







Corneille
- Portrait
Le tableau Spell of the Island (1965[1]), une huile sur toile de 161,3 × 130,2 cm, saisit ce qui faisait de Corneille l’une des voix les plus singulières de l’art européen d’après-guerre. Né Guillaume Cornelis van Beverloo le 3 juillet 1922[1] à Liège, de parents néerlandais, il se forma à la Rijksakademie d’Amsterdam de 1940 à 1943, puis tint sa première exposition personnelle au Het Beerenhuis, à Groningue, en 1946, alors qu’il avait à peine dépassé la vingtaine.

Biographie
Deux ans plus tard, de retour de voyages en Hongrie, il cofonda à la fois la Nederlandse Experimentele Groep et le mouvement COBRA, avec Karel Appel, Asger Jorn, Constant, Christian Dotremont et Joseph Noiret. COBRA tirait son nom des villes d’origine de ses fondateurs (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam) et fondait sa pratique sur l’automatisme surréaliste : marques vives et instinctives, imagerie animale et formes empruntées aux dessins d’enfants, déployées consciemment contre l’ombre de la Seconde Guerre mondiale. Corneille se décrivait simplement comme un peintre de la joie.
Il s’installa définitivement à Paris en 1950[1], étudia la gravure avec Stanley William Hayter en 1953 et la céramique avec Tullio Mazzotti à Albisola durant les étés 1954 et 1955. Il reçut le Guggenheim International Award for the Netherlands en 1956, année où le Stedelijk Museum d’Amsterdam lui consacra sa première grande exposition personnelle. À partir de 1962, il exposa régulièrement à New York, à la Lefebre Gallery, et passa plusieurs étés à travailler à Cadaqués, sur la côte espagnole. Une rétrospective au Musée d’Antibes suivit en 1963.
Dans ses tableaux de maturité, les épisodes figuratifs cèdent la place à des compositions en mosaïque de formes protozoaires, aux rouges, roses, bleus et jaunes saturés. Corneille rejetait la rigidité formelle et recherchait ce qu’il appelait l’expression d’une sensation joyeuse. Il mourut en 2010[1], laissant une œuvre qui retrace, plus directement que la plupart, le passage du traumatisme de la guerre à la couleur libérée.
Chronologie
- 1922Né Guillaume Cornelis van Beverloo le 3 juillet à Liège, en Belgique, de parents néerlandais.
- 1940Commence sa formation à la Rijksakademie d’Amsterdam.
- 1946Présente sa première exposition personnelle au Het Beerenhuis, à Groningue.
- 1948Cofonde la Nederlandse Experimentele Groep et le mouvement COBRA avec Karel Appel, Asger Jorn, Constant, Christian Dotremont et Joseph Noiret.
- 1950S’installe définitivement à Paris.
- 1953Étudie la gravure auprès de Stanley William Hayter.
- 1954Étudie la céramique avec Tullio Mazzotti à Albisola durant l’été.
- 1955Étudie la céramique avec Tullio Mazzotti à Albisola durant l’été.
- 1956Reçoit le Guggenheim International Award for the Netherlands. La même année, le Stedelijk Museum d’Amsterdam lui consacre sa première grande exposition personnelle.
- 1962Commence à exposer régulièrement à New York, à la Lefebre Gallery, et passe plusieurs étés à travailler à Cadaqués, sur la côte espagnole.
- 1963Une rétrospective lui est consacrée au Musée d’Antibes.
- 1965Peint Spell of the Island.
- 2010Meurt à l’âge de 87 ans.
Œuvres majeures
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Questions fréquentes
Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Corneille ?
Il est difficile de désigner une œuvre unique comme la plus célèbre de Corneille. Artiste prolifique, il a réalisé des peintures, des dessins et des estampes aujourd’hui conservés dans des musées du monde entier. Corneille est connu comme l’un des fondateurs du mouvement artistique Cobra en 1948[1], avec Karel Appel, Asger Jorn et d’autres. Ses premières œuvres étaient abstraites, mais ses tableaux comportaient davantage d’éléments figuratifs à partir des années 1950 : des oiseaux stylisés, des chats et des visages semblables à des masques. Ceux-ci évoquent l’art de Joan Miró et de Paul Klee. Installé à Paris à partir de 1950, il a beaucoup voyagé et puisé son inspiration en Afrique du Nord, en Amérique du Sud et aux États-Unis. Jusqu’à sa mort en 2010[1], Corneille a continué à développer son style caractéristique, fait d’images colorées et enfantines.Que faut-il savoir sur les reproductions de Corneille ?
Peintre, graveur et céramiste, Corneille a exploré divers médiums au cours de sa carrière. Les estampes occupaient une place importante sur le marché de l’art de son milieu ; de nombreux artistes bâtissaient leur réputation et leurs revenus grâce aux œuvres sur papier, qu’il s’agisse d’estampes originales ou de reproductions de tableaux. La collection d’estampes était également une pratique répandue : au 17e siècle, la collection d’œuvres sur papier de Joachim von Sandrart était si importante qu’elle a rapporté 4 555 florins lors d’une vente aux enchères. Rembrandt était lui aussi un collectionneur passionné d’œuvres sur papier et fréquentait les boutiques d’estampes et les ventes pour acquérir de nouvelles pièces. Certains collectionneurs faisaient même réaliser des livres pour cataloguer leurs collections de peintures et de dessins, comme le cardinal Federico Borromeo avec son *Museum Bibliothecae Ambrosianae* (Milan, 1625).Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Corneille ?
Membre du groupe CoBrA, Corneille employait diverses techniques et matériaux qui reflétaient son style expressif. Il est connu pour ses couleurs vives et audacieuses et ses formes simplifiées. Les détails précis de sa pratique en atelier sont rares, mais il a probablement utilisé de la peinture à l’huile sur toile, un médium courant pour les peintres de son époque. La préparation de la toile consistait généralement à tendre le tissu, à appliquer un encollage (souvent de la colle de peau), puis une couche de préparation. Celle-ci pouvait être composée d’une ou de deux couches : la première était souvent teintée de terre d’ombre naturelle et de rouge-brun, la seconde de blanc de plomb et de noir de carbone pour obtenir un ton gris. Les peintres utilisaient souvent des pinceaux fins et souples pour obtenir des surfaces lisses et réaliser les détails. L’huile de lin, qui sèche plus rapidement que l’huile de noix, était un médium courant. Il est également possible qu’il ait utilisé de l’essence de térébenthine comme diluant.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Corneille ?
Corneille (né Guillaume Cornelis van Beverloo à Liège en 1922[1] ; mort à Paris en 2010[1]) était un artiste néerlandais associé au groupe CoBrA, actif entre 1948[1] et 1951. Le nom CoBrA était formé des premières lettres des villes où vivaient les artistes fondateurs : Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. Parmi les autres membres figuraient Karel Appel, Asger Jorn et Pierre Alechinsky. Les premières œuvres de Corneille ont subi l’influence de Miró et de Klee. Il a contribué à fonder le groupe Reflex en 1948, puis a rejoint CoBrA plus tard la même année. Ses tableaux présentent souvent des figures simplifiées, enfantines, des oiseaux et des motifs de soleil. Après 1950, Corneille a beaucoup voyagé, notamment en Afrique du Nord, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Ces voyages ont influencé son imagerie et rendu son style plus expressif. Il a vécu à Paris à partir des années 1950 jusqu’à sa mort. Il a travaillé dans divers médiums, dont la peinture, le dessin, l’estampe et la céramique.Quand Corneille a-t-il vécu et travaillé ?
Corneille, né Corneille Guillaume Beverloo, naquit le 3 juillet 1922[1] à Liège, en Belgique, de parents néerlandais. De 1940[1] à 1942, il étudia le dessin à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Sa première exposition personnelle eut lieu en 1946 au Het Beerenhuis, à Groningue, aux Pays-Bas. En 1948, il cofonda la Nederlandse Experimentele Groep (N.E.G.), qui publia la revue Reflex. Il cofonda aussi le mouvement COBRA, auquel participèrent notamment Jorn, Appel, Constant, Christian Dotremont et Joseph Noiret. Corneille prit part aux expositions N.E.G. et COBRA de 1949 à la Galerie Colette Allendy, à Paris, et au Stedelijk Museum d’Amsterdam. En 1950, il s’établit définitivement à Paris. Il étudia la gravure avec Stanley William Hayter en 1953 et la céramique avec Tullio Mazzotti à Albisola, en Italie, durant les étés 1954 et 1955. Il reçut le Guggenheim International Award for The Netherlands en 1956, année de sa première exposition personnelle au Stedelijk Museum. À la date de publication de l’une des sources, Corneille vivait et travaillait à Paris.Où puis-je voir les œuvres de Corneille ?
Pour voir des œuvres de Corneille, on peut commencer par les musées qui conservent des œuvres d’artistes ou de mouvements proches. Le Metropolitan Museum of Art (New York) et le Minneapolis Institute of Arts possèdent, par exemple, des tableaux de Nicolas Poussin. Le Los Angeles County Museum of Art (LACMA), le Royal Ontario Museum (Toronto) et le Victoria & Albert Museum (Londres) conservent tous des objets Art déco. Pour vérifier s’ils possèdent des œuvres de Corneille, le mieux serait de consulter leurs collections en ligne ou de les contacter directement. Ces musées abritent également de vastes collections d’art du 20e siècle, susceptibles de comprendre des œuvres de Corneille. Parmi les autres institutions à considérer figurent le Museum of Modern Art (New York), les National Museums of Scotland (Édimbourg) et le Brighton Museum & Art Gallery. Leurs collections variées pourraient également comprendre des œuvres de Corneille.Qui a été influencé par Corneille ?
Les œuvres dramatiques de Corneille, qui explorent la passion, la dévotion et la générosité, ont marqué d’autres artistes. Nicolas Poussin, peintre contemporain de Corneille, a fait l’objet de comparaisons entre son art et le théâtre de Corneille et de Racine par des critiques tels que Paul Desjardins, Roger Fry et Anthony Blunt. Corneille et Poussin mettaient souvent en scène des personnages historiques importants, généralement étrangers aux préoccupations quotidiennes. Ils proposaient en général un cadre prescrit, codifié et rationnel pour représenter l’action narrative et les émotions humaines. Tous deux cherchaient à concentrer l’action ; cependant, ils dépassaient parfois la raison, lorsque Corneille se laissait emporter par une ferveur excessive dans ses intrigues ou lorsque Poussin transcendant le rationnel créait des images d’une grande puissance émotionnelle. Poussin a peut-être été influencé par des pièces comme la tragédie de Théophile de Viau *Les amours tragiques de Pyrame et Thisbé*, *Esther* de Pierre Du Ryer et *Zénobie* de François Hédelin, abbé d’Aubignac.Qui a influencé Corneille ?
Les passages évoquent Corneille dans le contexte de l’art et de la culture français du 17e siècle, sans traiter directement de la question des artistes qui l’auraient influencé comme peintre. Les entrées d’index permettent toutefois certaines déductions. Les textes mentionnent Corneille aux côtés de Claude Lorrain, Nicolas Poussin et Jacques-Louis David, tous influencés par le classicisme, mouvement dominant inspiré de l’art et de la philosophie de la Grèce et de la Rome antiques. Il privilégiait l’ordre, la raison et l’équilibre. Poussin, en particulier, est étroitement associé au classicisme ; son souci de la clarté et de la structure a pu trouver un écho chez Corneille. L’approche des formes idéalisées de Claude Lorrain a également pu jouer un rôle. Ainsi, bien qu’il n’existe pas de preuve directe, il est raisonnable de penser que Corneille a été influencé par la tradition classique.Qui était Corneille ?
Corneille, né Corneille Guillaume Beverloo à Liège, en Belgique, en 1922[1], était un artiste néerlandais. Il étudia le dessin à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam de 1940[1] à 1942. Sa première exposition personnelle eut lieu en 1946 au Het Beerenhuis, à Groningue. En 1948, il cofonda la Nederlandse Experimentele Groep (N.E.G.), qui publia la revue Reflex. Il cofonda aussi le mouvement COBRA avec des artistes tels que Jorn, Appel, Constant, Christian Dotremont et Joseph Noiret. Corneille participa aux expositions N.E.G. et COBRA organisées à Paris et Amsterdam en 1949. En 1950, il s’installa à Paris et commença à exposer au Salon de Mai. Il étudia la gravure avec Stanley William Hayter en 1953 et la céramique avec Tullio Mazzotti à Albisola, en Italie, au milieu des années 1950. Il reçut le Guggenheim International Award for The Netherlands en 1956, année de sa première exposition personnelle au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Il voyagea beaucoup, notamment en Afrique, en Amérique du Sud et aux États-Unis. Il tint sa première exposition personnelle à New York en 1962. Corneille vécut et travailla à Paris.Pourquoi les œuvres de Corneille sont-elles importantes aujourd’hui ?
Guillaume Corneille van Beverloo (1922[1]-2010[1]), dit Corneille, était un artiste néerlandais. Il a cofondé le groupe CoBrA en 1948[1]. Son importance tient à sa contribution à l’art européen d’après-guerre. CoBrA, abréviation de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, rejetait à la fois le réalisme socialiste et l’art abstrait. Le groupe cherchait une approche spontanée et expérimentale, inspirée de l’art populaire, des dessins d’enfants et de formes artistiques dites primitives. L’œuvre de Corneille se caractérise par des images colorées et enfantines. Parmi ses motifs récurrents figurent les oiseaux, les chats et des figures stylisées, souvent sur des fonds abstraits. Son style est passé de l’expressionnisme abstrait à une forme plus figurative. Son art rejette les normes établies et célèbre la liberté et l’expérimentation. Il reflète également le désir de renouveau de l’après-guerre et la volonté de renouer avec les émotions humaines fondamentales.Quel était le style artistique de Corneille ?
Ses tableaux de maturité présentent des compositions en mosaïque de formes protozoaires aux rouges, roses, bleus et jaunes saturés. Corneille rejetait la rigidité formelle et recherchait ce qu’il appelait l’expression d’une sensation joyeuse.
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Corneille.
- [1] Wikipédia Wikipedia: Corneille Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [2] livre guggenheim-guggenheimintern1964allo Utilisée pour : biographie.
- [3] livre guggenheim-guhe00solo Utilisée pour : biographie.
- [4] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.
- [5] livre Anthony Blunt;, Nicolas Poussin Utilisée pour : biographie.
- [6] musée Corneille | Artist - Peggy Guggenheim Collection Utilisée pour : biographie.
- [7] musée Corneille (Guillaume van Beverloo) - MoMA Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
- [8] musée Guillaume Corneille 1922–2010 | Tate Utilisée pour : biographie.
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