



Ara Shiraz
Ara Shiraz naît de deux des poètes les plus célèbres d’Arménie, Silva Kaputikyan et Hovhannes Shiraz, et grandit dans un foyer où l’ambition artistique est forte. Né Aramazd Karapetyan à Erevan en 1941, il étudie à l’Institut des beaux-arts et du théâtre d’Erevan, dont il sort diplômé en 1966[1].

Biographie
Sa carrière associe commémoration publique et vie institutionnelle. Une statue du général Andranik, érigée en 2002[1] près de la cathédrale Saint-Grégoire à Erevan, devient l’une de ses œuvres les plus visibles. Les bustes de Pablo Picasso, William Saroyan et de son père poète introduisent dans sa pratique des sujets internationaux et familiaux. Ses sculptures ornementales sur la façade de l’hôtel Dvin lui valent le Prix d’État d’Arménie.
Shiraz progresse régulièrement au sein du monde artistique arménien : il reçoit le titre d’Artiste émérite en 1977[1], devient président de l’Union des artistes d’Arménie en 1987 et Artiste du peuple d’Arménie en 2009. Ses sculptures entrent dans les collections du Musée d’art moderne d’Arménie, de la Galerie d’État d’Arménie et de la Galerie Tretiakov à Moscou. Son œuvre est présentée à l’étranger dès 1970, au Festival de l’art arménien à Paris.
Une grande rétrospective à la Galerie nationale d’Arménie, en 2017, présente l’étendue de son œuvre. Shiraz meurt à Erevan en 2014[1].
Chronologie
- 1944Né Aramazd Karapetyan à Erevan, fils des poètes Silva Kaputikyan et Hovhannes Shiraz
- 1966Sort diplômé de l’Institut des beaux-arts et du théâtre d’Erevan
- 1970Son œuvre est présentée au Festival de l’art arménien à Paris
- 1977Reçoit le titre d’Artiste émérite
- 1987Devient président de l’Union des artistes d’Arménie
- 2002La statue du général Andranik est érigée près de la cathédrale Saint-Grégoire à Erevan
- 2009Reçoit le titre d’Artiste du peuple d’Arménie
- 2014Meurt à Erevan
Œuvres majeures
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qui fait la renommée de Ara Shiraz ?
Ara Shiraz est connu pour ses sculptures, notamment ses monuments publics et bustes de portrait. Sa statue du général Andranik, réalisée en 2002[1], et les sculptures ornementales de la façade de l’hôtel Dvin figurent parmi ses œuvres les plus visibles.Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Ara Shiraz ?
Ara Shiraz (1941-2014[1]) était un sculpteur arménien, connu pour ses sculptures publiques monumentales et ses bustes-portraits. Il est difficile de désigner une seule œuvre comme emblématique, mais plusieurs pièces sont particulièrement connues et représentatives de son style. Beaucoup connaissent sa statue du poète national arménien Hovhannes Tumanyan, située à Erevan, en Arménie. Cette figure de bronze assise et méditative saisit l’esprit intellectuel du poète. Une autre œuvre notable est la statue de Paruyr Sevak, autre poète arménien célèbre. Elle le représente dans une pose dynamique, comme s’il récitait ses vers, au panthéon Komitas d’Erevan. Shiraz a réalisé de nombreuses autres sculptures importantes, notamment la statue du compositeur Komitas et le mémorial de William Saroyan à Erevan. Ses œuvres mettent souvent à l’honneur des personnalités culturelles arméniennes et se caractérisent par un réalisme visant à saisir l’essence du sujet. Sa contribution lui a assuré une place dans l’histoire de l’art arménien.Que faut-il savoir sur les reproductions de Ara Shiraz ?
Ara Shiraz (1941-2014[1]) était un sculpteur arménien. Il est surtout connu pour ses sculptures publiques de grande échelle, mais des estampes de ses dessins sont également disponibles. Né à Erevan, en Arménie, il était le fils des poètes Hovhannes Shiraz et Silva Kaputikyan. Il a obtenu son diplôme de l’Institut des beaux-arts d’Erevan en 1966[1]. Shiraz est devenu membre de l’Union des artistes d’Arménie en 1967. De 1968 à 1986, il a présidé la section des sculpteurs de l’Union. Ses sculptures sont en bronze, cuivre et pierre. Parmi ses œuvres figurent des bustes de William Saroyan, Yeghishe Charents et Paruyr Sevak, ainsi que Anush (1967), Khachkar (1970), Ma ville (1974) et David de Sassoun (1976). Ses sculptures sont installées à Erevan et dans d’autres villes. Ses œuvres se trouvent à la Galerie nationale d’Arménie, à la galerie Tretiakov de Moscou et dans d’autres collections. Les estampes offrent un moyen accessible d’aborder sa vision artistique et de découvrir les esquisses et études préliminaires qui ont nourri sa sculpture.À quel style ou mouvement appartenait Ara Shiraz ?
Ara Shiraz (1941-2014[1]) était un sculpteur arménien dont la carrière a commencé à l’époque soviétique et s’est poursuivie après l’indépendance de l’Arménie. Son œuvre se comprend mieux dans le contexte de l’évolution de la sculpture arménienne moderne ; elle ne se classe pas aisément dans les mouvements artistiques occidentaux. Ses sculptures présentent souvent des formes humaines stylisées. Ces œuvres monumentales, coulées en bronze ou taillées dans la pierre, témoignent d’un intérêt pour la masse et le volume. Certains voient l’influence de Constantin Brâncuși dans la simplification des formes, mais l’esthétique de Shiraz intègre aussi des éléments des traditions artistiques arméniennes, notamment l’influence de la sculpture chrétienne ancienne sur pierre, présente dans des sites comme le monastère de Geghard. Ses sculptures sont des éléments marquants de l’espace urbain d’Erevan. On peut citer les statues de l’écrivain Paruyr Sevak et du compositeur Komitas Vardapet, toutes deux érigées à Erevan. Son œuvre visait à créer un modernisme spécifiquement arménien.Qu’est-ce qui faisait la renommée de Ara Shiraz ?
Ara Shiraz (1941-2014[1]) était un sculpteur soviéto-arménien. Ses premières œuvres, dans les années 1960[1], étaient des sculptures sur pierre ; il a aussi travaillé le bronze, le bois et le plâtre. Il est connu pour ses bustes-portraits de personnalités arméniennes, comme le poète Yeghishe Charents (1965), le compositeur Komitas (1969) et l’artiste Hakob Kojoyan (1973). Ses sculptures sont installées à Erevan et dans d’autres collections publiques. Parmi elles figurent la statue de Paruyr Sevak (1978) à Erevan et le mémorial de son père, le poète Hovhannes Shiraz, au panthéon Komitas (2016). Shiraz a enseigné à l’Institut national des beaux-arts d’Erevan. Il a été nommé artiste honoré d’Arménie en 1977 et artiste national d’Arménie en 1979.Quand Ara Shiraz a-t-il vécu et travaillé ?
Ara Shiraz naît à Erevan, en Arménie, en 1941 et meurt en 2014[1]. Il est le fils des poètes arméniens Hovhannes Shiraz et Silva Kaputikyan. De 1961[1] à 1966, il étudie à l’Institut national des beaux-arts d’Erevan. Surtout connu comme sculpteur, il réalise aussi des dessins et des estampes. Son œuvre est largement exposée de son vivant : à la Muramatsu Gallery, à Tokyo, en 1960 ; à la Mudo Gallery, à Tokyo, en 1961 ; à la Galerie Schmela, à Düsseldorf, en 1964 ; et à la Galerie Aujourd’hui, à Bruxelles, la même année. D’autres expositions suivent à Los Angeles, Milan et Stuttgart. Son œuvre continue d’être exposée à l’international dans les années 1970 et 1980.Où puis-je voir les œuvres de Ara Shiraz ?
Les œuvres d’Ara Shiraz figurent dans de nombreuses collections publiques et privées, notamment au British Museum de Londres, au Musée du Louvre à Paris et au Metropolitan Museum of Art de New York. On peut également les voir au Royal Ontario Museum de Toronto, au Rijksmuseum d’Amsterdam et au Los Angeles County Museum of Art. Des œuvres de Shiraz se trouvent aussi au Middle East Culture Centre de Tokyo et au Victoria and Albert Museum de Londres. Parmi les collections privées qui possèdent son travail figurent la Keir Collection à Londres et la Minassian Collection, autrefois située à New York. La collection du Victoria and Albert Museum a été constituée en grande partie entre 1873 et 1885 par Sir Robert Murdoch Smith. Celui-ci a acquis des pièces auprès de Jules Richard, un Français installé à Téhéran qui collectionnait depuis 30 ans.D’où venait Ara Shiraz ?
Ara Shiraz était un sculpteur arménien. Il naît en 1941 à Erevan, capitale de l’Arménie. Il est le fils des poètes arméniens Hovhannes Shiraz et Silva Kaputikyan. Il reçoit sa première formation artistique au Collège des beaux-arts d’Erevan de 1956[1] à 1961, puis poursuit ses études à l’Institut des beaux-arts d’Erevan de 1961 à 1966. Ara Shiraz réalise de nombreuses sculptures remarquables, notamment des bustes de William Saroyan, Paruyr Sevak et de son père, Hovhannes Shiraz. Il crée également plusieurs monuments et mémoriaux. Ses œuvres sont installées à Erevan et dans d’autres lieux d’Arménie. Son art se caractérise par des formes expressives et une grande profondeur émotionnelle. Il meurt en 2014[1].Qui a été influencé par Ara Shiraz ?
Il est difficile de rattacher l’influence d’Ara Shiraz à des artistes ou à des mouvements précis. Une source relève une tendance générale dans les années 1970[1] : les artistes choisissaient des éléments de l’art ancien pour les intégrer à leur travail. Ils évitaient les surfaces lisses et privilégiaient la rugosité et la spontanéité. Cette approche rapproche certains artistes de l’expressionnisme abstrait, même si leurs objectifs différaient. Ils souhaitaient exprimer des sentiments personnels de façon plus intime, par un engagement avec l’objet plutôt que par de grandes déclarations. Un autre passage mentionne des artistes qui puisaient dans diverses sources, notamment le cubisme et l’expressionnisme abstrait, et qui déformaient parfois consciemment ces influences. Cela suggère un climat plus général d’expérimentation et de réinterprétation artistique, plutôt qu’une filiation directe entre Shiraz et certains artistes. Il s’agissait davantage d’une sensibilité partagée par les artistes de l’époque.Qui a influencé Ara Shiraz ?
Les textes de référence fournis ne permettent pas d’identifier des influences précises sur Ara Shiraz. Un passage mentionne Roberto Clemente, qui s’était lié d’amitié avec Alighiero Boetti, Joseph Beuys, Andy Warhol et Cy Twombly. Boetti, Beuys, Warhol et Twombly ont peut-être été des mentors et des sources d’inspiration pour Clemente. Boetti a rencontré Clemente à Rome en 1972[1] ; ils partageaient un intérêt pour la philosophie orientale. En 1974, ils ont voyagé ensemble en Afghanistan. L’ouverture de Boetti à la collaboration et aux rencontres fortuites a influencé la démarche artistique de Clemente. Un autre passage traite de Shirazeh Houshiary, artiste iranienne de l’installation et sculptrice vivant à Londres depuis 1974. Houshiary s’inspire des enseignements mystiques soufis et de la poésie de Jalal ad-Din Muhammad Rumi. Il est possible que cela ait un lien avec les influences d’Ara Shiraz, mais ce n’est pas certain.Qui était Ara Shiraz ?
Ara Shiraz (1941–2014[1]) est un sculpteur arménien. Né à Erevan, en Arménie, il est le fils de la poétesse Silva Kaputikyan et de l’écrivain Hovhannes Shiraz. De 1961[1] à 1966, il étudie à l’Institut des beaux-arts d’Erevan. Il devient membre de l’Union des artistes d’Arménie en 1967 et enseigne à l’Institut des beaux-arts d’Erevan de 1968 à 1986. Ses sculptures comprennent les bustes de William Saroyan (place de l’Opéra, Erevan), de Paruyr Sevak (Erevan) et de Yeghishe Charents (Charentsavan). Il réalise aussi des monuments tels qu’Anush (Alaverdi) et Khachatur Abovian (Erevan). Ses œuvres figurent à la Galerie nationale d’Arménie, à la Galerie Tretiakov de Moscou et dans d’autres musées. En 1977, il reçoit le Prix d’État d’Arménie pour ses portraits sculptés. Il est nommé Artiste honoré d’Arménie en 1979 et Artiste du peuple d’Arménie en 1987. En 2007, il reçoit la médaille Movses Khorenatsi.Pourquoi les œuvres de Ara Shiraz sont-elles importantes aujourd’hui ?
L’art d’Ara Shiraz est important par la place qu’il accorde à la perception et à l’esprit. Ses œuvres invitent le public à questionner sa manière de voir et de comprendre le monde. Arrivé des États-Unis depuis le Japon en 1961[1], Shiraz se distinguait des pratiques traditionnelles comme contemporaines. Il considérait la peinture comme un exercice plutôt que comme une fin en soi. Ses œuvres des années 1960 peuvent superficiellement rappeler Jasper Johns ou Robert Morris, mais Shiraz résistait aux catégories faciles, notamment au minimalisme. Son approche présente des affinités avec celle de Marcel Duchamp : les deux artistes accordaient la priorité au rôle de l’esprit dans l’expérience de l’art. Pour Shiraz, le processus que la peinture déclenche chez le spectateur compte davantage que l’objet lui-même. La peinture stimule un processus de perception qui n’est que partiellement visible. Celui-ci commence lorsque le spectateur se trouve devant l’œuvre et abandonne ses idées préconçues pour s’engager dans un questionnement intense. Son art encourage une compréhension plus profonde de nous-mêmes et de nos capacités.
Sources
Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Ara Shiraz.
- [1] Wikipédia Wikipedia: Ara Shiraz Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
- [2] livre Beard, Lee, 1973- author, Butler, Adam, author; Van Cleave, Claire, author; Fortenberry, Diane, author; Stirling, Susan, author, Beard, Lee, 1973- author, Butler, Adam, author; Van Cleave, Claire, author; Fortenberry, Diane, author; Stirling, Susan, author - The Art Book_ New Edition, Mini Format Utilisée pour : biographie.
- [3] livre guggenheim-destin00arak Utilisée pour : biographie.
- [4] livre guggenheim-twopri00weis Utilisée pour : biographie.
- [5] livre Iftikhar Dadi, Modernism and the Art of Muslim South Asia (Islamic Civilization & Muslim Networks) Utilisée pour : analyse stylistique.
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