
Charles Hayter
- Portrait
Charles Hayter exposa 113 miniatures de portraits à la Royal Academy entre 1786[1] et 1832, signe d’une carrière d’une constance inhabituelle. Il était surtout connu pour la justesse de ses ressemblances, exactement ce que recherchaient les familles aisées de l’époque géorgienne lorsqu’elles commandaient un portrait[1] : un visage rendu avec autant de précision que le rang social qu’il suggérait.

Biographie
Charles Hayter naquit le 24 février 1761[1] à Shaftesbury, dans le Dorset. Il se forma d’abord auprès de son père, architecte et constructeur originaire du Hampshire, avant de s’inscrire vers 1786[1] aux écoles de la Royal Academy. Il travaillait à Londres et séjourna aussi dans l’Essex et à Winchester. Le Victoria and Albert Museum conserve un album de 443 études de ses portraits miniatures.
Son poste le plus prestigieux fut lié à l’enseignement : il devint professeur de perspective et de dessin auprès de la princesse Charlotte de Galles (1796[1]–1817[1]), héritière présomptive du trône britannique. Hayter était aussi un théoricien pragmatique. Son ouvrage de 1813, An Introduction to Perspective, Adapted to the Capacities of Youth, rendit le sujet accessible à un public plus large ; A New Practical Treatise on the Three Primitive Colours (1826) présentait la théorie des couleurs avec la même clarté.
Son fils Sir George Hayter (1792[1]–1871[1]) dépassa ensuite son père en notoriété publique, réalisant de grandes peintures historiques et des portraits pour la Couronne. Un second fils, John Hayter (1800–1895), peignait également ; sa fille Anne était miniaturiste. Charles Hayter mourut le 1er décembre 1835[1] à Marylebone, Londres.
Chronologie
- 1761Né le 24 février à Shaftesbury, dans le Dorset. Son père était architecte et constructeur originaire du Hampshire.
- 1786S’inscrivit vers cette période aux écoles de la Royal Academy, à Londres, et commença également à exposer à la Royal Academy.
- 1786Commence à exposer des miniatures de portraits à la Royal Academy de Londres.
- 1813Publia An Introduction to Perspective, Adapted to the Capacities of Youth.
- 1826Publia A New Practical Treatise on the Three Primitive Colours.
- 1832Exposa pour la dernière fois à la Royal Academy, à Londres.
- 1835Mourut le 1er décembre à Marylebone, Londres, à l’âge de 74 ans.
Œuvres majeures
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qui fait la renommée de Charles Hayter ?
Charles Hayter exposa 113 miniatures de portraits à la Royal Academy entre 1786[1] et 1832. Il était connu pour la justesse de ses ressemblances, très appréciée des familles aisées de l’époque géorgienne.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Charles Hayter ?
Charles Hayter (1761[1]–1835[1]) est surtout connu pour ses manuels de dessin et de perspective. Son *An Introduction to Perspective* (1813[1]) a connu une troisième édition dès 1815. L’ouvrage présentait le sujet au moyen d’une série de leçons pratiques plutôt que d’une théorie mathématique. Son *A New Practical Treatise on Three Primitive Colours Assumed as a Perfect System of Rudimentary Information* a paru en 1830. Hayter a également été portraitiste, principalement au crayon. Il a été nommé professeur de perspective de la princesse Charlotte. Son fils, Sir George Hayter, est lui aussi devenu un peintre reconnu, spécialisé dans le portrait[1] et les sujets historiques. Charles Hayter a exposé à la Royal Academy, mais ses manuels, surtout *An Introduction to Perspective*, sont considérés comme sa contribution majeure. Ils ont fortement influencé l’enseignement artistique britannique au début du 19e siècle.À quel style ou mouvement appartenait Charles Hayter ?
Il est difficile de rattacher Charles Hayter à un style ou à un mouvement unique. Il a travaillé comme aquafortiste, graveur et estampeur des années 1930 aux années 1980, période marquée par plusieurs tendances artistiques. Certains chercheurs rapprochent sa méthode de celle de graveurs plus anciens comme Albrecht Dürer. Comme lui, Hayter utilisait le hachurage pour définir les formes. Vue à la loupe, sa touche a aussi été comparée à celle des impressionnistes, pour sa liberté et sa vigueur apparentes. D’autres le rapprochent de Frans Hals et de Gian Lorenzo Bernini, qui cherchaient à saisir leurs modèles en mouvement. Ces artistes voulaient rendre la vitalité et la personnalité du modèle par le mouvement et l’activité plutôt que par une pose immobile. Ce rapprochement reste toutefois fragile et davantage d’informations sont nécessaires pour trancher.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Charles Hayter ?
Charles Hayter utilisait diverses techniques et matières pour ses œuvres en bronze. Il coulait souvent les sculptures en plusieurs sections, puis les soudait. Il se servait pour cela d’un poste TIG à onduleur et privilégiait une méthode douce, « au crochet », afin d’éviter tensions et porosité, surtout avec des alliages différents. Il employait généralement des baguettes de soudage en bronze au silicium. Hayter fabriquait souvent ses alliages à partir de matières premières ou de ferraille recyclée et ajustait la fonte au besoin. Il évitait autant que possible le zinc en raison des difficultés de soudage et des risques pour la santé. Pour la ciselure détaillée, il préférait un alliage semblable à ceux des canons de la Renaissance : 90 % de cuivre et 10 % d’étain. Il utilisait des fours à gaz et des foyers ouverts au charbon de bois pour la fonte. Le foyer permettait de mieux contrôler la température et l’atmosphère. Il expérimentait également les matériaux de moulage, mêlant parfois des recettes historiques d’argile et de poudres inertes à des coques céramiques. Il fabriquait souvent ses cires avec de la cire d’abeille, de la résine de pin et des pigments de terre. La patine était tout aussi expérimentale et comportait plusieurs couches de produits chimiques différents.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Charles Hayter ?
Charles Hayter (actif au début du 19e siècle) était un officier britannique et collectionneur d’art, connu pour avoir exposé en 1841 un tableau attribué à Jan van Eyck à l’exposition « Ancient Masters » de la British[1] Institution. Son activité dans le monde de l’art ne se limitait pas aux expositions. Vers 1840, il a posé pour un portrait[1] de William Salter, qui travaillait alors à une grande scène de banquet réunissant plusieurs personnages, dont Hayter. Salter a ensuite réalisé des portraits individuels à l’huile de ces convives. Le portrait de Hayter le montre en veste de cavalerie écarlate, tenant son épée et son casque. Il a choisi d’exposer son Van Eyck à la British Institution après une période d’absence de Londres. L’exposition lui offrait l’occasion de faire connaître le tableau, qu’il cherchait apparemment à vendre.Où puis-je voir les œuvres de Charles Hayter ?
Des œuvres de Charles Hayter sont conservées dans plusieurs musées importants. Aux États-Unis, elles se trouvent notamment au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), au Metropolitan Museum of Art de New York, au Minneapolis Institute of Arts, au Museum of Modern Art, également à New York, au Charles Hosmer Morse Museum of American Art de Winter Park, en Floride, au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond et au Wolfsonian de Florida International University, à Miami Beach. Au Royaume-Uni, ses œuvres sont visibles au Victoria & Albert Museum de Londres, au Brighton Museum & Art Gallery, au Geffrye Museum de Londres, à la Manchester Art Gallery et aux National Museums of Scotland, Royal Museum, à Édimbourg. Le Bakelite Museum de Williton conserve également des œuvres. Le Royal Ontario Museum de Toronto, au Canada, possède aussi des pièces de Hayter.Qui a été influencé par Charles Hayter ?
L’influence de Charles Hayter est complexe. Il a tenté de faire revivre les méthodes d’enseignement des anciens maîtres, mais ses élèves ont développé des styles très différents du sien. Son apport à l’éducation artistique et sa défense des droits des artistes contribuent à son influence. Il défendait l’utilisation de modèles vivants et encourageait l’enseignement artistique. Il plaidait aussi pour le soutien public aux arts, notamment en commandant à des artistes la décoration des Houses of Parliament et en créant des Schools of Design pour améliorer la production britannique. Le peintre et universitaire William Dyce a été influencé par le style du Quattrocento tout en intégrant des éléments du naturalisme contemporain ; son travail montre aussi des influences du renouveau allemand. Certains jugeaient Hayter obstiné, mais ses efforts ont contribué au climat artistique de son époque. Des peintres comme Maclise et Arthur Hughes témoignent de son exemple.Qui a influencé Charles Hayter ?
Charles Hayter a commencé sa carrière sans maître officiel. Il s’est tourné vers l’art du passé et a copié la gravure de Marcantonio Raimondi d’après The Battle of Pisa de Michel-Ange, alors qu’il était brièvement suspendu de ses études à Somerset House. Hayter défendait le « grand style ». Il a réuni une école autour de lui, peut-être parce qu’il avait lui-même manqué d’un maître pendant sa formation. Il élaborait des théories avancées sur la comparaison anatomique et était considéré comme un professeur fascinant. Ses contemporains l’ont également influencé. Il travaillait à une époque où les artistes britanniques s’éloignaient des systèmes artistiques conventionnels et recherchaient un naturalisme accru et les effets de la lumière du jour. Il admirait de nombreux artistes, mais rares étaient ceux qui suscitaient toute sa sympathie ou dont il aurait voulu suivre l’enseignement. Il cherchait à acquérir le pouvoir de créer un art qui toucherait profondément le public.Pourquoi les œuvres de Charles Hayter sont-elles importantes aujourd’hui ?
Charles Hayter (1761[1]–1835[1]) était un artiste, enseignant et inventeur britannique. Il est surtout connu pour ses travaux sur la perspective et pour avoir perfectionné un auxiliaire destiné aux artistes, le « perspectographe ». Son *A New Practical Treatise on Three Dimensional Perspective* (1813[1]) exposait son système, qui simplifiait la compréhension et l’application des principes de perspective pour les artistes et les élèves. Sa méthode s’appuyait sur des schémas géométriques et des explications claires, rendant la perspective accessible à un public plus large. Hayter a également créé le perspectographe, un dispositif mécanique aidant les artistes à représenter précisément des objets en trois dimensions sur une surface plane. Sa version améliorée était plus pratique et plus facile à utiliser. Aujourd’hui, son œuvre reste importante : son traité est une ressource utile pour apprendre la perspective, son perspectographe marque une étape dans l’histoire des techniques artistiques, et ses contributions illustrent les liens entre art, science et enseignement au 19e siècle.Comment Charles Hayter est-il mort ?
La mort de Charles Hayter est survenue en 1835[1] à l’âge de 74 ans.
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Charles Hayter.
- [1] Wikipédia Wikipedia: Charles Hayter Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [2] livre Carola Hicks, Girl in a Green Gown Utilisée pour : analyse stylistique.
- [3] livre Palmer, Allison Lee, Historical Dictionary of Neoclassical Art and Architecture Utilisée pour : biographie.
- [4] livre Milam, Jennifer Dawn, Historical Dictionary of Rococo Art Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
- [5] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.
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