





Chen Hongshou
Chen Hongshou naquit en 1598[1] à Zhuji, dans le Zhejiang, au sein d’une famille de notables. Son père mourut lorsqu’il avait neuf ans. Un oncle finança ses études ; il se forma auprès de Lan Ying, l’un des peintres les plus accomplis techniquement de son époque. Son style si singulier conduisit les critiques ultérieurs à résumer toute la peinture chinoise du dix-septième siècle par une formule : « Chen au Sud et Cui au Nord », plaçant Chen aux côtés de Cui Zizhong comme figures majeures au sud du Yangzi.

Biographie
Sa peinture de figures se distingue par un archaïsme délibéré. Alors que d’autres artistes de la fin des Ming s’orientaient vers le naturalisme, Chen Hongshou empruntait aux conventions des gravures sur bois des dynasties Tang et Song. Il créait des figures allongées, légèrement maniérées, au « pinceau ample et profond et à la couleur précise », qui évoquent des antiquités animées plutôt que des portraits contemporains. Cette démarche n’était pas nostalgique : elle constituait un commentaire incisif sur une époque culturelle de plus en plus précaire, tandis que la menace mandchoue se renforçait au nord des cols.
Ses œuvres les plus célèbres furent réalisées pour l’illustration de livres. Les albums gravés sur bois Shui Hu Ye Zi et Bo Gu Ye Zi, produits avec la collaboration de graveurs qualifiés, transposèrent son style singulier dans un médium qui touchait un public bien plus large que l’élite collectionnant les rouleaux. Les exemplaires circulèrent largement et influencèrent les graveurs ultérieurs dans toute l’Asie de l’Est.
La chute des Ming en 1644[1] détruisit ce qui restait du monde que Chen Hongshou avait peint. Il réussit les examens provinciaux en 1645, trop tard pour une carrière officielle, puis prononça des vœux bouddhistes l’année suivante sous le nom de Yunmenseng. Il continua à peindre jusqu’à sa mort en 1652[1], dans un registre mêlant détachement monastique et précision obsessionnelle, celle d’un homme qui avait passé sa vie à affiner une argumentation par la ligne et la couleur. Des œuvres qui lui sont attribuées sont conservées au Metropolitan Museum of Art et au Musée du Palais de Pékin.
Chronologie
- 1598Né à Zhuji, dans le Zhejiang, au sein d’une famille de notables.
- 1607Son père mourut alors qu’il avait neuf ans.
- 1644La dynastie Ming tomba.
- 1644La chute de la dynastie Ming bouleversa son monde.
- 1645Réussit les examens provinciaux, mais trop tard pour faire carrière dans l’administration.
- 1646Prononça des vœux bouddhistes sous le nom de Yunmenseng.
- 1646Il prononça des vœux bouddhistes sous le nom de Yunmenseng.
- 1652Mourut à 54 ans. Il continua à peindre jusqu’à sa mort.
- 1652Chen Hongshou mourut après avoir continué à peindre jusqu’à la fin de sa vie.
Œuvres majeures
Touchez pour agrandir.
Prochaine étape
Parcourir les mouvements →
Tous les mouvements de la collection, de la Renaissance au pop art.
Préparez votre visite pour voir les œuvres de Chen Hongshou →
Questions fréquentes
Qu’est-ce qui fait la renommée de Chen Hongshou ?
Chen Hongshou est connu pour ses peintures de figures, qui reprenaient délibérément des conventions des gravures sur bois des dynasties Tang et Song. Il est aussi réputé pour ses illustrations de livres, notamment les albums imprimés sur bois Shui Hu Ye Zi et Bo Gu Ye Zi. Ceux-ci ont touché un public dépassant l’élite des collectionneurs de rouleaux et ont influencé les graveurs ultérieurs dans toute l’Asie de l’Est.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Chen Hongshou ?
Chen Hongshou (1598[1]-1652[1]) était un peintre chinois de la fin des Ming et du début des Qing. Il est connu pour ses peintures de figures et ses études de fleurs et d’oiseaux. Il est difficile d’isoler un tableau de Chen pour le mettre particulièrement en avant. Son rouleau *Promenade en bateau sur le lac de l’Ouest* est toutefois une œuvre connue. Cette peinture sur rouleau de soie, datée de 1650[1], est conservée au Princeton University Art Museum. Chen Hongshou est peut-être surtout célèbre pour ses gravures sur bois. Il a illustré des pièces de théâtre et des romans, notamment *Romance of the Western Chamber* et *Water Margin*. Largement diffusées, ces estampes ont fortement influencé les artistes ultérieurs et le goût populaire. Elles se caractérisent par des lignes fortes et simples et des compositions dramatiques. Elles ont contribué à établir la réputation de Chen et constituent une part importante de son œuvre.À quel style ou mouvement appartenait Chen Hongshou ?
Chen Hongshou (1768-1822[1]) était un artiste de la dynastie Qing qui travaillait dans des médiums variés. Il est connu pour la gravure de sceaux, la calligraphie, la peinture et même la conception de théières. Sa pratique s’est éloignée du travail traditionnel au pinceau. Il a exploré la méthode picturale « sans os », fondée sur les lavis pour représenter les formes sans recourir aux contours. Il a également expérimenté la peinture au doigt, supprimant le pinceau comme intermédiaire entre l’artiste et l’œuvre. Ce choix mettait l’accent sur la dimension tactile de l’art et offrait une autre voie que les techniques traditionnelles du pinceau. Sa production picturale semble avoir augmenté après l’obtention du titre de jinshi, le plus haut grade des examens impériaux, en 1802. En 1811, il est devenu magistrat de district à Liyang, dans la province du Jiangsu. Il y a produit de nombreuses théières en collaboration avec des artisans.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Chen Hongshou ?
Chen Hongshou (1598[1]-1652[1]) était un peintre chinois de la fin des Ming et du début des Qing. Il est connu pour ses peintures de figures, ses tableaux de fleurs et d’oiseaux, ainsi que ses gravures sur bois. Il s’est fait remarquer par son style individualiste, aux formes souvent exagérées et aux compositions non conventionnelles. Son œuvre rompait avec les styles plus académiques de son temps. Il a élaboré une approche personnelle des sujets traditionnels. Ses peintures de figures représentent souvent des personnages historiques ou littéraires, dotés d’un caractère archaïque distinctif. Ses compositions de fleurs et d’oiseaux allient réalisme et touche expressive. Il a également illustré des livres et des albums. Ces estampes ont diffusé son style auprès d’un public plus large. Son œuvre a influencé les générations suivantes de peintres chinois, notamment ceux qui valorisaient l’expression personnelle.Quand Chen Hongshou a-t-il vécu et travaillé ?
Chen Hongshou, dont le nom de style était Mansheng, naquit en 1768 à Qiantang, Hangzhou. Il mourut en 1850. Devenu orphelin à quatorze ans, il fut instruit avec son frère à partir de 1784 à Haining par leur oncle Xu Lian. Cette éducation le relia à un réseau de lettrés du Zhejiang, dont Chen Yuzhong. Son cercle artistique s’élargit à Hangzhou et il noua des amitiés grâce à des objets d’art, notamment des sceaux. En 1792, il rencontra Xi Gang lors d’une réunion organisée par He Yuanxi. La gravure de sceaux atteignit son apogée en 1802, année où il en grava plus de vingt. Après avoir réussi ses examens, il obtint le titre de jinshi, « lettré présenté », et son premier poste officiel au Guangdong. La mort de son père retarda sa carrière politique. Sa production picturale augmenta à partir de 1799. En 1811, nommé magistrat de district à Liyang, dans le Jiangsu, il commença à fabriquer des théières.Où puis-je voir les œuvres de Chen Hongshou ?
Les œuvres de Chen Hongshou sont visibles dans plusieurs musées du monde. En Chine, le musée de Shanghai conserve au moins deux pièces : un tableau réalisé pour Qian Dongshu, qui reprend une œuvre de Li Liufang, et un album d’œuvres et d’inscriptions. Le musée du Palais de Pékin, également appelé Gugong Gongli Bowuyuan, possède une vaste collection d’art chinois. Le musée d’Art de Shanghai expose aussi des pièces remarquables. Le musée national du Palais à Taipei conserve des trésors provenant de la Cité interdite. Hors de Chine, l’Ashmolean Museum de l’université d’Oxford possède une collection de céramiques et de sceaux chinois anciens, ainsi qu’un fonds croissant de peinture chinoise contemporaine. Le British Museum de Londres conserve une importante collection d’antiquités, de tableaux et de porcelaines chinoises. La Brunei Gallery, qui fait partie de la School of Oriental and Asian Studies (SOAS) de l’université de Londres, présente des œuvres historiques et contemporaines d’Asie.Qui a influencé Chen Hongshou ?
Comme de nombreux artistes, Chen Hongshou a subi plusieurs influences. L’une des façons de les traiter consiste à les mêler pour créer quelque chose de nouveau. On peut définir l’originalité comme la rencontre singulière de plusieurs influences, une combinaison qu’un seul artiste est capable de réaliser. Monet, par exemple, s’est affranchi d’une influence en en découvrant une autre : celle de Johan Barthold Jongkind. Monet avait dit que Jongkind était « mort à la peinture », perdu dans l’alcool et la folie ; entre-temps, Jongkind s’était rétabli et avait recommencé à peindre avec plus d’ardeur que jamais. Ils se sont rencontrés par hasard en 1862. Jongkind s’est mis à conseiller le jeune artiste et a remplacé Boudin comme son principal mentor. Monet a déclaré : « À partir de ce moment, il a été mon vrai maître, et c’est à lui que je dois l’éducation définitive de mon œil. » Ils ont travaillé ensemble en plein air, Jongkind étant heureux d’avoir trouvé un disciple de la même nature que lui. Les peintres normands Boudin et Jongkind figurent parmi les influences directes des impressionnistes.Qui était Chen Hongshou ?
Chen Hongshou (1598[1]–1652[1]) était un peintre chinois de la fin des dynasties Ming et du début des Qing. Né à Zhuji, dans le Zhejiang, il développa un style immédiatement reconnaissable. Il est connu pour ses figures, ses portraits et ses compositions de fleurs et d’oiseaux. Son enfance fut difficile : orphelin très jeune, il fut élevé par des proches. Il commença à peindre dans sa jeunesse, développant un style singulier aux formes exagérées et au pinceau vigoureux, marqué par les thèmes historiques et littéraires. Pendant la transition des Ming aux Qing, au milieu du 17e siècle, Chen vécut retiré et refusa de servir le nouveau gouvernement Qing, signe de sa fidélité aux Ming déchus. Il consacra une grande partie de son temps à peindre et à vendre ses œuvres pour vivre. Ses tableaux de cette période expriment souvent mélancolie et détachement. Son approche individualiste influença des peintres chinois ultérieurs qui l’admiraient.Pourquoi les œuvres de Chen Hongshou sont-elles importantes aujourd’hui ?
Né en 1599[1], Chen Hongshou était un peintre et concepteur de la fin de la dynastie Ming. Issu d’une famille de lettrés-fonctionnaires, il n’a pas réussi dans l’administration et a plutôt vécu de son art. Il est mort en 1652[1]. Son œuvre est appréciée pour son expression émotionnelle et sa remise en cause des normes artistiques. Son Autoportrait, artiste ivre, daté de 1627, montre son état d’esprit pendant la période troublée où les Mandchous menaçaient la dynastie Ming. Il y exprime ses craintes et le réconfort qu’il trouvait dans l’alcool. Son art renvoie à des poètes, hommes politiques, peintres, calligraphes et philosophes classiques ; ces références le reliaient à ses pairs par une culture partagée. Son travail ne consistait toutefois pas en de simples répétitions : il employait l’archaïsme pour contester l’ordre établi. Son évolution artistique témoigne de sa recherche de solutions aux orthodoxies du pinceau. Il préférait le burin et transposait le maniement du « pinceau de fer », de la gravure de sceaux à la calligraphie et à la fabrication de théières. Il privilégiait aussi, dans ses tableaux, la méthode « sans os » et la peinture au doigt, dépassant ainsi le pinceau pour une création d’images plus directe.Comment Chen Hongshou est-il mort ?
La mort de Chen Hongshou est survenue en 1652[1] à l’âge de 54 ans.
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Chen Hongshou.
- [1] Wikipédia Wikipedia: Chen Hongshou Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [2] livre Martin J. Powers, Katherine R. Tsiang (eds.), A Companion to Chinese Art (Blackwell Companions to Art History) Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
- [3] livre Steuber, Jason(Editor);Markowitz, Yvonne J, China_ 3,000 Years of Art and Literature Utilisée pour : biographie.
- [4] livre Michael J. Hatch;, Networks of Touch Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 10 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.
Normes éditorialesMéthodologieCorrectionsTransparence sur l’utilisation de l’IAÀ propos de l’équipe éditoriale






_%E2%80%93_LOC.jpg)
