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Archway, Pont Nôtre-dame, Paris par Charles Meryon
La Tour De L'horloge par Charles Meryon
Le Stryge par Charles Meryon
Coat-of-arms Symbolizing the City of Paris par Charles Meryon
La Galerie De Notre-dame in Paris par Charles Meryon
It Rocks but Does Not Sink par Charles Meryon
Le Petit Pont par Charles Meryon
St. Etienne-du-mont, Paris, from Eaux-fortes Sur Paris (etchings of Paris) par Charles Meryon
1821–1868 · Français[1]

Charles Meryon

Charles Meryon en vint à l'eau-forte par élimination. Né à Paris en 1821[1] d'un médecin anglais et d'une danseuse de l'Opéra de Paris, il passa dix ans dans la Marine française. Lors d'un tour du monde de quatre ans à bord du Rhin (1842[1]-1846[1]), il découvrit qu'il était daltonien. La peinture n'était plus possible. De retour à Paris, il demanda conseil au graveur Eugène Bléry et commença à pratiquer une technique alors considérée comme tout à fait démodée.

Conservées dans 4 muséesWikipédia7 sources

Portrait de Charles Meryon

Biographie

Entre 1850[1] et 1856, il réalisa la série qui le fait connaître aujourd'hui : les Eaux-fortes sur Paris, vingt-deux planches représentant le tissu médiéval d'une ville alors démolie par les travaux de modernisation d'Haussmann. L'ensemble allie exactitude documentaire et atmosphère étrange : la vieille ville est rendue avec une précision presque obsessionnelle, sous des ciels parfois peuplés d'éléments hallucinatoires. *Le Stryge* (1853) montre une gargouille accroupie au-dessus de Paris, avec une expression de malveillance lasse. *Abside de Notre-Dame* (1854), souvent considérée comme son chef-d'œuvre, transforme l'abside et les arcs-boutants de la cathédrale en un schéma architectural presque abstrait. *Le Pont Neuf* parut la même année.

Au milieu des années 1850[1], son état mental commença à se dégrader, autour de délires de persécution liés à Napoléon III. Meryon se fit volontairement admettre à l'asile de Charenton en 1858 et y resta quatorze mois. À sa sortie, il reprit le travail, puis y retourna définitivement en 1866. Il y mourut le 14 février 1868[1].

De son vivant, il vendait ses estampes presque pour rien. Le marché se redressa lentement : *Le Stryge* valait 5 £ en 1873 et 100 £ en 1905. Il est aujourd'hui généralement considéré comme le graveur le plus important de la France du dix-neuvième siècle, bien qu'il demeure moins connu hors des cercles spécialisés que cette réputation ne le laisse penser.

Chronologie

  1. 1821Né à Paris d'un médecin anglais et d'une danseuse de l'Opéra de Paris
  2. 1842Entama un tour du monde de quatre ans à bord du Rhin
  3. 1846Découvrit qu'il était daltonien pendant son voyage à bord du Rhin, ce qui compliquait la peinture
  4. 1850Commença la série Eaux-fortes sur Paris, composée de vingt-deux gravures
  5. 1853Réalisa l'eau-forte "Le Stryge", représentant une gargouille au-dessus de Paris
  6. 1854Réalisa l'eau-forte "Abside de Notre-Dame", souvent considérée comme son chef-d'œuvre
  7. 1854Réalisa l'eau-forte "Le Pont Neuf"
  8. 1858Se fit admettre volontairement à l'asile de Charenton
  9. 1866Réintégra définitivement l'asile de Charenton
  10. 1868Mourut à l'asile de Charenton le 14 février, à l'âge de 46 ans

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Reproductions des œuvres de Charles Meryon

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Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qui fait la renommée de Charles Meryon ?
    Charles Meryon est connu pour sa série *Eaux-fortes sur Paris*, composée de vingt-deux planches représentant les structures médiévales de Paris durant les travaux de rénovation d’Haussmann. Ces eaux-fortes documentent la ville avec précision, tout en évoquant une atmosphère étrange : l’ancienne ville est rendue minutieusement et les ciels comportent parfois des éléments hallucinatoires. Ses œuvres comprennent *Le Stryge*, *Abside de Notre-Dame* et Le Pont Neuf.
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Charles Meryon ?
    Pour évaluer les estampes de Charles Meryon, il est utile de connaître la terminologie. Une « vintage print » est tirée à l’époque de la prise du négatif. Une « period print » est réalisée dans les 10 à 15 années environ qui suivent. Si la date du tirage est inconnue, on parle d’« old print ». Une « modern print » est une photographie récente tirée à partir du négatif original. Une « original print » est une estampe définitive, réalisée par l’artiste ou sous sa supervision. Un « facsimile » est obtenu en rephotographiant une estampe ou en utilisant le négatif original. Son support et son traitement sont, autant que possible, identiques à ceux de l’estampe de référence, généralement une vintage print. Le bon à tirer joue un rôle important : il permet à l’artiste d’évaluer le rendu de l’estampe. Il est judicieux de prévoir du temps pour l’examiner. La taille du bloc ne produit pas l’estampe terminée : c’est l’impression qui l’achève. En réalité, la taille n’est que le début.
  • À quel style ou mouvement appartenait Charles Meryon ?
    Charles Meryon (1821[1]–1868[1]) a travaillé avant l’essor du symbolisme, à la fin des années 1880 et dans les années 1890. Des graveurs ultérieurs comme Mary Cassatt ont toutefois participé au symbolisme, qui a suivi le renouveau de l’estampe. Ce mouvement s’éloignait de la représentation du réel et utilisait plutôt les objets comme signes d’idées suggérées par le sujet. Peintres et écrivains symbolistes voulaient créer un art subjectif et synthétique. Gustave Moreau, créateur de fantaisies exotiques, a joué un rôle essentiel dans l’évolution d’éléments symbolistes en réaction à l’impressionnisme. Son influence s’est étendue à des artistes aussi différents que Gauguin et Rouault. Des écrivains comme Mallarmé ont contribué à la transition : les réunions qu’il organisait sont devenues centrales pour le symbolisme, réunissant écrivains et peintres.
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Charles Meryon ?
    Charles Meryon était un graveur français du 19e siècle, connu pour ses eaux-fortes détaillées de Paris. Il s’est tourné vers cette technique après que la surdité et une mauvaise vue ont compromis son espoir de devenir officier de marine. L’eau-forte consiste à faire mordre l’acide dans une plaque métallique pour y inscrire un dessin. La plaque est d’abord couverte d’un vernis résistant à l’acide. L’artiste y trace une image, mettant le métal à nu. La plaque est ensuite plongée dans un bain d’acide, qui creuse les lignes découvertes. Plus elle y reste longtemps, plus les lignes deviennent profondes et larges. On les encre, on essuie la surface, puis on transfère l’image sur le papier sous pression dans une presse. Meryon préférait le vieux papier pour sa couleur et sa texture. Il retravaillait souvent ses plaques, créant plusieurs états d’une même image avec des variations de détails ou d’ombres. Il employait parfois aussi la pointe sèche, en rayant directement la plaque avec une aiguille pour créer une barbe qui retient davantage d’encre et produit à l’impression un trait doux et velouté. On le voit dans certains états tardifs.
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Charles Meryon ?
    Charles Meryon (1821[1]–1868[1]) est surtout connu pour ses eaux-fortes de Paris. Il a servi dans la marine française et voyagé, notamment dans le Pacifique Sud. En 1846[1], il a abandonné sa carrière navale pour se consacrer à l’art. Il voulait d’abord devenir peintre, mais le daltonisme l’a conduit à l’eau-forte. Il a étudié auprès d’Eugène Bléry, spécialiste de la reproduction de tableaux par la gravure. Meryon a ensuite délaissé la reproduction pour créer des compositions originales. Ses œuvres les plus connues représentent l’architecture parisienne. Il a réalisé la série *Eaux-fortes sur Paris*, avec des vues détaillées de bâtiments et de rues. Il ajoutait souvent des ciels dramatiques et des effets atmosphériques. Certaines estampes comportent également un commentaire social, par des figures et détails symboliques intégrés aux scènes urbaines.
  • Quand Charles Meryon a-t-il vécu et travaillé ?
    Charles Meryon naquit à Paris en 1821[1]. Son père était français et sa mère une Anglaise de Londres. En 1837[1], Meryon entra à l'école navale de Brest et navigua comme aspirant vers la Méditerranée, le Pacifique Sud et la Nouvelle-Zélande, entre autres. Il quitta la Marine en 1846 à cause d'une vue défaillante. Il se tourna alors vers l'art, étudia la peinture auprès d'Eugène Bléry et se consacra à l'estampe, notamment aux vues gravées de Paris. Il est connu pour ses représentations détaillées et atmosphériques de l'architecture et des rues de la ville. En 1859, il exposa ses œuvres à Londres. Plus tard, il souffrit de troubles mentaux et fut admis à l'asile de Charenton, où il mourut en 1868[1].
  • Où puis-je voir les œuvres de Charles Meryon ?
    Plusieurs musées possèdent d’importantes collections d’estampes de Charles Meryon. À Paris, la Bibliothèque Nationale et le Musée du Louvre conservent tous deux ses œuvres. Hors de France, on peut consulter au Royaume-Uni le British Museum, le Victoria and Albert Museum et le Fitzwilliam Museum de Cambridge, qui peuvent détenir des pièces de Meryon. Aux États-Unis, l’Art Institute of Chicago, le Metropolitan Museum of Art de New York et le Museum of Fine Arts de Boston sont des lieux possibles. Le Los Angeles County Museum of Art et le Minneapolis Institute of Arts peuvent également posséder des œuvres pertinentes. Consultez le catalogue en ligne du musée ou contactez son département des estampes et dessins pour vérifier si des œuvres de Meryon sont exposées ou accessibles en salle d’étude.
  • Qui a été influencé par Charles Meryon ?
    L’influence de Charles Meryon apparaît dans l’œuvre de Félix Bracquemond, qui a enseigné les techniques de l’eau-forte à Edgar Degas et à d’autres artistes. Bracquemond était polyvalent et reconnu pour sa maîtrise technique. Il a parfois représenté la vie urbaine, notamment des scènes du siège de Paris, mais s’intéressait surtout aux études d’animaux. Certaines étaient comiques, comme *Storm Cloud (La Nuée d’orage)*, qui représente un groupe d’oies en onze états différents. L’eau-forte *The Raven* (1854[1]) de Bracquemond témoigne également de l’influence de Meryon. Manet, alors élève de l’atelier de Couture, a peut-être vu l’estampe. Des échos de son *Raven* apparaissent dans l’œuvre de Manet, notamment dans le bec de *The Crossing* et l’ombre autour de la potence. En 1891, Mary Cassatt a commencé une série d’eaux-fortes à plusieurs plaques, combinant aquatinte et pointe sèche, procédé proche de celui de Bracquemond.
  • Qui était Charles Meryon ?
    Charles Meryon (1821[1]-1868[1]) était un artiste français, surtout connu pour ses eaux-fortes de Paris. Il servit dans la Marine française et voyagea dans le Pacifique Sud. Sa carrière navale prit fin à cause de problèmes auditifs. Il se tourna ensuite vers l'art et étudia auprès d'Eugène Bléry. Meryon voulait d'abord être peintre, mais passa à l'eau-forte car le daltonisme rendait la peinture difficile. Ses œuvres les plus connues montrent des vues urbaines de Paris, souvent empreintes de mélancolie ou de macabre. Ses eaux-fortes détaillées saisirent le caractère architectural de Paris avant les rénovations d'Haussmann. Elles comportent souvent des éléments imaginaires ou symboliques. Plus tard, Meryon souffrit de troubles mentaux et fut interné dans un asile, où il mourut. Malgré ses difficultés, ses eaux-fortes lui assurèrent une place dans l'histoire de l'estampe.
  • Pourquoi les œuvres de Charles Meryon sont-elles importantes aujourd’hui ?
    Charles Meryon (1821[1]–1868[1]) est surtout connu pour ses eaux-fortes de Paris. Il a représenté avec minutie l’architecture, l’atmosphère et le tissu urbain de la ville pendant une période de transformations majeures. Ses estampes constituent un témoignage détaillé sur la vie parisienne au milieu du 19e siècle. Sa maîtrise technique de la gravure explique en partie l’intérêt durable qu’il suscite : il excellait dans l’eau-forte, avec une précision et une gamme tonale remarquables. Son œuvre a influencé les générations suivantes de graveurs. Au-delà de leur qualité technique, ses estampes possèdent une vision artistique singulière et confèrent souvent à ses paysages urbains une dimension dramatique et inquiétante. Certains chercheurs estiment que ses difficultés psychiques ont contribué à l’intensité émotionnelle des images. Cette perspective le distingue des autres artistes topographiques. Ses vues de Paris documentent une époque précise, mais explorent aussi des thèmes universels : transformation urbaine, aliénation et rapport entre l’individu et l’environnement bâti, qui résonnent encore aujourd’hui.
  • Quel était le style artistique de Charles Meryon ?
    Le style de Meryon associe la précision documentaire à une atmosphère étrange. Ses eaux-fortes représentent l'architecture avec précision, parfois sous des ciels hallucinatoires.
  • Quelle est la date de naissance de Charles Meryon ?
    Charles Meryon naquit en 1821[1]. Il mourut en 1868[1], à l'âge de 47 ans.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Charles Meryon.

  1. [1] Wikipédia Wikipedia: Charles Meryon Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  2. [2] livre Getty, Getty - Antiquity and Photography Early Views of Ancient Mediterranean Sites Utilisée pour : analyse stylistique.
  3. [3] livre Getty, Getty - Historical Painting Techniques Materials and Studio Practice Utilisée pour : analyse stylistique.
  4. [4] livre Getty, Getty - The Ruins of the Most Beautiful Monuments of Greece Utilisée pour : analyse stylistique.
  5. [5] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.
  6. [6] livre Post-impressionism : cross-currents in European painting Utilisée pour : biographie.
  7. [7] livre Post-impressionism : cross-currents in European painting Utilisée pour : biographie.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 24 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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