


Arman
Le geste le plus marquant d’Arman ne fut pas une exposition, mais une action : en 1960[1], deux jours après avoir rempli du sol au plafond la Galerie Iris Clert à Paris d’ordures, il cosigna la Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme. Le Plein fut la réponse calculée au Vide d’Yves Klein, qui avait exposé une galerie vide. Le dialogue entre ces deux artistes nés à Nice, amis depuis 1947, produisit certains des objets emblématiques de l’art français d’après-guerre.

Biographie
Né Armand Pierre Fernandez à Nice en 1928[1], Arman grandit parmi les antiquités que vendait son père. En 1946[1], il entra à l’École nationale des arts décoratifs de Nice, mais s’intéressait davantage à la collection de porcelaines chinoises et d’objets africains qu’à ses études. En 1953, il renonça aux empreintes peintes d’objets pour présenter les objets eux-mêmes : les Accumulations étaient nées. Rassemblés dans des vitrines, des objets de consommation identiques ou presque identiques poussaient la logique du ready-made de Duchamp vers ce que le critique Benjamin Buchloh appelait « la fin de l’esthétique utopique de l’objet ».
Les Poubelles suivirent : des déchets des poubelles parisiennes, triés par quartier et scellés dans des vitrines. Vint ensuite la série des Colères, où des instruments de musique étaient brisés, découpés puis recomposés en reliefs muraux. Home Sweet Home (1960[1]), accumulation de masques à gaz sous Plexiglas aujourd’hui conservée au Centre Pompidou, fut interprétée par au moins un critique éminent comme une image-souvenir des camps de concentration nazis. En 1963, après avoir réquisitionné le cabriolet blanc MG d’un collectionneur et l’avoir fait exploser dans une carrière de Düsseldorf, Arman créa White Orchid.
Il s’installa définitivement à New York en 1970[1], exposa à la Sidney Janis Gallery et continua à travailler jusqu’à sa mort en 2005[1]. Ses œuvres sont conservées au Centre Pompidou, au Guggenheim et dans des collections du monde entier.
Chronologie
- 1928Né Armand Pierre Fernandez à Nice ; son père était antiquaire.
- 1946Entrée à l’École nationale des arts décoratifs de Nice.
- 1953Abandon des empreintes d’objets au profit de leur présentation directe ; création des Accumulations.
- 1960Cosigna à Paris la Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme.
- 1960Créa Home Sweet Home, une accumulation de masques à gaz.
- 1963Fit exploser une MG blanche à Düsseldorf, créant White Orchid.
- 1970S’installa définitivement à New York.
- 2005Mourut à New York à 76 ans.
Œuvres majeures
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Reproductions des œuvres de Arman
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Qu’est-ce qui fait la renommée de Arman ?
Arman est connu pour ses Accumulations, ses Poubelles et ses Colères. Ses Accumulations réunissaient des objets de consommation identiques dans des vitrines, tandis que ses Poubelles contenaient des déchets triés provenant des poubelles parisiennes, scellés dans des vitrines.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Arman ?
Arman est connu pour ses « Accumulations », mais il est difficile de désigner une seule œuvre comme la plus célèbre. *Le Plein*, installation de 1960[1] à la Galerie Iris Clert de Paris, en est une candidate. Elle répondait directement à l’exposition *Le Vide* d’Yves Klein, présentée dans la même galerie : Klein montrait un espace vide, Arman le remplissait de déchets ramassés dans les rues de Paris, ainsi que de meubles, de caisses et d’équipements sanitaires. *Le Plein* coïncida avec l’essor de l’analyse sociopolitique de la société de consommation. L’œuvre partage une méthode avec des écrivains comme Georges Perec, qui cataloguait minutieusement les espaces et les objets du quotidien. L’accumulation par Arman d’objets banals fabriqués en série commentait une société submergée par ses propres excès. Une autre œuvre notable est *Conscious Vandalism* (1975), performance à la John Gibson Gallery de New York. Arman remplit un intérieur petit-bourgeois reconstitué de produits d’imitation achetés à Chinatown et Little Italy, puis le détruisit à coups de hache.Que faut-il savoir sur les reproductions de Arman ?
Arman, né Armand Pierre Fernandez à Nice en 1928[1], est associé au Nouveau Réalisme, mouvement qui comprenait aussi Yves Klein et explorait l’intégration d’objets quotidiens dans l’art. Ses estampes sont souvent liées à sa pratique plus générale de l’accumulation, par laquelle il réunissait en grand nombre des objets identiques produits en série. Son enfance, passée parmi les antiquités du commerce de son père, nourrit son goût de la collection. Il rejoignit les Nouveaux Réalistes en 1960[1], après avoir réalisé des œuvres à partir de tampons et d’objets trouvés. Parmi ses projets connus figure *Le Plein* (1960), exposition où il remplit de déchets la galerie Iris Clert à Paris. L’installation reflétait son intérêt pour la « décomposition d’une société qui se noie dans sa propre abondance ». Avec Martial Raysse, il répertoria les objets ramassés dans les rues de Paris : coquilles d’huître, ampoules, sacs en plastique, ferraille, radios, disques, cannes et bien d’autres. Plus tard, dans *Colère*, il détruisit des objets, notamment des instruments de musique, puis en réassembla les morceaux. Pour *Conscious Vandalism* (1975), il s’attaqua, dans une galerie, à un intérieur petit-bourgeois meublé d’objets bon marché.À quel style ou mouvement appartenait Arman ?
Arman est surtout associé au Nouveau Réalisme, dont il cosigna la Déclaration constitutive en 1960[1]. Ce groupe, qui comptait Yves Klein — une influence formatrice pour Arman —, explorait de nouvelles stratégies formelles face à la culture de consommation moderne. Le Nouveau Réalisme était à certains égards l’équivalent français du Pop Art américain. Le travail de son père, antiquaire, influença ses débuts artistiques. Arman intégrait souvent des objets fabriqués en série à ses œuvres, collectionnait et se passionnait pour les porcelaines chinoises et l’art africain. Sa première exposition personnelle, en 1956, présentait Cachets et Allures de l’objet. Il est connu pour ses Accumulations et ses portraits faits d’objets trouvés, les Poubelles. Son Le Plein à la Galerie Iris Clert en 1960 répondait à l’exposition Le Vide de Klein.Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Arman ?
Né Armand Pierre Fernandez, Arman est connu pour l’accumulation et la destruction dans son art. Il rassemblait des objets du quotidien, qu’il pouvait couler dans la résine, découper en sections ou transformer autrement. Dans ses Accumulations, il réunissait de grandes quantités d’objets identiques — horloges, tubes de peinture ou couverts, par exemple — et les disposait dans des boîtes ou des blocs de résine. Ces œuvres exploraient la consommation et la production de masse. À ces accumulations s’opposaient ses coupes et ses colères. Pour les premières, il découpait en sections des objets comme des instruments de musique ou des meubles et les montait sur toile. Les colères impliquaient la destruction délibérée d’objets, souvent lors d’une performance, puis leur présentation comme œuvres. Il brisait, brûlait ou faisait exploser des objets et conservait les fragments comme trace de la destruction. Il travailla avec une vaste gamme de matériaux, dont le bronze, la résine et divers objets trouvés.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Arman ?
Arman (né Armand Pierre Fernandez à Nice en 1928[1], mort à New York en 2005[1]) était un artiste franco-américain, surtout connu pour ses accumulations d’objets. Ses sculptures rassemblent des objets identiques — horloges, tubes de peinture ou théières, par exemple — disposés dans de la résine ou du béton. Son œuvre interrogeait la production de masse et la culture de consommation et comprenait aussi des actions proches de la performance. En 1960[1], il créa Le Plein à la Galerie Iris Clert à Paris, remplissant l’espace d’ordures. La même année, il participa au Nouveau Réalisme avec Yves Klein et Jean Tinguely. Le mouvement répondait à l’expressionnisme abstrait en intégrant la vie quotidienne à l’art. Dans sa série des Colères, Arman brisait ou détruisait des objets puis en réassemblait les fragments. Plus tard, il réalisa aussi des sculptures publiques et des commandes, souvent en bronze coulé. Il devint citoyen américain en 1973.Quand Arman a-t-il vécu et travaillé ?
Arman (né Armand Pierre Fernandez) était un artiste franco-américain, connu pour ses accumulations d’objets en résine ou en béton. Né à Nice, en France, le 17 novembre 1928[1], il était le fils d’Antonio Fernandez, antiquaire et artiste amateur. Il fréquenta l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Nice à partir de 1946[1]. En 1949, il partit étudier à l’École du Louvre, à Paris, où il se consacra à l’art archéologique et aux philosophies asiatiques. En 1958, il commença à créer ses cachets, ou peintures-tampons, puis, quelques années plus tard, la série Allures d’Objets, faite d’objets trempés dans la peinture et roulés sur une toile ou du papier. En 1960, il adopta « Arman » comme nom d’artiste et réalisa sa première Accumulation, composée de nombreux objets identiques exposés dans des vitrines en Plexiglas. Il commença aussi à créer ses Poubelles à partir de déchets domestiques. Il s’installa à New York en 1961 et y vécut et travailla jusqu’à la fin de sa vie. Naturalisé américain en 1972, il mourut à New York le 22 octobre 2005[1].Où puis-je voir les œuvres de Arman ?
Les œuvres d’Arman figurent dans de nombreuses collections publiques et privées à l’international. À New York, on en trouve au Metropolitan Museum of Art, au Museum of Modern Art et au Guggenheim. Le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington conserve également plusieurs pièces. En Europe, le Centre Pompidou à Paris possède ses Accumulations et d’autres œuvres. Des pièces se trouvent aussi à la Tate Modern de Londres, au Stedelijk Museum d’Amsterdam et au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid. De nombreuses galeries et maisons de ventes présentent régulièrement son travail ; consulter leurs calendriers peut offrir des occasions de le voir. Des expositions majeures de son œuvre ont eu lieu dans des institutions telles que le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, qui en donnent un aperçu complet de l’évolution artistique. Consultez toujours les sites des musées pour connaître les expositions en cours et les informations sur leurs collections avant de planifier une visite.D’où venait Arman ?
Arman était un artiste franco-américain né Armand Pierre Fernandez à Nice, en France, en 1928[1]. Il adopta plus tard « Arman » comme nom professionnel, en supprimant le « d » de son prénom. Il passa ses premières années en France, étudia à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Nice, puis partit à Paris étudier à l’École du Louvre. Ses premiers intérêts artistiques incluaient l’art abstrait, sous l’influence d’artistes comme Serge Poliakoff. Dans les années 1950[1], il développa son style caractéristique, fondé sur l’accumulation et la destruction d’objets. Il s’associa au Nouveau Réalisme, mouvement artistique français qui cherchait à intégrer les objets quotidiens à l’art, dont Yves Klein et Jean Tinguely étaient également membres. Dans les années 1960, il commença à séjourner à New York, où il finit par établir un atelier. Naturalisé citoyen américain en 1972, il partagea son temps entre la France et les États-Unis jusqu’à sa mort à New York en 2005[1].Qui a été influencé par Arman ?
La pratique d’Arman influença d’autres artistes. Son intérêt pour l’accumulation et la présentation d’objets quotidiens, ainsi que sa critique de la culture de consommation, marqua des artistes associés au Nouveau Réalisme et au Pop Art. Son installation *Le Plein* (1960[1], « Full-Up ») à la Galerie Iris Clert, réponse à l’exposition *Le Vide* (« The Void ») d’Yves Klein, remplissait la galerie d’ordures et annonçait des développements ultérieurs de l’installation et de la sculpture conceptuelle. Son influence se retrouve aussi chez des artistes qui interrogent production de masse, consommation et déchets. Ses *Accumulations* résolvent le paradoxe structurel des ready-mades de Duchamp en présentant une multiplicité d’objets apparemment infinie. Ses œuvres explosives *Combustion*, dont la destruction d’une MG blanche à Düsseldorf intitulée *White Orchid*, préfigurent également la performance et les pratiques fondées sur la destruction. Son travail s’inscrit dans les dispositifs de présentation de la marchandise, tels que la vitrine et la devanture.Qui a influencé Arman ?
L’évolution artistique d’Arman fut marquée par plusieurs influences. En 1947[1], il rencontra Yves Klein, qui eut un effet formateur sur lui et dont il adopta l’intérêt pour les mysticismes oriental et occidental. Plus tard, il rejoignit le cercle de futurs praticiens du Nouveau Réalisme et du Pop Art américain. Le livre du poète Francis Ponge, *Le Parti pris des choses* (1942), eut également un impact : Ponge célébrait la beauté simple des objets ordinaires. Son poème « Le Cageot » décrit de façon exhaustive la fragilité d’une caisse — l’un des objets qu’Arman choisit pour amplifier la « plénitude » du *Plein* — comme métaphore de la précarité de la vie quotidienne. La méthode d’Arman présente aussi des affinités avec celle de Georges Perec, sociologue devenu romancier, notamment son goût des listes et de l’accumulation, réponse humaniste à une société noyée dans l’abondance.Qui était Arman ?
Arman, né Armand Pierre Fernandez à Nice en 1928[1], était un artiste connu pour ses accumulations d’objets. Son père, antiquaire, lui transmit son goût de la collection. À partir de 1946[1], il étudia à l’École nationale des arts décoratifs de Nice, où il rassembla des porcelaines chinoises, de l’art africain et d’autres objets. En 1947, il rencontra Yves Klein, qui eut une influence formatrice. Au milieu des années 1950, Arman partit pour Paris, abandonna ses études et rejoignit le cercle d’artistes plus tard associés au Nouveau Réalisme et au Pop Art américain. Sa première exposition personnelle, avec Cachets et Allures de l’objet, eut lieu en 1956 à la Galerie Haut Pave. Il approfondit son travail sur les objets avec les Accumulations et les portraits d’objets trouvés appelés Poubelles. En 1960, il cosigna la Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme. Après la mort de Klein en 1962 et la dissolution qui s’ensuivit des Nouveaux Réalistes, Arman passa de longues périodes à New York. Il continua d’élaborer de nouvelles stratégies formelles, dont ses Combustions, jusqu’à l’explosion d’une MG blanche à Düsseldorf, intitulée White Orchid. À partir de 1970, il vécut à New York. Il mourut en 2005[1].
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Arman.
- [1] Wikipédia Wikipedia: Arman Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [2] livre guggenheim-giorgioarmani00cela Utilisée pour : biographie.
- [3] livre guggenheim-invested00blis Utilisée pour : biographie, analyse stylistique.
- [4] livre guggenheim-transfsi00wald Utilisée pour : biographie.
- [5] livre Braun, Emily, 1957-; Asor Rosa, Alberto; Royal Academy of Arts (Great Britain), Italian art in the 20th century : painting and sculpture, 1900-1988 Utilisée pour : biographie.
- [6] livre Piotr Barsony, The Stories of the Mona Lisa Utilisée pour : analyse stylistique.
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