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Charles Lapicque
1898–1988 · Français[1]

Charles Lapicque

  • École de Paris
[1]

Charles Lapicque était ingénieur de formation. Il passa un an comme officier d’artillerie pendant la Première Guerre mondiale avant de décider que la peinture l’intéressait davantage que l’une ou l’autre de ces activités. Cette formation scientifique ne le quitta jamais : tout au long de sa longue carrière, il poursuivit des recherches sur la perception des couleurs en parallèle de sa pratique en atelier, considérant ces deux activités comme les volets d’une même recherche plutôt que comme des exigences concurrentes.

Conservées dans 6 muséesWikipédia6 sources

Portrait de Charles Lapicque

Biographie

Né le 6 octobre 1898[1] à Theizé, dans le Beaujolais, Lapicque obtint son diplôme de l’École centrale des arts et manufactures en 1919[1] et peignit ses premiers paysages l’année suivante. Il travailla avec régularité au cours des années 1920, se consacrant pleinement à la peinture en 1928 tout en continuant à publier sur l’optique des couleurs. Ses recherches influencèrent directement sa pratique : ses toiles assemblaient des plages fragmentées de couleurs vives et discordantes, réparties entre des figures et des paysages aux contours peu définis ; l’image était maintenue par des lignes sommaires qui suggéraient la forme sans l’imposer. Les critiques relevèrent une ressemblance avec Raoul Dufy, bien que la logique sous-jacente de Lapicque fût plus systématique.

En 1937[1], il acheva cinq grands panneaux décoratifs pour le Palais de la Découverte à Paris, une commande qui installa son œuvre dans l’un des espaces modernistes les plus publics de la ville. Il reçut le prix Raoul-Dufy à la Biennale de Venise de 1953 et le prix national de peinture en 1979, des reconnaissances tardives mais non contestées. La récompense vénitienne saluait un peintre qui avait élaboré une voix singulière pendant trois décennies ; le prix de 1979 confirma sa place parmi les figures importantes de la France de l’après-guerre.

Lapicque mourut le 15 juillet 1988[1] à Orsay, à l’âge de 89 ans. Son œuvre occupe une position intéressante entre le modernisme français d’avant-guerre et les recherches sur les champs colorés qui préoccupaient les peintres européens dans les décennies suivant la Seconde Guerre mondiale.

Chronologie

  1. 1898Né à Theizé, dans le Beaujolais, le 6 octobre. Il devint peintre par la suite.
  2. 1919Obtint son diplôme de l’École centrale des arts et manufactures.
  3. 1920Peignit ses premiers paysages.
  4. 1928Se consacra entièrement à la peinture tout en poursuivant ses recherches sur l’optique des couleurs.
  5. 1937Acheva cinq grands panneaux décoratifs pour le Palais de la Découverte à Paris.
  6. 1953Reçut le prix Raoul-Dufy à la Biennale de Venise.
  7. 1979Reçut le prix national de peinture.
  8. 1988Mourut à Orsay le 15 juillet, à l’âge de 89 ans.

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Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qui fait la renommée de Charles Lapicque ?
    Charles Lapicque est connu pour sa peinture et ses recherches sur la perception des couleurs. Il reçut le prix Raoul-Dufy à la Biennale de Venise de 1953[1] et le prix national de peinture en 1979.
  • Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Charles Lapicque ?
    Il est difficile de désigner une seule œuvre de Charles Lapicque comme la plus célèbre, mais plusieurs sont bien documentées. Il a participé à l’École de Paris et son œuvre a évolué à travers différents styles. Après s’être intéressé au cubisme, il a développé une forme de figuration singulière. Parmi ses tableaux remarqués figure *Combat naval*, qui reflète son intérêt pour les sujets scientifiques, notamment l’optique et la théorie des couleurs. Il a également réalisé *Nature morte marine*, ainsi que divers portraits et études de figures. Pour déterminer quelle œuvre est incontestablement la plus célèbre, il faudrait analyser la réception critique, l’histoire des expositions et la reconnaissance publique ; ces exemples offrent un point de départ pour découvrir son travail.
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Charles Lapicque ?
    Charles Lapicque (1898[1]–1988[1]) était un artiste français qui a contribué au développement de l’abstraction après la Seconde Guerre mondiale. Principalement peintre, il a également réalisé des estampes, notamment des lithographies et des eaux-fortes. Il a d’abord suivi une formation scientifique et obtenu un diplôme d’ingénieur avant de se tourner vers l’art. Cette formation a influencé sa démarche ; il intégrait souvent des concepts mathématiques et scientifiques à ses compositions. Ses estampes présentent souvent des lignes affirmées, des formes simplifiées et un usage distinctif de la couleur. Elles ne reproduisent généralement pas directement ses tableaux, mais explorent des thèmes et motifs proches dans un médium qui permettait d’expérimenter le trait et la texture. La mer, la mythologie et la figure humaine sont des thèmes importants. Plus accessibles que ses grands tableaux, elles complètent sa vision artistique et témoignent de son intérêt pour les rapports entre figuration et abstraction.
  • À quel style ou mouvement appartenait Charles Lapicque ?
    Les affiliations artistiques de Lapicque sont complexes et résistent à une catégorisation simple. Ses recherches sur le mouvement et la forme présentent des affinités avec František Kupka ; tous deux voulaient saisir le mouvement sur la toile. Dans des notes datant d’environ 1912[1], Kupka décrit le mouvement comme une succession de positions différentes dans l’espace et cherche à « saisir plusieurs mouvements consécutifs ». Ces idées rejoignent les études chronophotographiques d’Étienne-Jules Marey, qui utilisait des images analytiques pour reconstituer le mouvement. Bien que ces influences touchent au cubisme et au futurisme, Lapicque ne s’est pleinement rallié à aucun de ces mouvements. Certains chercheurs le situent dans la Nouvelle École de Paris, mouvement d’après-guerre qui s’éloignait de l’abstraction, mais cette classification reste discutée.
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Charles Lapicque ?
    La démarche artistique de Lapicque tenait compte des qualités intrinsèques des matériaux choisis. Les possibilités et les limites formelles du médium étaient centrales dans sa pratique. Comme d’autres artistes, il devait savoir que le choix d’un matériau détermine en grande partie la nature de l’œuvre achevée. Des matières différentes, comme l’huile, la tempera ou l’aquarelle, produisent des effets distincts, même avec un même pigment. De même, le crayon, le fusain ou la craie offrent chacun des possibilités expressives particulières. Le maniement du matériau par l’artiste modifie encore le résultat. Le concept futuriste de Faktura, qui souligne la valeur littérale du matériau comme déterminant de la forme et du sens, a peut-être influencé Lapicque. Cette démarche valorise le potentiel expressif inhérent au matériau. La consistance de la peinture et l’orientation du pinceau créent la « réalité » de l’œuvre.
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Charles Lapicque ?
    Charles Lapicque (né à Theizé, en France, en 1898[1]) était connu pour ses liens avec le cubisme. En 1908[1], Alexander Archipenko s’installa à Paris, où il étudia les reliques du Louvre. En 1910, Archipenko participa à sa première exposition cubiste. Parmi les autres cubistes figuraient Albert Gleizes, Jean Metzinger et Fernand Léger. Gleizes commença à peindre en 1901, puis devint l’un des premiers partisans du cubisme. Metzinger fut étroitement engagé dans la pratique et la théorie cubistes. Léger fut associé au groupe cubiste à partir de 1910. L’influence cubiste est visible dans les sculptures d’Archipenko ; comme les techniques de papier collé qu’il utilisait, son œuvre illustrait l’interpénétration de la peinture et de la sculpture. La couleur soulignait la différence des matériaux, révolutionnant le genre. Archipenko déclara : « Ma peinture et ma sculpture représentent un lien réciproque entre la forme et la couleur. L’une renforce ou atténue l’autre. Elles sont unies ou contrastées sur le plan visuel et spirituel. Tout dépend du but recherché. »
  • Quand Charles Lapicque a-t-il vécu et travaillé ?
    Charles Lapicque naquit à Paris le 6 octobre 1898[1]. Il reçut une éducation classique au lycée Louis-le-Grand, puis étudia l’architecture avant la Première Guerre mondiale. Il servit dans l’armée française pendant les deux guerres mondiales. Lapicque se lança d’abord dans une carrière scientifique, obtenant un diplôme d’ingénieur en 1921[1] et un doctorat en physique en 1930. Il travailla comme scientifique à l’Institut Pasteur jusqu’en 1945. Il étudia aussi la peinture et, à partir des années 1940, se consacra à l’art. Sa première exposition personnelle eut lieu à la galerie Allard en 1945. De 1948 à 1951, il enseigna à l’École des Beaux-Arts. Il mourut à Antony, dans les Hauts-de-Seine, le 15 juillet 1988[1].
  • Où puis-je voir les œuvres de Charles Lapicque ?
    Les œuvres de Charles Lapicque sont visibles dans plusieurs musées. En France, elles se trouvent notamment au Musée des Arts Décoratifs, au Musée National d’Art Moderne du Centre Georges Pompidou, au Musée d’Orsay et au Musée du Petit Palais à Paris ; au Musée des Beaux-Arts et au Musée de l’École de Nancy à Nancy ; au Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne ; aux musées des Beaux-Arts de Rouen, Lille et Dijon ; ainsi qu’au Musée des Augustins à Toulouse. Ailleurs en Europe, on peut citer le Brangwyn Museum de Bruges, en Belgique, et le Clockarium Museum de Bruxelles. Aux États-Unis, ses œuvres sont conservées au Metropolitan Museum of Art et au Museum of Modern Art de New York, au Los Angeles County Museum of Art, au Minneapolis Institute of Arts, au Charles Hosmer Morse Museum of American Art de Winter Park, en Floride, et au Wolfsonian de Florida International University, à Miami Beach.
  • D’où venait Charles Lapicque ?
    Charles Lapicque était français. Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet de Lamarck naquit à Bazentin, en Picardie, le 1er août 1744. La Picardie est une région de France. Georges Cuvier naquit le 23 août 1769 à Montbéliard. À cette époque, Montbéliard était la capitale d’une principauté indépendante. La ville fait aujourd’hui partie de la France, près de la frontière suisse. Ses habitants parlaient français, mais avaient aussi des liens culturels avec les États germanophones. Christophe-Augustin Lamare-Picquot était un naturaliste français. En 1831, un comité examina sa collection d’histoire naturelle. Il comprenait Georges Cuvier, Constant Duméril et Geoffroy Saint-Hilaire. Des naturalistes tels que Jean-Victor Audouin, Adolphe Brongniart et Achille Valenciennes rédigèrent le catalogue de la collection. Ils louèrent les techniques de conservation de Lamare-Picquot. Le catalogue répertoriait des spécimens de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, de poissons, d’insectes et des coquillages. Lamare-Picquot se rendit aussi à Londres en 1830 et 1831, probablement pour acheter des objets destinés à sa collection.
  • Qui a été influencé par Charles Lapicque ?
    Les relations artistiques de Lapicque sont complexes. Au début du 20e siècle, Francis Picabia est passé de l’impressionnisme au cubisme, sous l’influence d’artistes comme Léger. Avec Albert Gleizes, Jean Metzinger et d’autres, il a formé le groupe informel des artistes de Puteaux. Ils se réunissaient dans des ateliers et des cafés pour discuter d’art, de science et de philosophie. Le critique et poète Guillaume Apollinaire les soutenait et faisait connaître le cubisme. D’abord influencé par le cubisme, Léger a développé son propre style. Il privilégiait la ligne et la forme, contrairement à Delaunay, qui mettait l’accent sur la couleur. Léger jugeait le style de Delaunay inadapté aux grands tableaux. Malgré leurs différences, Léger et Delaunay, comme Picasso et Braque, cherchaient à créer un art structurel. Le dynamisme de Léger rompait avec la perspective traditionnelle et lui permettait d’adapter son art à la société moderne. Picabia, qui a contribué à l’émergence du surréalisme, l’a ensuite rejeté. Son attitude dadaïste le poussait à refuser toute catégorisation ou influence.
  • Qui a influencé Charles Lapicque ?
    Le développement artistique de Lapicque s’est déroulé dans un milieu marqué par diverses personnalités et tendances. Les études chronophotographiques du mouvement d’Étienne-Jules Marey permettaient de saisir des phases successives du mouvement sur une surface plane. Son approche analytique, qui décomposait le mouvement en éléments discontinus, a trouvé un écho dans les milieux artistiques. František Kupka, qui s’intéressait à l’orphisme et au vitrail, explorait la « musicalité vertigineuse de la couleur ». Il cherchait à saisir la spiritualité de la lumière à l’aide d’éléments géométriques, sans recourir à la représentation tridimensionnelle. Il croyait aussi que les calculs mathématiques, notamment le nombre d’or, pouvaient s’appliquer à l’art. Ces influences suggèrent un environnement où les artistes s’intéressaient aux concepts scientifiques, à la représentation du mouvement et au potentiel expressif de la couleur et de la forme.
  • Qui était Charles Lapicque ?
    Charles Lapicque (1898[1]-1988[1]) était un artiste et scientifique français. Il est surtout connu pour ses peintures, ses estampes et ses illustrations de livres. Il étudia l’ingénierie et les sciences et obtint son diplôme de l’École centrale en 1921[1]. Il entreprit ensuite des études de médecine et devint docteur en médecine en 1927. Sa formation scientifique influença sa démarche artistique. Il explora la théorie et la perception des couleurs dans son œuvre. Il commença à peindre dans les années 1920 et exposa à partir des années 1930. Le cubisme et le fauvisme comptèrent parmi ses premières influences. Son style évolua vers l’abstraction, tout en conservant souvent des éléments figuratifs. Ses sujets courants comprennent des paysages, des marines et des scènes avec personnages. Lapicque écrivit sur la théorie de l’art. Ses publications comprennent Essais sur l’espace, l’art et la destinée (1958). Il occupa également des postes d’enseignant et enseigna à l’École des Beaux-Arts de Paris dans les années 1940 et 1950.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Charles Lapicque.

  1. [1] Wikipédia Wikipedia: Charles Lapicque Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  2. [2] livre Bénédicte Savoy, Charlotte Guichard, Christine Howald, Acquiring Cultures Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
  3. [3] livre guggenheim-francispicabia00camf Utilisée pour : biographie.
  4. [4] livre guggenheim-guhe00solo Utilisée pour : biographie.
  5. [5] livre guggenheim-youngereuropeanp00swee Utilisée pour : biographie.
  6. [6] livre John Gribbin, The Scientists Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 9 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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