
Charles Atamian
- Portrait
Charles Garabed Atamian naquit à Istanbul en 1872[1], au sein de la communauté arménienne de l’Empire ottoman. Il survécut aux massacres hamidiens de 1894[1]-96 et finit par rejoindre Paris, où il se forma à San Lazzaro degli Armeni puis mena pendant cinq décennies une carrière de paysagiste et peintre de scènes côtières dans les Salons français.

Biographie
Sa première exposition publique importante eut lieu au Salon d’Automne en 1903[1]. Il exposa ensuite régulièrement à la Société Nationale des Beaux-Arts de 1913 à 1945, ainsi qu’au Salon des Indépendants à partir de 1938. En 1929-30, il exposa à l’international à Tokyo et Osaka, une audience inhabituelle pour un peintre parisien de sa génération.
Atamian peignait dans la tradition postimpressionniste : scènes côtières de l’Atlantique et de la Méditerranée françaises, à Saint-Jean-de-Luz, Nice et Saint-Gilles, rendues par une technique fluide et saturée de lumière, offerte aux artistes venus d’ailleurs par la modernité française et qu’ils firent leur. Ses sujets étaient calmes : ports, plages, eaux baignées de soleil.
Sa carrière s’inscrit dans l’histoire plus large des artistes arméniens ottomans qui migrèrent à Paris au tournant du vingtième siècle, formant un réseau informel de peintres, sculpteurs et écrivains qui transposèrent leur identité culturelle dans le contexte français. Atamian continua d’exposer jusqu’au milieu des années 1940[1] et mourut à Paris en 1947[1].
Chronologie
- 1872Naissance à Istanbul, au sein de la communauté arménienne de l’Empire ottoman.
- 1894Survie aux massacres hamidiens (1894-96).
- 1903Première exposition publique importante au Salon d’Automne de Paris.
- 1913Début de ses expositions régulières à la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris.
- 1929Exposition internationale à Tokyo.
- 1930Exposition internationale à Osaka.
- 1938Début des expositions au Salon des Indépendants.
- 1945Dernière exposition à la Société Nationale des Beaux-Arts.
- 1947Mort à Paris à 75 ans.
Œuvres majeures
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qui fait la renommée de Charles Atamian ?
Atamian est connu pour ses tableaux postimpressionnistes, notamment ses scènes côtières de l’Atlantique et de la Méditerranée françaises. Ses sujets comprennent ports, plages et eaux ensoleillées.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Charles Atamian ?
Il est difficile de désigner une seule œuvre comme la « plus célèbre » de Charles Atamian, car les sources mettent en avant différents tableaux. Une comparaison en suggère plusieurs. « Decollazione del Battista » (John Beheaded), huile sur toile de 361 cm × 520 cm située à l’oratoire de la co-cathédrale Saint-Jean de La Valette, en est une. Peinte en 1608, c’est une œuvre de grande taille et bien connue. Parmi les autres possibilités figurent « Ritratto di Wignacourt con paggio » (Wignacourt & Page), huile sur toile de 195 cm × 134 cm réalisée en 1608 et conservée au Musée du Louvre à Paris ; et « San Girolamo scrivente » (Jerome III Malta), huile sur toile de 117 cm × 157 cm datant de 1607, située au musée de la co-cathédrale Saint-Jean de La Valette. D’autres œuvres comprennent « Ritratto di un cavaliere di Malta » (Antonio Martelli), « Amorino dormiente » (Love Sleeping), « San Giovannino alla fonte » (John in the Wild VI Malta), « Annunciazione », « Seppellimento di Santa Lucia » (Lucy’s Burial), « Resurrezione di Lazzaro » (Lazarus Raised) et deux versions d’« Adorazione dei pastori » (Nativity I Messina et Nativity II ex Palermo).Que faut-il savoir sur les reproductions de Charles Atamian ?
Pour examiner les estampes de Charles Atamian, il est utile de connaître quelques notions de base. Les estampes originales, comme les gravures sur bois, linogravures et lithographies, sont réalisées à la main : l’artiste crée directement l’image sur une plaque, une planche, une pierre ou un écran. Cette intervention directe fait de chaque épreuve un original. Ces estampes sont souvent vendues en tirages limités et coûtent plus cher que les affiches ou reproductions. Limiter un tirage est un choix de l’artiste, non une nécessité technique. Bien que la pratique ne soit pas encadrée par la loi, le tirage suit une convention établie. Le numéro figure en bas à gauche de la marge, le titre au centre et la signature à droite. La description du tirage est toujours inscrite au crayon. Les estampes en édition limitée sont numérotées (par exemple, 12/25 signifie qu’il s’agit de la 12e épreuve sur 25). L’artiste décide du nombre d’épreuves. Certains artistes réalisent aussi des épreuves d’artiste, marquées « AP » après la numérotation.À quel style ou mouvement appartenait Charles Atamian ?
Il est difficile de rattacher Charles Atamian à un style unique. Ses origines arméniennes l’exposèrent à un mélange de formes culturelles. Certains chercheurs ont relevé des liens entre le basculement des surfaces et l’impression de projection dans l’espace du spectateur dans certaines œuvres photographiques, et le cubisme. Ce mouvement du début du 20e siècle analyse, décompose et recompose les objets sous une forme abstraite ; au lieu de les représenter d’un seul point de vue, l’artiste présente le sujet sous plusieurs angles pour le replacer dans un contexte plus large. Sans examen plus approfondi de l’œuvre d’Atamian, il est difficile de formuler des conclusions définitives sur son style ou son mouvement. Il faudrait approfondir les recherches sur ses influences et techniques pour le situer avec exactitude dans l’histoire de l’art.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Charles Atamian ?
Les renseignements sur les techniques et matériaux de Charles Atamian sont rares. Certaines sources éclairent toutefois les matériaux d’autres artistes de mouvements voisins. Certains appliquent plusieurs couches de résine polyester teintée sur une plaque de verre cirée, construisant ainsi la peinture. Ils laminent ensuite une couche de tissu de fibre de verre sur la résine, puis ajoutent d’autres couches de résine. La feuille obtenue est retirée ; on conserve parfois ses bords irréguliers et on les encadre de résine transparente pour laisser la lumière illuminer les couleurs. D’autres utilisent huile, époxy, polystyrène et fibre de verre pour créer des œuvres en trois dimensions. Ils peuvent assembler des courbes élaborées par fils, agrafes ou renforts, puis les pulvériser de métal en fusion et les enfermer dans un moule en fibre de verre. La forme intérieure est retirée, remplacée par de la résine pulvérisée et de la fibre de verre, puis ajustée après moulage. Les peintures de qualité pour artistes sont toujours préférables. On utilise souvent des pinceaux en langue de chat et plats, du petit au grand format, en poils de porc. Les supports comprennent du MDF enduit de gesso, une toile apprêtée collée sur du MDF et une toile apprêtée.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Charles Atamian ?
Charles Atamian (1872[1]-1947[1]) était un artiste né dans l’Empire ottoman, d’origine arménienne, qui passa une grande partie de sa carrière à Paris et à Londres. Il explora différents genres, mais est surtout reconnu pour ses portraits. Vivant et travaillant dans des centres cosmopolites, il fréquenta des cercles artistiques comprenant James McNeill Whistler et John Singer Sargent. Il exposa notamment au Salon des Indépendants, à la Royal Academy et à la Royal Society of Portrait Painters. Parmi ses modèles figuraient des personnalités de la société, des intellectuels et d’autres artistes. Son style témoigne d’une formation académique, avec une attention au détail, à la composition et aux jeux de lumière. Ses portraits restituaient la ressemblance tout en cherchant à exprimer le caractère et le statut social des modèles. Il travailla aussi comme illustrateur, créant des images pour des livres et des magazines.Où puis-je voir les œuvres de Charles Atamian ?
Les œuvres de Charles Atamian sont visibles dans plusieurs musées. Aux États-Unis : Charles Hosmer Morse Museum of American Art (Winter Park, Floride), Los Angeles County Museum of Art (Los Angeles), Metropolitan Museum of Art (New York), Minneapolis Institute of Arts, Museum of Modern Art (New York), Virginia Museum of Fine Arts (Richmond) et Wolfsonian at Florida International University (Miami Beach). Au Canada, son art est visible au Royal Ontario Museum (Toronto). Au Royaume-Uni, on peut voir ses œuvres au Bakelite Museum (Williton), Brighton Museum & Art Gallery, Geffrye Museum (Londres), Manchester Art Gallery, National Museums of Scotland et Victoria & Albert Museum (Londres). En Belgique, ses œuvres figurent au Brangwyn Museum (Bruges) et au Clockarium Museum (Bruxelles). En France, on peut en voir au Musée d’Art et d’Industrie (Roubaix), au Musée de l’École de Nancy, au Musée des Arts Décoratifs (Paris) et au Musée des Beaux-Arts (Nancy).Qui a été influencé par Charles Atamian ?
Il est difficile de désigner les personnes que Charles Atamian a influencées directement. Les recherches sur les artistes influencés par Henri Matisse peuvent toutefois donner des liens indirects. Max Weber découvrit le cubisme après avoir découvert l’art moderne par l’enseignement de Matisse et étudié Cézanne sous sa direction. Les cours de Matisse conduisirent Patrick Henry Bruce et Arthur Burdett Frost, Jr à l’abstraction et à l’usage de la couleur pure. Vers 1916[1], les leçons de Matisse sur l’emploi de la couleur en aplats influencèrent André Lhote et l’aidèrent à développer une forme de cubisme synthétique. Selon Meyer, des artistes américains tirent de Matisse les idées de composition couvrant toute la surface, de couleur définissant l’espace, d’abstraction à partir de la nature, de puissance décorative et du noir employé à la fois comme couleur et lumière. Grace Hartigan fut influencée par ses tableaux, notamment *Bather by a River* et *Variation on a Still Life by de Heem*.Qui a influencé Charles Atamian ?
Le développement artistique de Charles Atamian fut influencé par plusieurs sources. Paul Cézanne, Arshile Gorky et Henri Matisse marquèrent son travail. Dans les années 1940[1], Atamian étudia Matisse et suivit son œuvre. Il fut attiré par le dessin cubiste analytique. Vers 1950-51, Pollock, de Kooning et Rothko devinrent ses mentors. En 1951, il vit l’exposition de Gorky au Whitney, sur Eighth Street, qui l’impressionna énormément. Il avait déjà été attiré par Kandinsky et le saut représenté par Gorky lui parut parfaitement logique. Atamian vit également de nombreuses œuvres de Pollock des années 1940, ainsi que ses peintures ultérieures à l’émail réticulé. Les artistes de la New York School venaient d’influences variées et avaient développé leurs propres démarches. Il rendit visite à des artistes comme Gottlieb, Stamos, Reinhardt et Baziotes, et fut intrigué par les Veils et Unfurleds de Louis ainsi que par les cibles et chevrons de Noland.Quel était le style artistique de Charles Atamian ?
Atamian peignait dans la tradition postimpressionniste. Il utilisait une technique fluide et saturée de lumière pour rendre les scènes côtières.Comment Charles Atamian est-il mort ?
La mort de Charles Atamian est survenue en 1947[1] à l’âge de 75 ans.
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Charles Atamian.
- [1] Wikipédia Wikipedia: Charles Atamian Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [2] livre Doss, Erika, 1956-, Benton, Pollock, and the politics of modernism : from regionalism to abstract expressionism Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
- [3] livre Graham-Dixon, Andrew, Caravaggio : a life sacred and profane Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
- [4] livre Masterpieces of western art : a history of art in 900 individual studies from the Gothic to the present day Utilisée pour : biographie.
- [5] livre Post-impressionism : cross-currents in European painting Utilisée pour : biographie.
- [6] livre Landauer, Susan, The not-so-still life : a century of California painting and sculpture Utilisée pour : biographie.
- [7] livre 1892-1968, Panofsky, Erwin,, Tomb sculpture: four lectures on its changing aspects from ancient Egypt to Bernini Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
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