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Albert Huie
1920–2010 · Jamaïque[1]

Albert Huie

Albert Huie occupait une place singulière dans l’histoire de l’art jamaïcain : lorsqu’il tint sa première exposition personnelle à l’Institute of Jamaica[1] en 1943[1], il devint le premier artiste jamaïcain moderne à recevoir cet honneur. Né le 31 décembre 1920[1] à Falmouth, dans la paroisse de Trelawny, il suivit dans les années 1930 les cours de l’Institut auprès du peintre arménien Koren der Harootian, puis assista la sculptrice Edna Manley au Junior Centre de Kingston.

Wikipédia4 sources

Portrait de Albert Huie

Biographie

Ses premières toiles s’attaquaient à des sujets négligés par la tradition coloniale : travail manuel, rassemblements de Pocomania, danses jitterbug et textures de la vie quotidienne des Jamaïcains noirs. L’influence du postimpressionnisme est manifeste, tout comme les traces de la peinture murale mexicaine et de l’Art déco. Il pratiqua aussi la linogravure, produisant des estampes en silhouette dont l’économie de moyens rappelle Matisse.

Une bourse du British Council l’envoya en 1947[1] à la Camberwell School of Arts and Crafts de Londres. À son retour, il devint l’un des premiers enseignants de la Jamaica[1] School of Art and Crafts en 1950, contribuant à façonner l’enseignement artistique du pays dès sa création. Tout au long des années 1940, il publia des images dans Public Opinion, magazine culturel nationaliste qui servait de tribune à l’identité émergente de l’île.

Ses paysages, peut-être son corpus le plus suivi, montrent les changements de lumière et de couleur de la Jamaïque au fil des heures et des saisons. L’Institute of Jamaica[1] lui décerna la médaille d’argent Musgrave en 1958[1] et la médaille d’or en 1974. Il reçut un prix international à l’exposition Spanish Bi-Annual de La Havane en 1959. Huie mourut le 31 janvier 2010[1] à Baltimore, à 89 ans ; ses œuvres restent conservées à la National Gallery of Jamaica.

Chronologie

  1. 1920Né à Falmouth, dans la paroisse de Trelawny, en Jamaïque, le 31 décembre
  2. 1930Se forme auprès de Koren der Harootian aux cours de l’Institute of Jamaica
  3. 1943Première exposition personnelle à l’Institute of Jamaica
  4. 1947Reçoit une bourse du British Council pour la Camberwell School of Arts and Crafts
  5. 1950Enseignant fondateur à la Jamaica School of Art and Crafts
  6. 1958Reçoit la médaille d’argent Musgrave de l’Institute of Jamaica
  7. 1959Remporte un prix international à l’exposition Spanish Bi-Annual de La Havane
  8. 1974Reçoit la médaille d’or Musgrave de l’Institute of Jamaica
  9. 2010Meurt à Baltimore le 31 janvier, à 89 ans

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Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qui fait la renommée de Albert Huie ?
    Albert Huie est connu pour ses tableaux représentant le travail manuel, les rassemblements de Pocomania, les danses jitterbug et la vie quotidienne des Jamaïcains noirs. Ses paysages montrent également les changements de lumière et de couleur de la Jamaïque au fil des heures et des saisons.
  • Quelle est l’œuvre la plus célèbre de Albert Huie ?
    Albert Huie est surtout connu pour ses tableaux de la vie et des habitants de la Jamaïque. Né à Falmouth, en Jamaïque, en 1920[1], il est considéré comme l’une des figures majeures de l’histoire de l’art jamaïcain. Plusieurs tableaux sont particulièrement appréciés, même s’il est difficile d’en désigner un comme le plus célèbre. *Father and Son* (1956[1]), qui représente un homme jamaïcain des campagnes avec son enfant, en est un exemple. L’œuvre est admirée pour sa représentation sensible de la famille et son commentaire social. Elle reflète la réalité de la classe ouvrière jamaïcaine au milieu du 20e siècle. Un autre tableau important est *The Annunciation* (1953), qui s’écarte des représentations européennes traditionnelles de l’Annonciation. Huie situe la scène dans un contexte jamaïcain et représente une Vierge noire. Cette appropriation locale de l’iconographie religieuse revient dans son art. Ses tableaux sont conservés dans de grandes collections, notamment à la National Gallery of Jamaica[1]. Il mourut en 2010[1], laissant une œuvre importante, toujours célébrée pour sa valeur artistique et sa portée culturelle.
  • Que faut-il savoir sur les reproductions de Albert Huie ?
    Pour considérer les estampes d’Albert Huie, gardez à l’esprit quelques notions de base du marché de l’estampe d’art. Une « estampe originale » est une image conçue et exécutée uniquement comme estampe, généralement en édition numérotée et signée par l’artiste. Chaque exemplaire de l’édition est original et imprimé à partir d’une plaque, d’une pierre, d’un écran, d’un bloc ou d’une autre matrice créée à cet effet. Il n’existe pas une estampe originale à partir de laquelle seraient faites des copies. Chaque exemplaire est encré et tiré individuellement : il s’agit d’un médium à originaux multiples. L’artiste décide du nombre d’exemplaires de l’édition. La numérotation séquentielle en rend compte. Chaque estampe porte un numéro précis : 12/25 signifie que l’édition compte 25 exemplaires et que celui-ci est le numéro 12. Les éditeurs créent des éditions en collaborant avec l’artiste ou en travaillant à partir d’œuvres existantes. Le prix des estampes varie beaucoup selon la quantité disponible, la réputation de l’artiste, la popularité de l’image et la qualité du papier, de l’encre et du procédé d’impression.
  • À quel style ou mouvement appartenait Albert Huie ?
    Il est difficile d’associer Albert Huie à un seul style. Il résistait aux influences modernistes et considérait les toiles cubistes comme un art de salon produit mécaniquement. Il estimait également que les variantes du Bauhaus procédaient d’un rationalisme autoritaire susceptible d’asservir la société. Huie commença à peindre de manière non figurative en 1947[1]. Ses œuvres ultérieures conservèrent une certaine qualité et exprimèrent les idéaux des pionniers américains. Il vénérait l’effort individuel nécessaire à la création d’une vision singulière. Certains l’ont rapproché des peintres Color Field, groupe informel auquel appartenait Barnett Newman. Ces peintres partageaient des idées et évoquaient un sentiment de sacré. Ils exploraient le sublime, que l’un des auteurs décrivait comme la quête par l’artiste d’une réalisation de soi épique : un voyage solitaire à travers des vallées obscures vers des ciels dégagés et des plaines sans limites, où imagination et vision s’unissent.
  • Quelles techniques ou quels matériaux étaient utilisés par Albert Huie ?
    Albert Huie, artiste jamaïcain né en 1920[1], travaillait principalement comme peintre. Il privilégiait l’huile et son style évolua du réalisme social vers un pinceau plus libre et expressif à la fin de sa carrière. Il reçut sa première formation en Jamaïque auprès de l’enseignante artistique Mrs. M. L. Rhodes, puis étudia à l’Ontario College of Art de Toronto dans les années 1940[1]. Son séjour au Canada l’exposa au modernisme européen, mais il resta attaché aux sujets jamaïcains. Ses premières œuvres, comme Sunday Morning (1943), témoignent de son souci d’une représentation exacte et du commentaire social. Elles montrent souvent des scènes quotidiennes observées avec soin. Ses tableaux ultérieurs s’éloignent du réalisme strict : les coups de pinceau deviennent plus visibles et la palette plus vive. Cette évolution se voit dans Mother and Child. L’huile resta son médium principal, mais sa manière de la travailler changea, reflétant une vision artistique en développement. Huie mourut en 2010[1].
  • Qu’est-ce qui faisait la renommée de Albert Huie ?
    Albert Huie (1920[1]–2010[1]) était un artiste jamaïcain parfois surnommé le « père de la peinture jamaïcaine ». Il est reconnu comme l’un des premiers artistes jamaïcains à s’éloigner du réalisme strict au profit d’un style plus expressif. Né à Falmouth, dans la paroisse de Trelawny, il reçut une première formation aux cours d’art proposés par la Jamaica[1] Welfare Commission. Il étudia à l’Ontario College of Art de Toronto dans les années 1940[1], puis retourna en Jamaïque et devint une figure influente, connue pour ses portraits et ses scènes de genre. Il représentait la vie quotidienne et les habitants de la Jamaïque, s’éloignant des styles antérieurs appréciés des touristes. Son œuvre montre souvent les communautés rurales et les travailleurs. Il peignit aussi des sujets et figures historiques.
  • Où puis-je voir les œuvres de Albert Huie ?
    Il est difficile de préciser où l’on peut voir des œuvres d’Albert Huie. Cependant, de nombreux grands musées possèdent des collections de tableaux et d’autres œuvres d’art. Aux États-Unis, elles comprennent celles du Metropolitan Museum of Art et du Museum of Modern Art à New York, du Los Angeles County Museum of Art, du Minneapolis Institute of Arts, du Virginia Museum of Fine Arts à Richmond, du Charles Hosmer Morse Museum of American Art à Winter Park, en Floride, et du Wolfsonian de Florida International University à Miami Beach. Au Canada, on peut en trouver au Royal Ontario Museum de Toronto. Au Royaume-Uni, consultez le Victoria & Albert Museum de Londres, le Brighton Museum & Art Gallery, le Manchester Art Gallery et les National Museums of Scotland à Édimbourg.
  • D’où venait Albert Huie ?
    Albert Huie naquit à Falmouth, en Jamaïque, le 31 décembre 1920[1]. Il est considéré comme l’un des artistes les plus importants de la Jamaïque. Ses parents étaient agriculteurs. Enfant, il manifesta très tôt des dispositions artistiques et dessinait au charbon sur les murs. Il reçut une formation artistique à l’étranger : il étudia à l’Ontario College of Art de Toronto, au Canada, de 1945[1] à 1947, puis à la Camberwell School of Art de Londres, en Angleterre, de 1949 à 1951. Ces expériences lui firent découvrir divers styles et techniques. De retour en Jamaïque, il devint une figure importante de la scène artistique de l’île, enseigna l’art et guida de nombreux jeunes artistes. Son œuvre représente souvent la vie, la culture et les habitants de la Jamaïque ; il cherchait à saisir l’essence de son pays natal. Huie mourut à Kingston, en Jamaïque, le 31 janvier 2010[1].
  • Qui a été influencé par Albert Huie ?
    Il est difficile d’évaluer précisément l’influence d’Albert Huie. Le développement du modernisme à Los Angeles dans les années 1920[1] se limitait à un petit groupe comprenant Helena Dunlap, Ben Berlin, E. Roscoe Shrader, Peter Krasnow, Knud Merrild, Henrietta Shore et Belle Baranceanu, ainsi que Mabel Alvarez, Edouard Vysekal et Nick Brigante, élèves de Macdonald-Wright. Shore contribua à organiser des expositions indépendantes en marge des salons annuels conservateurs du California Art Club, où elle exposait également. Elle se fit une réputation locale grâce à un style coloré et expressionniste, rappelant Robert Henri, l’un de ses professeurs à la New York School of Art, mais dans des tons plus lumineux influencés par la lumière californienne. Toujours ouverte aux nouvelles possibilités, Shore retourna à New York en 1920[1], probablement après l’exposition American Modernists. Cherchant un nouveau langage, elle se mit à produire des natures mortes radicales, semi-abstraites et ancrées dans la nature, où ligne et forme créaient des effets rythmiques.
  • Pourquoi les œuvres de Albert Huie sont-elles importantes aujourd’hui ?
    Albert Huie (1920[1]–2010[1]) était un artiste jamaïcain dont l’œuvre éclaire les enjeux sociaux et politiques de la Jamaïque au milieu du 20e siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, les artistes noirs fréquentèrent de plus en plus les écoles d’art, parallèlement à l’essor de l’expressionnisme abstrait en Amérique. Le mouvement des droits civiques aida les artistes noirs à affirmer leur identité artistique et à trouver des styles pour l’exprimer. Cette période connut un essor de l’expression artistique, particulièrement après les assassinats de Malcolm X en 1965[1] et de Martin Luther King Jr en 1968. Le style figuratif de Huie lui permettait de communiquer directement à sa communauté une perspective distincte. Son art donne à voir la vie et la pensée jamaïcaines à une époque de changements importants. En abordant des thèmes sociaux et politiques, il demeure pertinent pour comprendre l’histoire culturelle de la Jamaïque et le contexte plus large de l’art postcolonial des Caraïbes.
  • Quel était le style artistique de Albert Huie ?
    Le style d’Albert Huie porte l’influence du postimpressionnisme, de la peinture murale mexicaine et de l’Art déco. L’économie de moyens de ses linogravures rappelle Matisse.
  • Quelle est la date de naissance de Albert Huie ?
    Albert Huie naquit en 1920[1]. Il mourut en 2010[1], à l’âge de 90 ans.

Sources

Le texte éditorial s’appuie sur les références primaires et tertiaires suivantes concernant Albert Huie.

  1. [1] Wikipédia Wikipedia: Albert Huie Utilisée pour : biographie, dates de naissance, dates de décès, identifiants, rattachement à un mouvement, nationalité.
  2. [2] livre Beard, Lee, 1973- author, Butler, Adam, author; Van Cleave, Claire, author; Fortenberry, Diane, author; Stirling, Susan, author, Beard, Lee, 1973- author, Butler, Adam, author; Van Cleave, Claire, author; Fortenberry, Diane, author; Stirling, Susan, author - The Art Book_ New Edition, Mini Format Utilisée pour : biographie.
  3. [3] livre guggenheim-futurismmodernfo00solo Utilisée pour : biographie.
  4. [4] livre guggenheim-onehundredpainti00thom Utilisée pour : biographie.

Le contenu éditorial est supervisé par Solis Prints. Sources vérifiées le 9 octobre 2026. Cliquez sur une source pour en savoir plus ou survolez [N] dans la page ci-dessus pour un aperçu.

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