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Self Portrait par Ary Scheffer
1796–1858 · Néerlandais[4]

Ary Scheffer

Scheffer s’impose tôt dans la société parisienne : en 1822[4], il est nommé professeur de dessin des enfants de Louis Philippe I, poste qui lui apporte une sécurité financière et l’accès aux plus hautes sphères de la vie politique française. Né à Dordrecht en 1795, il étudie auprès de Pierre-Narcisse Guérin à l’École des Beaux-Arts après son arrivée à Paris à l’adolescence et commence à exposer au Salon dès 1812.

Conservées dans 51 musées[1]Wikipédia12 sources

Portrait de Ary Scheffer

Biographie

Ses tableaux les plus connus s’inspirent de sources littéraires : les scènes de Dante, Goethe et Byron donnent à ses toiles un caractère mélancolique et méditatif. Francesca da Rimini (1836[4]) et Christus Consolator (1836) comptent parmi les œuvres les plus reproduites de leur époque, même si les critiques relèvent une retenue classique et froide derrière leurs sujets romantiques. En parallèle, il réalise environ 500 portraits de figures culturelles de son temps, notamment Chopin, Liszt et Charles Dickens.

Son engagement politique n’est pas seulement décoratif. En 1830[4], il se rend à Orléans pour exhorter Louis Philippe à résister à Charles X. Les révolutions de 1848 le désillusionnent. Après 1846, Scheffer se retire des expositions publiques, mais continue à peindre en privé jusqu’à sa mort à Argenteuil en 1858[9]","author":null,"year":null,"publisher":null,"type":"wikipedia","url":"https://en.wikipedia.org/wiki/Ary_Scheffer","used_for":"biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité"}">[4]. Son atelier parisien de la rue Chaptal, où il avait reçu des figures majeures du romantisme, est ensuite transformé en Musée de la Vie Romantique.

Chronologie

  1. 1796Né à Dordrecht
  2. 1812Commence à exposer au Salon de Paris
  3. 1822Est nommé professeur de dessin des enfants de Louis Philippe I
  4. 1830Se rend à Orléans pour exhorter Louis Philippe à résister à Charles X
  5. 1836Peint Francesca da Rimini
  6. 1836Peint Christus Consolator
  7. 1846Se retire des expositions publiques
  8. 1858Meurt à Argenteuil à l’âge de 62 ans

Où voir les œuvres de l’artiste Ary Scheffer

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Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qui fait la renommée de Ary Scheffer ?
    Ary Scheffer[9] est connu pour ses tableaux inspirés de sources littéraires, notamment des scènes de Dante, Goethe et Byron. Francesca da Rimini et Christus Consolator sont largement reproduits. Il réalise aussi environ 500 portraits de figures culturelles comme Chopin, Liszt et Charles Dickens.
  • Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Ary Scheffer ?
    Il est difficile de désigner une seule œuvre comme la plus célèbre d’Ary Scheffer[9], mais plusieurs tableaux sont souvent cités. Il connut un grand succès de son vivant, notamment grâce à ses sujets sentimentaux et religieux. Il réalisa de nombreux portraits de personnalités, dont la reine Marie Amélie, qui accrurent sa notoriété. Deux tableaux reviennent souvent dans les discussions sur son œuvre : *The Mignons Regret* (1836[4]), inspiré de *Wilhelm Meister's Apprenticeship* de Goethe, et *Christus Consolator* (1837). Ces œuvres illustrent son style, qui associait thèmes romantiques et technique académique raffinée, et reflètent les goûts littéraires et religieux de l’époque. Parmi ses autres œuvres importantes figurent ses représentations de Francesca da Rimini et ses nombreuses versions du Christ et de saint Augustine. La popularité de ses tableaux fluctua après sa mort, mais son travail reste un exemple intéressant de l’art académique du 19e siècle.
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Ary Scheffer ?
    Les tableaux d’Ary Scheffer[9] étaient souvent reproduits sous forme d’estampes, pratique courante à l’époque victorienne qui augmentait la visibilité des artistes et élargissait leur public. Les marchands d’estampes de l’époque donnent quelques indications sur les types d’épreuves produites. Les épreuves d’artiste, par exemple, ne comportaient pas de titre gravé. Elles portaient plutôt une marque d’association dans la marge inférieure gauche, et la mention de publication, inscrite en très petits caractères, au-dessus ou au-dessous de l’image. Elles étaient parfois signées au crayon par l’artiste et le graveur. Sur les épreuves avec lettres, le titre de l’œuvre était gravé légèrement afin de pouvoir être effacé lorsque le titre définitif était fixé. Les épreuves de présentation, limitées à vingt-cinq au maximum, étaient remises au peintre et au graveur. Les épreuves avant la lettre n’avaient pas de titre gravé, mais les noms de l’artiste et du graveur étaient imprimés près du bas, avec la marque d’association dans la marge inférieure droite. Les épreuves d’artiste avec remarque portaient généralement un motif dans la marge.
  • À quel style ou mouvement appartenait Ary Scheffer ?
    Ary Scheffer[9] est généralement associé au mouvement romantique, qui domine l’art européen de la fin du 18e au milieu du 19e siècle. Le romantisme s’éloigne du néoclassicisme et de son accent sur la raison, l’ordre et l’Antiquité classique. Il met plutôt en avant l’émotion, l’imagination, l’individualisme et la beauté de la nature. Les artistes romantiques explorent des sujets variés : événements historiques, littérature, mythologie et lieux exotiques. Ils s’intéressent souvent à des expériences intenses comme l’amour, la perte et l’extase spirituelle. Le style se caractérise par des compositions dynamiques, un éclairage dramatique et une touche expressive. Certains romantiques, comme William Blake, s’inspirent du Moyen Âge. Les tableaux de Scheffer présentent souvent des scènes littéraires et historiques traitées avec beaucoup de drame et d’émotion. Son œuvre rejoint l’intérêt romantique pour l’évocation du sentiment et de l’expérience subjective.
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Ary Scheffer ?
    La formation d’Ary Scheffer[9] suivait un parcours structuré. Les élèves commençaient généralement entre 15 et 18 ans et étudiaient pendant au moins cinq ans. La journée débutait tôt ; les cours de dessin en atelier commençaient parfois dès 7 h, et le nouvel élève arrivait encore plus tôt pour préparer les lieux. Les après-midi étaient souvent consacrés au Louvre, où les élèves copiaient les maîtres anciens pour apprendre des techniques et reprendre des idées de composition. Ils copiaient également des gravures et des lithographies. Les élèves avancés pouvaient suivre des cours de dessin à l’École des Beaux-Arts, d’après des moulages ou des modèles vivants. En été, le travail en plein air était encouragé afin de développer l’observation. La formation commençait par le dessin d’après des sculptures, généralement des moulages blancs d’œuvres antiques, pour apprendre la forme et les gradations monochromes. Ce n’est qu’après avoir maîtrisé le dessin que les élèves étaient autorisés à utiliser la couleur. Les maîtres leur présentaient alors les matériaux picturaux, puis ils copiaient des têtes peintes, souvent de maîtres vénitiens ou flamands, choisis pour leur traitement de la matière et de la couleur. Les élèves travaillaient ensuite d’après des têtes vivantes avant d’aborder le modèle nu. La première étape de la peinture consistait en lignes et demi-teintes appliquées en couches minces, l’ébauche, qui devait être plus « maigre » (moins grasse) que la reprise finale pour éviter les craquelures.
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Ary Scheffer ?
    Ary Scheffer[9], artiste romantique franco-néerlandais, est connu pour ses tableaux chargés d’émotion, souvent de sujet littéraire ou religieux. Né à Dordrecht en 1795, il se forme à Amsterdam puis s’installe à Paris, où il passe l’essentiel de sa carrière. Son œuvre relève de l’accent romantique mis sur le sentiment et l’imagination plutôt que sur la raison. Ses tableaux montrent souvent la souffrance, la piété ou des rencontres dramatiques afin de susciter une vive réaction. Il s’inspire notamment de Dante, Goethe et Byron. Parmi ses tableaux célèbres figurent *The Mignons Regret* et *Francesca da Rimini and Paolo Malatesta Appearing to Dante and Virgil*. Scheffer connaît un succès et une reconnaissance considérables de son vivant, mais sa réputation décline après sa mort en 1858[4]. Les critiques ultérieurs jugent souvent son œuvre sentimentale. Ses tableaux demeurent néanmoins des exemples importants du romantisme français.
  • Quand Ary Scheffer a-t-il vécu et travaillé ?
    Ary Scheffer[9] est un peintre français, né à Dordrecht, aux Pays-Bas, en 1795. Il meurt en 1858[4]. Il se forme d’abord auprès de Pierre-Narcisse Guérin, peintre du néoclassicisme tardif. Alors que le romantisme devient à la mode, Scheffer développe plutôt un naturalisme classique et sensuel, à la surface lisse et au réalisme accentué, qui annonce la manière académique d’artistes comme Adolph-William Bouguereau. Il crée des tableaux inspirés d’œuvres littéraires, comme son portrait de Mignon (1836[4], musée de Dordrecht), personnage de Johann Wolfgang von Goethe. Son Francesca of Rimini de 1855 (musée du Louvre, Paris) s’inspire de l’Inferno de Dante. Il peint aussi des sujets religieux, comme The Temptation of Christ (musée du Louvre, Paris). Après la création de la Deuxième République en 1848, ses œuvres autres que des portraits perdent leur faveur. Il cesse d’exposer, tout en conservant un revenu régulier grâce aux portraits.
  • Où puis-je voir les œuvres de Ary Scheffer ?
    Il est difficile de dire avec certitude où se trouvent les œuvres d’Ary Scheffer[9]. Les répertoires des musées peuvent toutefois offrir quelques indications. Les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, possèdent par exemple des œuvres de J.-L. David et de Vuillard. Le musée Condé, à Chantilly, conserve des œuvres des Limbourg et de De Troy. Le Musée d’Orsay, à Paris, présente des peintures de Bazille, Boudin, Cassatt, Van Gogh, Manet, Millet, Morisot, Orpen, Pissarro, Renoir, Signac et Sisley. Le Museo Nacional del Prado, à Madrid, possède des tableaux de Baldung, Bassano, Domenichino, Dürer, Gaddi, Giordano, Murillo, Ribera, Velázquez, Véronèse, Vouet et Van der Weyden. La National Gallery of Scotland, à Édimbourg, conserve des œuvres de Bellotto, Elsheimer, Massys, Raeburn, Ramsay, Titien et Wilkie.
  • D’où venait Ary Scheffer ?
    Ary Scheffer[9] était néerlandais. Plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle voyagent en Italie. Paulus Bor se rend à Rome puis retourne à Amersfoort, où il travaille jusqu’à sa mort. Gerard ter Borch étudie à Zwolle et à Haarlem, puis voyage en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en France et en Espagne avant de s’installer à Deventer. Ambrosius Bosschaert l’Ancien commence sa carrière en Flandre puis part en Hollande. De même, Jan van Bylert, d’Utrecht, voyage en Italie ; son œuvre reflète l’influence du Caravaggio. Jan van de Capelle, connu pour ses marines et ses scènes hivernales, vit toute sa vie à Amsterdam, où il est teinturier et peintre. Willem Buytewech travaille surtout à Rotterdam, mais séjourne à Haarlem de 1612 à 1615.
  • Qui a été influencé par Ary Scheffer ?
    L’influence artistique d’Ary Scheffer[9] est relevée dans le sentimentalisme du dix-neuvième siècle. Des artistes comme Jean-Auguste-Dominique Ingres ont également marqué leur époque, et leurs élèves et disciples se sont inspirés de leurs exemples. Hippolyte Flandrin, par exemple, a suivi Ingres dans ses cycles chrétiens. Ingres a influencé de jeunes artistes de la Restauration et du Second Empire sous Napoléon III, notamment Joseph-Désiré Court, Thomas Couture, Adolphe-William Bouguereau et Paul Baudry. Ses scènes de harems et de sérails ont influencé des orientalistes comme Horace Vernet, Alexandre Cabanel et Paul Delaroche. Gustave Courbet a également inspiré des peintres modernes. Paul Cézanne et Willem de Kooning ont tous deux reconnu que Courbet était une source d’inspiration. Le Pont de Maincy de Cézanne évoque Le Ruisseau ombragé de Courbet. L’influence de Courbet est perceptible visuellement, en particulier chez les artistes travaillant dans un mode abstrait.
  • Qui a influencé Ary Scheffer ?
    Il est difficile d’identifier des influences précises sur Ary Scheffer[9]. Au 19e siècle, les affirmations d’originalité artistique sont devenues plus courantes. Certains théoriciens soutenaient que les grands artistes se créaient eux-mêmes et étaient « les fils de personne ». D’autres approches considèrent toutefois que l’influence est inévitable. Dans *Illusions perdues* d’Honoré de Balzac, on dit à un aspirant romancier que, s’il ne veut pas imiter Walter Scott, il doit développer un style personnel. Certains maîtres d’atelier restés en dehors des structures de l’Académie encourageaient néanmoins les talents originaux. Charles Gleyre, dont les élèves comprenaient Monet, Renoir, Sisley et Bazille, encourageait les études en plein air. Thomas Couture, qui a enseigné à Manet, promouvait des attitudes non conventionnelles à l’égard de la lumière et de l’ombre. Il encourageait ses élèves à travailler rapidement et simplement et à préserver leur première impression vive. Eugène Delacroix, considéré comme un artiste indépendant, a également eu une grande influence. Il n’a fondé aucune école de disciples, mais son exemple a beaucoup compté pour de jeunes artistes indépendants, notamment les impressionnistes.
  • Qui était Ary Scheffer ?
    Ary Scheffer[9] était un peintre français né à Dordrecht de parents néerlandais. Après la mort de son père, sa mère a déménagé la famille à Paris, où il a étudié auprès de Pierre-Narcisse Guérin. Il a ensuite exposé au Salon à partir de 1812[4].

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Ary Scheffer.

  1. [1] musée Museum of Fine Arts of Reims Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
  2. [2] musée Musée des beaux-arts de Marseille Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
  3. [3] musée Musée départemental de l'Oise Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
  4. [4] Wikipédia Wikipedia: Ary Scheffer Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  5. [5] livre Allison Lee Palmer, Historical Dictionary of Neoclassical Art and Architecture Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
  6. [6] livre Palmer, Allison Lee, Historical Dictionary of Neoclassical Art and Architecture Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
  7. [7] livre Jean-Honoré Fragonard, Masters of Art - Jean-Honoré Fragonard Utilisée pour : analyse stylistique.
  8. [8] livre Neoclassicism and romanticism : architecture, sculpture, painting, drawings, 1750-1848 Utilisée pour : biographie.
  9. [9] musée Ary Scheffer Utilisée pour : biographie.
  10. [10] musée Ary Scheffer (1795 - 1858) Utilisée pour : biographie.
  11. [11] musée Self-portrait at the age of 43 Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.
  12. [12] musée Witch of Endor Utilisée pour : œuvres conservées dans les musées.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 10 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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