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L'éclipse, Avril 1912 par Eugène Atget
Versailles par Eugène Atget
Saint Cloud par Eugène Atget
Étang de Corot, Ville-d'Avray (Corot's Pond, Ville-d'Avray) par Eugène Atget
Arcueil-Cachan, Parc de Madame de Provigny par Eugène Atget
Au Petit Dunkerque, 3 quai Conti par Eugène Atget
Cannes, Ile Saint Honorat par Eugène Atget
Environs, Amiens par Eugène Atget
Luxembourg, Anne of Brittany par Eugène Atget
Nymphéas (Bagatelle) par Eugène Atget
Parc de Sceaux par Eugène Atget
Poirier par Eugène Atget
1857–1927[1]

Eugène Atget

Pendant des décennies, Eugène Atget fut simplement l’homme qui vendait ses photographies aux peintres. Depuis un petit studio parisien, il cataloguait la ville sur de grandes plaques de verre, avec une chambre photographique et un trépied, longtemps après que les appareils portatifs eurent rendu cet équipement obsolète. Son archive comptait des milliers d’images : grilles en fer, façades de boutiques, statues de parcs, fontaines et portes. Peintres, décorateurs et artisans les achetaient quelques francs pièce comme documents de travail. Il se décrivait rarement comme un artiste.

Conservées dans 5 muséesWikipédia4 sources

Portrait de Eugène Atget

Biographie

Ce qu’Atget photographiait réellement, c’était une ville en train de disparaître. Les travaux d’Haussmann étaient déjà passés, mais des îlots du vieux Paris subsistaient : chiffonniers triant les déchets dans les cours, prostituées sur les seuils, artistes forains et vitrines où des mannequins étaient alignés avec raideur. De 1900[1] à 1926, il photographia à plusieurs reprises les vitrines du boulevard de Strasbourg. Les figures sans tête à l’intérieur acquièrent une intensité inquiétante que les images elles-mêmes n’expliquent pas tout à fait.

Après 1914[1], son travail changea de registre. Alors que ses premières photographies privilégiaient avant tout la netteté, les images tardives ont un poids différent : une immobilité qui frôle la désolation, des ombres étrangement projetées, le familier rendu étrange. Photographié en 1920, l’étang de Saint-Cloud devient presque un mirage plutôt qu’un document.

Man Ray découvrit Atget au milieu des années 1920[1], alors qu’il habitait à proximité, à Montparnasse, et commença à inclure ses photographies dans des publications surréalistes. Peu avant la mort d’Atget en 1927[1], Berenice Abbott, assistante de Man Ray, acquit la majeure partie de ses archives. Les surréalistes le revendiquèrent comme précurseur ; les critiques le nommèrent plus tard père de la photographie moderne. Atget lui-même n’avait probablement jamais visé ni l’un ni l’autre de ces titres.

Chronologie

  1. 1857Naît sous le nom d’Eugène Atget.
  2. 1900Commence à photographier les vitrines du boulevard de Strasbourg ; il poursuit ce travail jusqu’en 1926.
  3. 1914Le style photographique d’Atget évolua, ses images tardives gagnant en immobilité et en ombres transformées.
  4. 1920Photographie l’étang de Saint-Cloud.
  5. 1920Continue à cataloguer Paris sur de grandes plaques de verre, avec une chambre photographique et un trépied.
  6. 1920Vend ses photographies comme documents de travail aux peintres depuis son studio.
  7. 1925Est découvert par Man Ray à Montparnasse.
  8. 1927Meurt en 1927. Peu avant sa mort, Berenice Abbott acquiert la majeure partie de ses archives.

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Questions fréquentes

  • Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Eugène Atget ?
    Il est difficile de désigner avec certitude l’œuvre la plus célèbre d’Eugène Atget, car son vaste fonds photographique est apprécié pour son ampleur et sa valeur documentaire. Il a réalisé des milliers de photographies, principalement de Paris et de ses environs, pendant une période de profondes transformations urbaines. Son travail a attiré l’attention après sa mort, notamment grâce à Berenice Abbott, qui en a reconnu l’importance artistique et historique. Ses images documentent l’architecture, les rues, les boutiques et les habitants de Paris de la fin du 19e au début du 20e siècle. Aucune pièce ne domine nécessairement l’ensemble de son œuvre ; ses photographies considérées comme un corpus constituent sa réalisation la plus célébrée.
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Eugène Atget ?
    Eugène Atget (1857[1]-1927[1]) était un photographe français connu pour avoir documenté l’architecture et les scènes de rue de Paris, en particulier dans les vieux quartiers. Il a commencé ce projet à l’âge mûr et constitué un vaste fonds de références visuelles destiné aux peintres, aux designers et aux artisans. Ses photographies se caractérisent par leur netteté et leur approche documentaire. Il utilisait une simple chambre à caisson et un trépied, même après l’apparition des appareils portatifs. Il tirait ses images au soleil plutôt que dans une chambre noire. Selon le moment où elles ont été réalisées par rapport au négatif original, les épreuves se classent en épreuves d’époque, de période, modernes ou en fac-similé. Une épreuve d’époque est tirée à peu près au moment où le négatif a été créé ; une épreuve de période est réalisée dans les 10 à 15 ans suivant la prise de vue. Les épreuves modernes sont des tirages récents à partir du négatif original. Le marché de l’art évalue l’« originalité » d’une épreuve photographique en la comparant à d’autres formes d’art, comme la peinture ou la sculpture. L’exécution individuelle de l’œuvre compte. En photographie, certaines variations sont acceptées tant que le principe est préservé.
  • À quel style ou mouvement appartenait Eugène Atget ?
    Eugène Atget (1857[1]-1927[1]) a commencé à photographier Paris en 1898[1], en documentant ses rues, son architecture et ses parcs. Il voulait constituer un fonds de références visuelles pour les artistes, les designers et les artisans. L’enseigne de son atelier indiquait simplement : « Atget, documents pour artistes ». Des artistes modernes comme Georges Braque, Marcel Duchamp et Pablo Picasso comptaient parmi ses clients. Son œuvre est associée à une forme de réalisme magique antérieure au surréalisme. Les surréalistes, dont Man Ray et Jean Cocteau, admiraient ses photographies pour leur qualité élégiaque et étrange. Ils le considéraient comme un proche par l’esprit, en raison de l’atmosphère mystérieuse de ses images. Ses photographies possèdent une intensité subtile et une grande maîtrise technique. Sa capacité à composer dans l’espace bidimensionnel comme tridimensionnel est remarquable. Ses scènes souvent désolées suggèrent une vision singulière. Le public peut avoir la sensation que le temps s’est figé. L’hyperclarté des photographies d’Atget rend l’ordinaire extraordinaire.
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Eugène Atget ?
    À la fin du 19e et au début du 20e siècle, Eugène Atget employait une méthode photographique simple. Il privilégiait une approche directe pour représenter Paris et ses environs. Il utilisait une chambre à caisson et un trépied, même après l’apparition des appareils portatifs. Pour le tirage, il employait la lumière du soleil plutôt que le développement en chambre noire. Ses images étaient produites comme des documents commerciaux, vendus quelques francs pièce. Il cherchait à constituer un relevé systématique du vieux Paris, en saisissant son architecture, la vie des rues et ses habitants. Ses sujets comprenaient des grilles en fer forgé, des vitrines, des fontaines et des scènes de rue ordinaires. Il a réuni un vaste fonds de références visuelles utile aux peintres, aux designers et aux artisans. La netteté est une caractéristique essentielle de ses photographies. Son œuvre a saisi un Paris qui disparaissait sous l’effet de la modernisation.
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Eugène Atget ?
    Eugène Atget (1857[1]–1927[1]) est connu pour ses photographies documentaires de Paris. Il commença ce projet à l’âge mûr et constitua une vaste collection de références visuelles qu’il vendait aux peintres, aux décorateurs et aux artisans. Ses images représentent des scènes de rue, l’architecture et des parcs. La netteté était une caractéristique majeure de son style. Vers 1914[1], ses photographies changèrent de tonalité et prirent une dimension existentielle qui les distinguait de ses œuvres précédentes. Cette qualité élégiaque et inquiétante séduisit des surréalistes comme Man Ray et Jean Cocteau, qui défendirent son œuvre. Atget photographiait un Paris menacé par la modernisation. Ses archives dessinent une topographie méthodique du vieux Paris. Il saisissait ce qu’il appelait le « Paris pittoresque » : lieux et personnes en marge, suspendus entre histoire et modernité. On y trouve des vitrines, des chiffonniers, des prostituées, de l’architecture et des fêtes foraines. Atget travaillait de façon simple et directe, privilégiant la chambre photographique et tirant ses images au soleil, même après la généralisation des appareils portatifs.
  • Quand Eugène Atget a-t-il vécu et travaillé ?
    Eugène Atget naquit à Libourne, en France, le 12 février 1857[1]. Il mourut à Paris le 4 août 1927[1]. Il est surtout connu pour avoir documenté l’architecture et les rues de Paris à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Orphelin très jeune, Atget exerça divers métiers, notamment mousse et acteur. Ce n’est qu’à la fin des années 1880[1] qu’il se mit à la peinture, puis à la photographie dans les années 1890. Il souhaitait constituer une archive complète de la vie parisienne et produisit des milliers de photographies de bâtiments, boutiques, rues, jardins et habitants. Il vendait principalement ses images à des artistes, architectes et institutions. Son œuvre gagna en notoriété au milieu des années 1920, lorsque Man Ray, artiste surréaliste, et son assistante Berenice Abbott s’intéressèrent à ses photographies. Après sa mort, Abbott acquit un ensemble de ses négatifs et tirages et fit connaître son travail aux États-Unis. Aujourd’hui, Atget est considéré comme une figure importante de l’histoire de la photographie, qui a influencé des générations de photographes par son approche documentaire et sa vision artistique.
  • Où puis-je voir les œuvres de Eugène Atget ?
    Les photographies d’Eugène Atget sont visibles dans plusieurs musées et collections à travers le monde. Beaucoup se trouvent en France, notamment au musée d’Orsay, au musée des Arts décoratifs et au musée du Petit Palais, tous à Paris. D’autres sont conservées dans les musées des beaux-arts de Besangon, Dijon, Lille, Nantes, Nice, Orléans, Quimper, Reims et Rouen, ainsi qu’au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, au musée du Prieuré de Saint-Germain-en-Laye et au musée de 1’Annonciade de Saint-Tropez. Hors de France, des collections se trouvent au Metropolitan Museum of Art et au Museum of Modern Art de New York, au Museum of Fine Arts de Boston, à la National Gallery of Art de Washington, à la National Gallery of Canada à Ottawa, à l’Art Institute of Chicago, au Cleveland Museum of Art et au Victoria and Albert Museum de Londres. Ce ne sont que quelques-uns des lieux où l’on peut voir les œuvres d’Atget.
  • D’où venait Eugène Atget ?
    Eugène Atget naquit à Libourne, en France, en 1857[1]. Il est connu pour ses photographies documentaires de Paris, surtout de ses quartiers anciens, qu’il commença à photographier à l’âge mûr. Son travail visait à saisir l’atmosphère et les détails de la ville afin de fournir des références visuelles aux artistes, décorateurs et artisans. Ses clichés documentent avec netteté les rues, l’architecture et les parcs parisiens. Vers 1914[1], sa photographie prit une tonalité plus existentielle, distincte de son œuvre antérieure purement documentaire. Cette œuvre tardive, élégiaque et inquiétante, séduisit des surréalistes comme Man Ray et Jean Cocteau. Ils se reconnurent dans sa capacité à transformer des scènes ordinaires en images mystérieuses et évocatrices. Bien qu’il ait représenté la ville de manière directe, ses photographies ont souvent une qualité obsédante.
  • Qui a été influencé par Eugène Atget ?
    Les photographies d’Eugène Atget ont séduit des artistes surréalistes, dont Man Ray et Jean Cocteau. Man Ray, photographe et peintre américain, collectionnait ses clichés. Il s’intéressait aux vues de Paris prises par Atget, notamment celles montrant des personnages et des lieux marginaux. Le style photographique direct d’Atget contrastait avec les scènes mises en scène, à la mise au point douce, qui étaient courantes auparavant. Ses compositions épurées et son attention au détail donnaient une valeur nouvelle aux sujets quotidiens. Il a photographié des grilles en fer forgé, des vitrines et des fontaines. Ses images ont souvent une qualité hantée ; cette hyperclarté rendait les scènes ordinaires extraordinaires. On a rapproché son œuvre de celle de Giorgio de Chirico en raison de leur sentiment commun d’étrangeté impassible. Des photographes ultérieurs comme Henri Cartier-Bresson lui doivent également beaucoup. Cartier-Bresson, qui avait commencé comme peintre cubiste, cherchait à saisir le « moment décisif » en photographie.
  • Qui a influencé Eugène Atget ?
    Les influences d’Eugène Atget sont complexes et ne font pas entièrement consensus. Certains ont rapproché la peinture impressionniste du cinéma naissant et souligné l’importance de ce lien pour les artistes de l’époque. Le cinématographe récemment mis au point par Auguste et Louis Lumière, inventeurs du procédé autochrome, en est un exemple. D’autres ont évoqué l’influence de photographes et de mouvements antérieurs. Les photographes du groupe Kleeblatt (Frietz Matthies-Masuren, Heinrich Kühn et Hans Watzek) et la photographie pictorialiste européenne de 1888[1] à 1918 ont été cités comme des références possibles. Il faut rappeler que les peintres impressionnistes, comme Claude Monet, étaient eux-mêmes influencés par des artistes antérieurs. Monet considérait le peintre normand Jongkind comme son « véritable maître », celui qui avait complété la formation artistique qu’il avait reçue de Boudin.
  • Qui était Eugène Atget ?
    Eugène Atget (1857[1]–1927[1]) était un photographe français qui documenta Paris, son architecture, sa vie de rue et ses habitants. Il commença ce projet à l’âge mûr, constituant une vaste collection de références visuelles qu’il espérait vendre aux peintres, décorateurs et artisans. Ses photographies se distinguent par leur netteté et leur style direct. Il photographia les grilles en fer, les vitrines, les fontaines et les parcs. Il voulait documenter un Paris menacé par la modernisation. Il utilisait une simple chambre photographique à soufflet et un trépied, et tirait ses images au soleil. Bien qu’Atget se soit considéré comme un chroniqueur de Paris, des artistes surréalistes comme Man Ray et Jean Cocteau firent connaître son travail. Ils se reconnaissaient dans ses images mystérieuses. À partir de 1914[1] environ, Atget commença à produire des photographies à la puissance métaphorique qui les distinguait de ses autres œuvres. Ces images tardives avaient une qualité élégiaque qui séduisit les surréalistes. Ceux-ci tirèrent Atget de l’oubli.
  • Pourquoi les œuvres de Eugène Atget sont-elles importantes aujourd’hui ?
    Eugène Atget (1857[1]-1927[1]) a commencé, à l’âge mûr, à documenter Paris. Il a constitué un vaste fonds de références visuelles qu’il pouvait vendre aux peintres, aux designers et aux artisans. Ses images de rues, d’architecture et de parcs se distinguent par leur netteté. À partir de 1914[1] environ, ses photographies ont pris une autre tonalité et acquis une puissance métaphorique. Cette qualité élégiaque et troublante a séduit des surréalistes comme Man Ray et Jean Cocteau, qui ont défendu son œuvre. Atget ne s’est jamais considéré comme un photographe d’art. Il se voyait comme un chroniqueur de Paris, de ses habitants et de la vie de ses rues. Il photographiait simplement des sujets tels que des grilles en fer forgé, des vitrines et des fontaines. Son style était épuré et sans encombrement. Son regard pour le détail chargeait les images ordinaires de signification. Ses scènes saisissantes ont souvent quelque chose de hanté. La réduction à l’essentiel leur confère une hyperclarté qui rend l’ordinaire extraordinaire.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Eugène Atget.

  1. [1] Wikipédia Wikipedia: Eugène Atget Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  2. [2] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.
  3. [3] livre Anfam, David A;Callen, Anthea. Techniques of the impressionists, Techniques of the great masters of art Utilisée pour : biographie.
  4. [4] livre Brodskai︠a︡, Natalʹi︠a︡ Valentinovna, The Fauves _ Art of Century Utilisée pour : biographie.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 10 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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