d’Albert Gleizes furent influencées par l’impressionnisme et le postimpressionnisme, mais il s’orienta bientôt vers le cubisme. Avec Jean Metzinger, il cosigna Du Cubisme (1912[1]), analyse du nouveau style. Gleizes explora la représentation du mouvement et de points de vue multiples sur une même toile. Il employait des formes géométriques, des objets fragmentés et une palette restreinte, privilégiant souvent les bruns, les gris et les ocres. Ses tableaux de cette période, comme L’Homme au balcon (1912), illustrent ces techniques. Après la Première Guerre mondiale, il s’éloigna du cubisme strict et développa un style qu’il nomma « translation ». Il utilisait des formes géométriques pour représenter la structure sous-jacente du réel et cherchait une dimension spirituelle dans son art. Il expérimenta aussi d’autres médiums, dont l’aquarelle et le collage. Dans les années 1920, il s’intéressa à l’art religieux et réalisa des projets de vitraux et de peintures murales. Ses œuvres ultérieures intégrèrent souvent des images symboliques et un style plus décoratif.
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Albert Gleizes ?
    Albert Gleizes (1881[1]-1953[1]) était un artiste, théoricien et écrivain français. Après avoir travaillé dans l’atelier de dessin de tissus de son père, il a commencé à peindre sérieusement pendant son service militaire, de 1901[1] à 1905. Il a exposé ses premières œuvres à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1902, puis au Salon d’Automne en 1903 et 1904. En 1906, il a cofondé l’Abbaye de Créteil, communauté utopique d’artistes et d’écrivains qui souhaitaient créer un art non allégorique fondé sur des thèmes modernes ; elle a fermé en 1908 en raison de difficultés financières. En 1915, ses tableaux étaient devenus abstraits. Ses voyages à New York, Barcelone et aux Bermudes ont influencé son style. Sa première exposition personnelle a eu lieu aux Galeries Dalmau de Barcelone en 1916. Gleizes est connu comme l’un des premiers théoriciens du cubisme. Avec Jean Metzinger, il a coécrit *Du Cubisme*, publié en 1912. La même année, il a contribué à fonder la Section d’Or. Après son service pendant la Première Guerre mondiale, il s’est intéressé aux valeurs spirituelles, qui ont influencé son art et ses écrits. En 1927, il a fondé Moly-Sabata, autre communauté utopique d’artistes et d’artisans. Plus tard, il a participé au groupe Abstraction-Création et réalisé d’importantes commandes, dont des fresques pour l’Exposition internationale de Paris de 1937.
  • Quand Albert Gleizes a-t-il vécu et travaillé ?
    Albert Gleizes est né à Paris le 8 décembre 1881[1]. Après ses études secondaires, il a travaillé dans l’atelier de dessin de tissus de son père. De 1901[1] à 1905, pendant son service militaire, il a commencé à peindre sérieusement. Il a exposé à la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1902 et participé au Salon d’Automne en 1903 et 1904. En 1906, avec des amis, dont l’écrivain René Arcos, il a fondé l’Abbaye de Créteil, communauté utopique située à l’extérieur de Paris, qui a fermé en 1908 à cause de difficultés financières. En 1909 et 1910, Gleizes a rencontré Henri Le Fauconnier, Léger, Robert Delaunay et Jean Metzinger. Avec Metzinger, il a écrit *Du Cubisme*, publié en 1912 ; cette année-là, il a contribué à fonder la Section d’Or. Après avoir accompli un nouveau service militaire en 1914, ses tableaux sont devenus abstraits vers 1915. Ses voyages à New York, Barcelone et aux Bermudes ont influencé son style. Sa première exposition personnelle a eu lieu aux Galeries Dalmau de Barcelone en 1916. Il est mort à Avignon le 23 juin 1953[1].
  • Où puis-je voir les œuvres de Albert Gleizes ?
    Albert Gleizes (1881[1]–1953[1]) était un artiste, théoricien et écrivain français. Il a exposé à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1902[1], puis au Salon d’Automne en 1903 et 1904. De nombreuses institutions ont organisé des expositions de Gleizes. Sa première exposition personnelle a eu lieu aux Galeries Dalmau de Barcelone en 1916. Une rétrospective majeure s’est tenue en 1947 à la Chapelle du Lycée Ampère, à Lyon. Son œuvre a figuré dans des expositions collectives comme le Salon des Indépendants, à Paris, Jack of Diamonds, à Moscou, et la Société Normande de Peinture Moderne, à Rouen. Ses tableaux sont conservés dans les collections permanentes de plusieurs musées. Le Solomon R. Guggenheim Museum de New York possède son *Portrait of an Army Doctor* (1914-15), le Musée des Beaux-Arts de Lyon son *Portrait of the Publisher Figuiere* (1913), et le Museum des 20. Jahrhunderts de Vienne son *Passy (Bridges of Paris)* (1912).
  • D’où venait Albert Gleizes ?
    Albert Gleizes est né à Paris en 1881[1]. Son père était dessinateur de tissus et sa mère issue d’une famille de bijoutiers. Au début du 20e siècle, il a commencé à peindre, privilégiant d’abord l’impressionnisme avant de s’orienter vers un style plus personnel. Il a passé l’essentiel de sa carrière en France. Pendant la Première Guerre mondiale, il a été mobilisé en 1914[1], puis réformé pour raisons de santé. Il a ensuite voyagé ; il a vécu un temps à Barcelone, avant de s’installer à New York. Après la guerre, il est rentré en France. Dans les années 1920, il s’est intéressé aux thèmes religieux, qui ont influencé sa production artistique. Il a vécu dans plusieurs endroits, notamment dans une communauté d’artistes à Sablons. Il est mort à Avignon en 1953[1]. Même s’il a voyagé et vécu à l’étranger par périodes, la France est restée son pays et le centre de son activité artistique.
  • Qui a été influencé par Albert Gleizes ?
    Actif dans les débuts du cubisme, Albert Gleizes cosigna *Du Cubisme* avec Jean Metzinger en 1912[1], publication qui l’établit comme théoricien de premier plan. Son influence est complexe, car il occupait une position quelque peu singulière parmi les autres modernistes. Gleizes cherchait à donner à ses sujets du poids, de la densité et des rapports de volume, ce qui le distinguait de Picasso et de Braque. Selon lui, ces derniers se concentraient trop sur la décomposition des sujets. Il se différenciait aussi d’artistes comme Mondrian : il n’adopta jamais le néoplasticisme et ne participa pas au surréalisme. Sans suivre les orientations de certains contemporains, ses théories étaient proches de celles de Mondrian. Son attachement continu au cubisme amena certains à le juger anachronique. Il fut toutefois apprécié plus tard par un petit groupe d’intellectuels catholiques. Certains chercheurs estiment que son œuvre a pu influencer Umberto Boccioni.
  • Qui a influencé Albert Gleizes ?
    Le développement artistique d’Albert Gleizes fut façonné par plusieurs influences. Dès l’enfance, il découvrit le dessin grâce au travail de son père dans le design textile. Il avait aussi pour oncle Léon Comerre, lauréat du prix de Rome en 1875. Ses premiers tableaux étaient impressionnistes, notamment sous l’influence de Pissarro et de Sisley. Son admiration pour Cézanne et son attachement aux techniques du dessin orientèrent bientôt sa démarche. En 1909[1], le portrait de Pierre Jean Jouve par Henri Le Fauconnier eut un effet décisif sur Gleizes. Ce tableau et le mouvement cubiste naissant, en particulier *Les Demoiselles d’Avignon* de Picasso, devinrent des sources importantes pour son travail. Avant de se consacrer pleinement à la peinture, Gleizes et son ami René Arcos s’intéressèrent à la poésie symboliste, à la politique du socialisme démocratique et aux écrits de Whitman, Verhaeren et Ernest Renan. Il s’intéressait aussi à la philosophie de Comte, à la sociologie de Durkheim, à la musique de Wagner, à la peinture de Pissarro et aux travaux historiques de Taine et de Michelet.
  • Qui était Albert Gleizes ?
    Albert Gleizes (1881[1]-1953[1]) était un artiste, théoricien et écrivain français. Né à Paris, il a d’abord travaillé dans l’atelier de dessin textile de son père. De 1901[1] à 1905, pendant son service militaire, il a commencé à peindre. Il a exposé à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1902, puis au Salon d’Automne en 1903 et 1904. En 1906, il a créé l’Abbaye de Créteil avec René Arcos et d’autres. Après avoir rencontré Henri Le Fauconnier, Léger, Robert Delaunay et Jean Metzinger entre 1909 et 1910, il a exposé à Paris et à Moscou. Avec Metzinger, il a coécrit *Du Cubisme*, publié en 1912, et contribué à fonder la Section d’Or. Après son nouveau service militaire en 1914, ses tableaux sont devenus abstraits vers 1915. Il a voyagé à New York, Barcelone et aux Bermudes, ce qui a influencé son style. Gleizes a présenté sa première exposition personnelle à Barcelone en 1916. De 1949 à 1950, il a réalisé des illustrations pour les *Pensées* de Pascal. Il est mort à Avignon.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Albert Gleizes.

  1. [1] Wikipédia Wikipedia: Albert Gleizes Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  2. [2] livre Guillaume Apollinaire, Cubism Utilisée pour : biographie.
  3. [3] livre guggenheim-guhe00solo Utilisée pour : biographie.
  4. [4] livre guggenheim-handboo00pegg Utilisée pour : biographie.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 9 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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