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What is Called Vagrancy par Alfred Stevens

What is Called Vagrancy

Musée d'Orsay, Paris

What is Called Vagrancy est un tableau du peintre réaliste belge Alfred Stevens (1823-1906), qui a principalement travaillé à Paris. Né à Bruxelles, Stevens est surtout connu pour ses scènes élégantes de Parisiennes à la mode et pour son intérêt documenté envers les objets décoratifs japonais et d’Asie orientale, qui ont nourri la vogue plus générale du japonisme chez les artistes parisiens de sa génération, notamment son compatriote plus jeune James Ensor[1]. Le titre du tableau désigne une catégorie juridique plutôt qu’une scène. L’œuvre se situe en dehors de la veine la plus familière et mondaine de Stevens, et se rapproche davantage d’un courant de la peinture de genre française qui a pris la pauvreté et le dénuement pour sujets au milieu du dix-neuvième siècle[1]. À cette époque, le vagabondage avait un poids juridique et social particulier : la mendicité, autrefois tolérée comme pratique pieuse associée aux pèlerins, a été liée au dix-neuvième siècle, dans la loi et l’opinion publique, à la paresse et à la criminalité[2]. La date du tableau et son historique d’exposition ne sont pas consignés.

What is Called Vagrancy par Alfred Stevens, détail
Détail
What is Called Vagrancy par Alfred Stevens, détail
Détail

Provenance

What is Called Vagrancy est conservé au musée d’Orsay, à Paris. Aucun autre renseignement sur son acquisition n’est enregistré.

Stevens au-delà du portrait mondain

Stevens a bâti sa réputation sur des tableaux raffinés et attentivement observés de Parisiennes élégantes dans des intérieurs, ce qui a fait de lui l’un des peintres les plus recherchés de la vie mondaine du Second Empire[1]. What is Called Vagrancy se distingue de cette production par son sujet : son titre emprunte un terme au droit et aux politiques sociales plutôt que de décrire une apparence ou un décor. Né en Belgique, Stevens a passé la majeure partie de sa carrière à Paris, où il était également connu pour sa collection d’objets décoratifs japonais et d’Asie orientale, goût qu’il partageait avec un cercle comprenant le jeune peintre belge James Ensor[1].

La pauvreté comme sujet de Salon

À partir du milieu du dix-neuvième siècle, la pauvreté et le dénuement sont devenus des sujets reconnus des peintres français. Des réalistes comme Gustave Courbet et Honoré Daumier les ont traités, de même qu’un groupe de peintres de genre reconnus par l’État, dont Isidore Pils, François Bonvin et Théodule Ribot. Leurs représentations des pauvres ont été remarquées au Salon et interprétées en partie comme le signe d’un intérêt officiel pour la protection sociale[1]. En prenant pour titre le terme juridique du vagabondage plutôt que le nom d’une scène ou d’un modèle, le tableau s’inscrit dans cette tradition de peinture de genre à portée sociale plutôt que dans les intérieurs mondains plus familiers de Stevens.

Ce que désigne le titre

Dans la France du dix-neuvième siècle, le vagabondage n’était pas une description neutre, mais une catégorie juridique précise. La mendicité et l’errance sans ressources fixes, autrefois tolérées comme une condition associée aux pèlerins et aux pauvres pieux, étaient alors liées par la loi et l’opinion publique à la paresse et à la criminalité. Les personnes qualifiées de vagabonds risquaient l’arrestation et des sanctions dans ce cadre[2]. Le titre What is Called Vagrancy, qui dit « ce qu’on appelle le vagabondage » plutôt que simplement « le vagabondage », attire l’attention sur un terme imposé par la loi plutôt que sur une réalité intrinsèque des personnes ainsi désignées.

Questions courantes

  • Qui a peint What is Called Vagrancy ?

    Le peintre réaliste belge Alfred Stevens, qui a surtout travaillé à Paris et est connu principalement pour ses scènes élégantes de Parisiennes à la mode[1].

  • Que signifie le titre What is Called Vagrancy ?

    Il renvoie à la catégorie juridique du vagabondage dans la France du dix-neuvième siècle, selon laquelle la mendicité et l’errance sans ressources fixes étaient associées par la loi à la paresse et à la criminalité[2]. Le sujet et la composition exacts du tableau ne sont pas consignés.

  • Ce tableau est-il typique de l’œuvre d’Alfred Stevens ?

    Non. Stevens a bâti sa réputation sur des portraits mondains de Parisiennes ; le titre de ce tableau le rattache plutôt à la tradition de la peinture de genre française consacrée à la pauvreté[1].

  • Où est conservé What is Called Vagrancy ?

    Le tableau est conservé au musée d’Orsay, à Paris.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références suivantes, vérifiées auprès du musée et dans les données relatives à l’image de cette œuvre dans le domaine public.

  1. [1] livre Art, the ape of nature : studies in honor of H. W. Janson Utilisée pour : cette œuvre.
  2. [2] livre Joseph Leo Koerner;, Bosch and Bruegel Utilisée pour : cette œuvre.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 10 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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