


![A Nubian Girl standing beside the First[?] Cataract of the Nile (ca. 1839) par Émile Prisse d'Avennes](https://cdn.shopify.com/s/files/1/0833/9292/1935/files/artwork-mile-prisse-d-avennes-a-nubian-girl-standing-beside-the-first-cataract-o.jpg?width=480)

Émile Prisse d'Avennes
Peu de chercheurs européens se sont immergés aussi complètement dans une autre culture qu’Émile Prisse d’Avennes. Arrivé en Égypte en 1827[2], à l’âge de vingt ans, il apprit l’arabe, adopta le nom d’Idriss-effendi, s’habilla à l’égyptienne et consacra les deux décennies suivantes à documenter les monuments, relever les inscriptions et vivre au sein des communautés qu’il étudiait. Les travaux qu’il produisit durant cette période restent une référence en égyptologie.

Biographie
Prisse naquit à Avesnes-sur-Helpe en 1807[2], dans une famille de quelque importance. Après la mort de son père, il étudia le droit, puis changea complètement de voie. Muhammad Ali Pasha l’engagea comme ingénieur civil ; il se servit de ce poste pour couvrir les recherches archéologiques qui l’occupaient réellement. Il était méticuleux et prolifique. Ses dessins de monuments égyptiens et arabes furent réalisés directement d’après les sources, avec une précision qui les distinguait des travaux plus impressionnistes de nombre de ses contemporains.
En 1842[2], il publia son premier grand ensemble d’illustrations architecturales. Son « Oriental Album » parut ensuite, en 1848, avec trente lithographies d’habitants de la vallée du Nil. L’ouvrage monumental « Arabic Art: monuments after Cairo » parut entre 1869 et 1877 sous la forme d’une série de planches chromolithographiques grand format, qui saisissaient les programmes décoratifs de bâtiments depuis modifiés ou détruits. Son dernier ouvrage, « Histoire de l'art égyptien » (1878), synthétisait des décennies de travail de terrain en une histoire illustrée complète.
Prisse emporta également le papyrus Prisse de Thèbes en 1843[2] ; ce document, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France, est considéré comme l’un des plus anciens manuscrits connus. Il mourut à Paris en 1879[2]. Sa documentation de l’architecture égyptienne et islamique conserve toute sa valeur, précisément parce qu’une grande partie de ce qu’il avait consigné n’a pas été préservée intacte.
Chronologie
- 1807Né à Avesnes-sur-Helpe. Il venait d’une famille de quelque importance.
- 1827Arrivé en Égypte à 20 ans. Il apprit l’arabe et adopta le nom d’Idriss-effendi.
- 1842Publia son premier grand ensemble d’illustrations architecturales.
- 1843Emporta le papyrus Prisse de Thèbes. Le document est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France.
- 1848Publia « Oriental Album », qui comprend trente lithographies d’habitants de la vallée du Nil.
- 1869Publia « Arabic Art: monuments after Cairo » sous la forme d’une série de planches chromolithographiques. La publication se poursuivit jusqu’en 1877.
- 1878Publia « Histoire de l'art égyptien », une histoire illustrée complète.
- 1879Mort à Paris à 72 ans. Sa documentation de l’architecture égyptienne et islamique conserve toute sa valeur.
Œuvres majeures
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Où voir les œuvres de l’artiste Émile Prisse d'Avennes
1 musée dans le monde.
5 œuvresVictoria and Albert Museum
London, Royaume-Uni
Tous les jours 10:00–17:45, vendredi 10:00–22:00 · Gratuit
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Questions fréquentes
Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Émile Prisse d'Avennes ?
Émile Prisse d'Avennes (1807[2]-1879[2]) était un égyptologue, artiste et écrivain français, surtout connu pour sa documentation de l’art, de l’architecture et de la culture égyptiens. Il est difficile de désigner une seule œuvre comme la plus célèbre ; parmi ses publications les plus importantes figurent *Oriental Album: Characters, Costumes, and Customs of the Egyptian People* (1840[2]) et *Arab Art* (1877). Son projet le plus ambitieux fut *La Decoration Égyptienne* (1841), une étude détaillée des arts décoratifs égyptiens, comprenant des dessins cotés, des peintures et des descriptions de temples, de tombeaux et d’autres monuments. La documentation méticuleuse et le talent artistique de D'Avennes firent de *La Decoration Égyptienne* une ressource précieuse pour les chercheurs et les artistes qui s’intéressent à l’Égypte ancienne. Son travail a eu un impact considérable sur le développement de l’égyptologie comme discipline et a contribué à promouvoir l’intérêt pour l’art et la culture égyptiens en Europe.Que faut-il savoir sur les reproductions de Émile Prisse d'Avennes ?
Émile Prisse d'Avennes (1807[2]-1879[2]) était un artiste orientaliste, écrivain et égyptologue français. Il est surtout connu pour sa documentation détaillée de l’art et de l’architecture islamiques en Égypte et au Moyen-Orient. Ses estampes reproduisent souvent ses dessins et aquarelles originaux, réalisés initialement au cours de ses voyages dans la région. Il a publié plusieurs ouvrages importants présentant ses œuvres, dont « Oriental Album » (1851[2]-1869[2]) et « L'Art Arabe » (1877). « L'Art Arabe » est particulièrement important : il contient de nombreuses informations sur l’art, l’architecture et le design islamiques. Ses estampes montrent généralement des détails architecturaux, comme des mosaïques, des frises et des panneaux décoratifs. Elles comprennent aussi des scènes de la vie quotidienne, des portraits d’habitants et des représentations de manuscrits islamiques. Prisse d'Avennes cherchait à consigner et à représenter fidèlement le patrimoine artistique du monde islamique. Son œuvre est appréciée pour sa valeur historique et artistique ; elle apporte un éclairage précieux sur une culture alors peu connue en Europe. Ses estampes sont admirées pour leur précision, leur exactitude et leur qualité artistique.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Émile Prisse d'Avennes ?
Faute de documentation précise sur les méthodes d’Émile Prisse d'Avennes, on peut se tourner vers les techniques générales de peinture du 19e siècle. À partir du 17e siècle, les manuels et encyclopédies destinés aux artistes se sont multipliés. Ces publications enseignaient l’emploi de techniques comme la tempera, la fresque, la miniature, la peinture à l’huile, l’émail et la peinture sur porcelaine. Certaines abordaient aussi l’encaustique, ou peinture à la cire chaude. La peinture à l’huile était considérée comme une méthode relativement nouvelle et la préparation du médium posait souvent problème. De nombreux artistes mélangeaient de l’huile de noix à du blanc de plomb, qu’ils épaississaient au soleil. Pour sécher une couche de blanc de plomb, les peintres mélangeaient le pigment à de l’essence de térébenthine, dont l’évaporation accélérait le séchage. Pour peindre sur toile, on tendait celle-ci, on la lissait à la pierre ponce, on l’encollait et on lui appliquait une double préparation. La première était colorée à l’ombre naturelle et au brun rouge ; la seconde, au blanc de plomb et au noir de carbone, pour obtenir du gris.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Émile Prisse d'Avennes ?
Émile Prisse d'Avennes (1807[2]-1879[2]) était un égyptologue, artiste et écrivain français. Il est connu pour sa vaste documentation sur l’art, l’architecture et la culture égyptiens, en particulier au 19e siècle. Il se rendit plusieurs fois en Égypte, à commencer par 1826[2]. Au cours de ces voyages, il étudia les hiéroglyphes, releva des monuments et collecta des objets. Son œuvre la plus importante est *Histoire de l'art égyptien d'après les monuments, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la domination romaine* (1878), une étude complète de l’art égyptien. Il réalisa également des dessins et des reconstitutions architecturales détaillés, qui se sont révélés précieux pour les chercheurs. Son travail contribua fortement à l’intérêt croissant de l’Europe pour l’égyptologie. Ses publications contribuèrent à diffuser les connaissances sur l’Égypte ancienne et influencèrent aussi les tendances artistiques et le design. Sa méthode de documentation méticuleuse établit une norme élevée pour les futurs égyptologues.Quand Émile Prisse d'Avennes a-t-il vécu et travaillé ?
Émile Prisse d'Avennes était actif au 19e siècle. L’archéologue Gaston Maspero, né à Paris en 1846[2], maîtrisait les hiéroglyphes égyptiens à l’âge de dix-neuf ans. À vingt-trois ans, il devint professeur d’égyptologie à l’École des hautes études, l’école supérieure de l’Université de Paris. Quatre ans plus tard, il fut choisi pour occuper la chaire d’égyptologie au Collège de France, à Paris. Maspero se rendit pour la première fois en Égypte à l’âge de trente et un ans. De 1881 à 1886, il dirigea le Service des antiquités et le musée de Bulaq. Il retourna en Égypte en 1899 pour reprendre son ancien poste de directeur du Service des antiquités, puis démissionna quinze ans plus tard en raison de sa santé déclinante. Maspero mourut en 1916.Où puis-je voir les œuvres de Émile Prisse d'Avennes ?
Les œuvres d’Émile Prisse d'Avennes sont visibles dans plusieurs collections publiques, notamment au British Museum de Londres et à la Bibliothèque nationale de Paris. D’autres musées possèdent des collections pertinentes : le Musée du Louvre (Paris), le Victoria and Albert Museum[1] (Londres) et les National Museums of Scotland (Édimbourg). Le Musée Guimet et le Musée Cernuschi, tous deux à Paris, conservent également des œuvres apparentées. Le Guimet, ou Musée national des Arts asiatiques-Guimet, se trouve au 6, place d’Iéna, 75116 Paris. Le Cernuschi est au 7, avenue Velasquez, 75008 Paris. Le Musée Cernuschi possède une collection diversifiée d’art chinois ancien. Le Royal Ontario Museum de Toronto détient aussi des œuvres pertinentes, tout comme le Middle East Culture Centre de Tokyo.Qui a été influencé par Émile Prisse d'Avennes ?
Les publications d’Émile Prisse d'Avennes ont influencé des historiens et des penseurs tels que Violet-le-Duc, Riegl et Choisy. Ses livres somptueux et de grand format, dont *L'art arabe d'apres les monuments du Kaire depuis le VIIe siecle jusqu'a la fin du XVIIIe* (1869[2]-1877[2]) et *La décoration arabe* (1887), comportaient des planches en couleur qui soulignaient la polychromie du décor architectural islamique. Ils contenaient des relevés, des plans et des élévations précis, accompagnés de nombreux détails et panneaux ornementaux. Prisse d'Avennes espérait que son travail fournirait aux arts décoratifs et à l’architecture modernes des matériaux permettant de « renoncer à la banalité ». Il documentait les bâtiments avec les habitants, les transformant en objets du « regard » ethnographique. Il croyait que la civilisation musulmane du Caire avait été créée par le Coran, représentation fidèle des aspirations, des idées et des mœurs des races sémitiques. Il considérait les différences stylistiques entre les œuvres de diverses races régies par la loi musulmane comme des modes variés d’un même art, puisque les principes qui les inspiraient provenaient tous de la même source.Qui était Émile Prisse d'Avennes ?
Émile Prisse d'Avennes (1807[2]-1879[2]) était un égyptologue, artiste et écrivain français. Il est connu pour ses études de l’art, de l’architecture et des hiéroglyphes égyptiens. Il se rendit fréquemment en Égypte pour y documenter les monuments et la culture. Son travail visait à consigner et interpréter la civilisation égyptienne. Ses publications comprennent des illustrations et des descriptions détaillées de sites égyptiens. Ces ressources contribuèrent au développement de l’égyptologie au 19e siècle. Les monuments et la culture de l’Égypte ancienne gagnèrent en popularité en Europe après la publication de *Description de l’Égypte*. Jean-François Champollion déchiffra les hiéroglyphes de la pierre de Rosette et présenta son mémoire en 1822[2]. Les travaux de D'Avennes, de Champollion et d’autres contribuèrent à faire progresser la compréhension de l’Égypte ancienne. Ces efforts continuent d’éclairer les égyptologues aujourd’hui.Pourquoi les œuvres de Émile Prisse d'Avennes sont-elles importantes aujourd’hui ?
Les œuvres d’Émile Prisse d'Avennes sont importantes pour leur contribution à l’étude de l’art et de l’architecture islamiques. Ses dessins et relevés documentent utilement les monuments et les traditions artistiques égyptiens du milieu du 19e siècle. Ses publications, telles que « Oriental Album » (1851[2]-1869[2]) et « La Decoration Arabe » (1885), ont rendu l’art du Proche-Orient plus accessible au public occidental. Elles offrent des relevés visuels détaillés de détails architecturaux, de motifs décoratifs et de styles artistiques. Cette documentation est particulièrement importante, car nombre des sites et des objets qu’il a consignés ont depuis été modifiés, endommagés ou perdus. Son œuvre invite également à réfléchir à la façon dont le public occidental perçoit le Proche-Orient. Selon certains chercheurs, comprendre les perspectives contemporaines et les jugements esthétiques peut rendre les monuments historiques plus accessibles. Les images de Prisse d'Avennes éclairent la culture visuelle de son époque et la manière dont un artiste européen l’interprétait. Ses études détaillées de l’art islamique contribuent à une compréhension plus large des échanges culturels et des traditions artistiques.Comment Émile Prisse d'Avennes est-il mort ?
La mort de Émile Prisse d'Avennes est survenue en 1879[2] à l’âge de 72 ans.
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Émile Prisse d'Avennes.
- [1] musée Victoria and Albert Museum Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
- [2] Wikipédia Wikipedia: Émile Prisse d'Avennes Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [3] livre Bénédicte Savoy, Charlotte Guichard, Christine Howald, Acquiring Cultures Utilisée pour : biographie.
- [4] livre Julian Heath, Archaeology Hotspot Egypt Utilisée pour : biographie.
- [5] livre Harding, James, Artistes pompiers : French academic art in the 19th century Utilisée pour : biographie.
- [6] livre Getty, Getty - Antiquity and Photography Early Views of Ancient Mediterranean Sites Utilisée pour : analyse stylistique.
- [7] livre Getty, Getty - The Ruins of the Most Beautiful Monuments of Greece Utilisée pour : biographie.
- [8] livre Getty, Getty - The Topkapi Scroll Geometry and Ornament in Islamic Architecture Utilisée pour : analyse stylistique.
- [9] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.
- [10] livre Auji, Hala, Printing Arab Modernity: Book Culture and The American Press in Nineteenth-Century Beirut Utilisée pour : analyse stylistique.
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